True Blood (saison 3)

La première saison de True Blood était une bonne introduction à l’univers très particulier de cette série, malgré des épisodes pas toujours palpitants. J’avais gardé un bon souvenir de la deuxième saison, même si l’intrigue principale autour de Maryanne qui ne m’avait pas toujours passionné. Ces dernières semaines, j’ai donc plongé avec enthousiasme dans la troisième saison.

On retrouve dans cette saison tout ce qui fait le charme de la série. Tout d’abord, l’ambiance envoutante de ce décor original où se rencontrent les américains moyens de la Louisiane profonde et les créatures surnaturelles qui errent dans l’ombre de l’univers de True Blood. Ensuite, la richesse des personnages secondaires (Tara, Eric, Pam, et Tommy notamment dans cette saison, mais aussi Russell, dont je reparlerai plus loin) qui pour moi surpassent largement en intérêt Bill et Soohie, le couple-phare de la série. Enfin, les intrigues toujours classiques mais efficaces qui nous offrent du grand spectacle dans la lignée des grands films fantastiques. Certaines scènes semblent même parodiques quand on les regarde, mais c’est ce qui me plait justement dans cette série, cette façon, derrière un ton dramatique, de ne pas prendre tout cela au sérieux.

Venons-en à Russell Eddington. Pour moi, c’est indéniablement LE personnage de cette troisième saison. Il s’agit du « méchant » de la saison, comme l’était Maryanne dans la précédente ; la comparaison s’arrête là : Maryanne me laissait indifférent, alors que Russell est l’un des méchants les plus réussis que j’ai eu l’occasion de voir à la télévision. Son histoire, son style, sa relation avec Talbot (son « jeune » amant qu’il a vampirisé il y a plusieurs siècles), tout est magnifique dans ce personnage. Et comment oublier cette scène mythique où il fait irruption en plein journal télévisé pour déclarer la guerre à l’humanité et termine son intervention par un drôlissime « Now time for the weather. Tiffany ? »

Russel Eddington éclabousse toute la saison de sa grandeur et il en fait une très bonne saison. Il y a tout de même d’autres éléments qui m’ont plu : la relation de Sam avec sa famille biologique et notamment son frère Tommy, mais aussi le vampire Franklin, l’un des plus dérangés et inquiétants que j’ai eu l’occasion de voir. Ce qui m’a le moins plu, c’est certainement la fin de saison, qui m’a semblé un peu en-deça du reste. J’ai trouvé que le dernier épisode était un peu bâclé pour clôturer l’intrigue de la saison et en ouvrir d’autres. Et évidemment, je trouve Sookie toujours aussi transparente et inutile, et ce ne sont pas les révélations faites sur elle pendant cette saison qui vont y changer quelque chose.

J’ai lu que le début de quatrième saison allait permettre de relancer la série en rebattant un peu les cartes : c’est une bonne nouvelle, et j’attends de voir ça avec impatience !

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Being Human (saison 1)

Being Human est une série TV britannique créée par Toby Whithouse (à qui l’on doit par exemple l’épisode « School Reunion » de Doctor Who, dans lequel Sarah Jane Smith et K-9 faisaient leur retour) et diffusée sur BBC Three depuis début 2008.

On y suit les aventures de trois personnages hors du commun :

  • Mitchell, un vampire, qui « vit » depuis la Première Guerre Mondiale
  • George, un loup-garou, qui souffre de sa condition depuis qu’il a été attaqué par un autre loup-garou
  • Annie, un fantôme, qui « hante » la maison où elle a perdu la vie en tombant dans l’escalier

La maison hantée par Annie est presque un personnage à part entière, puisque c’est elle qui lie les trois personnages. Mitchell et George, liés par une amitié étonnant pour un vampire et un loup-garou – habituellement des ennemis mortels – s’y installent ensemble et y découvrent Annie. Ce drôle de trio va cohabiter et tenter de vivre une vie normale, de vivre comme des humains – comme l’indique le titre, fort bien trouvé, de la série.

Bien sûr, tout n’est pas aussi simple, sinon la série n’aurait pas vraiment de raison d’être. Les tentatives de Mitchell, George et Annie pour avoir une vie normale vont être contrariées par celles et ceux qui ne voient pas cela d’un bon oeil, et par leur propre nature. Mitchell doit lutter contre ses instincts meurtriers et un groupe de vampires qui veulent sortir de l’ombre. George doit concilier ses terribles transformations mensuelles et l’histoire qu’il entame avec Nina, une infirmière avec laquelle il travaille. Quant à Annie, elle cherche à comprendre ce qui la retient « en vie » ce qui l’amènera à découvrir la vérité sur sa mort.

Les intrigues ne sont pas forcément très originales pour ceux qui sont déjà familiarisées avec la mythologie autour des vampires, des loup-garous et des fantômes, mais il y a tout de même quelques idées bien trouvées. Surtout, la série met en scène de façon habile tout un ensemble de clichés que l’on voit dans les films ou séries fantastiques. Le tout avec un sous-texte brillant sur la part d’inhumanité au fond de chacun d’entre nous et de notre lutte quotidienne pour être acceptés pour ce que nous sommes.

La première saison ne compte que 6 épisodes, chacun durant un peu moins d’une heure. C’est assez inhabituel à une époque où nous sommes habitués aux saisons d’une vingtaine d’épisodes, mais je trouve que c’est plutôt une bonne chose : l’intrigue de la saison est claire et avance au bon rythme, sans délayage dans des épisodes « bouches-trous », et la durée des épisodes permet de développer la psychologie des personnages et leurs relations. Je viens de terminer cette première saison et je suis vraiment emballé. Les deux prochaines saisons m’attendent déjà dans le coffret DVD que je m’étais offert lors de mon dernier séjour à Londres. Je pense que je ne vais pas attendre longtemps pour m’y replonger.

True Blood (saison 2)

True Blood (saison 2)

Moins de deux semaines après vous avoir parlé de la première saison de True Blood, me voici déjà de retour pour parler de la deuxième saison, que j’ai terminée hier soir.

Cette saison reprend évidemment là où la première s’était arrêtée : Lafayette a été attaqué par un mystérieux agresseur, et un corps a été découvert dans la voiture d’Andy. Dès le premier épisode, ces deux mystères sont résolus : on découvre à la fois ce qui s’est passé pour Lafayette et l’identité du cadavre retrouvé sur la banquette arrière d’Andy. Par contre, la recherche du meurtrier va durer toute la saison, même si cette enquête va être rapidement éclipsée par d’autres préoccupations plus importantes, comme les manigances de Maryanne Forrester, l’étrange nouvelle « amie » de Tara.

Je le dis tout de suite pour lever toute ambiguïté : j’ai adoré cette deuxième saison. L’intrigue principale avec Maryanne, Sam, Tara et les autres habitants de Bon Temps m’a parfois ennuyé mais les autres histoires à Dallas avec Sookie, Bill, Eric, et Jason valent largement le coup. Sans oublier Godric, l’un des vampires les plus intéressants jamais vus à l’écran (et je ne parle pas seulement de son apparence physique).

Même si Jason m’agace souvent avec son côté bourrin sans cervelle (cela en devient presque drôle par moment), son histoire cette saison m’a beaucoup plu, avec le révérend Newlin, son épouse et toute l’organisation religieuse dans laquelle le frère de Sookie se retrouve embrigadé. Quant au couple formé par Bill et Sookie, il me laisse toujours aussi indifférent mais ils sont entourés cette fois de personnages suffisamment forts et intéressants (Eric, qui se révèle, et Godric dont j’ai déjà parlé) pour faire passer la pilule et rendre supportables leurs histoires de coeur (et de sang). J’allais oublier Jessica, la vampire adolescente créée par Bill à la fin de la saison précédente et qui dans cette saison découvre à la fois l’amour et sa nouvelle condition de vampire. Elle est déjà devenue l’un de mes personnages préférés de la série, pas très loin de Tara, toujours aussi géniale !

La saison s’achève parfaitement dans le douzième épisode. J’ai retrouvé, comme à la fin de la première saison, quelque chose que j’apprécie : l’intrigue de la saison s’achève dans la première partie du dernier épisode, pour permettre ensuite de préparer la saison suivante. Cela change un peu des fins de saison auxquelles nous sommes habitués, même si du coup je suis encore plus impatient de voir la troisième saison !

True Blood (saison 1)

True Blood (saison 1)

Avec ma manie d’acheter des DVD plutôt que de télécharger illégalement, je me retrouve avec deux ans de retard sur tout le monde et c’est seulement maintenant que j’ai eu l’occasion de découvrir la première saison de True Blood, alors que la plupart des amateurs de séries TV suivent actuellement la troisième saison par des moyens moins légaux.

Après avoir vu le premier épisode de la série, je me suis dit que j’étais tombé sur une version de Twilight avec un peu plus de sang : Sookie, serveuse un peu cruche qui possède le terrible don de lire les pensées de ses semblables, tombe amoureuse de Bill, un mystérieux mais gentil vampire. J’exagère un peu, je l’admets, car la comparaison avec Twilight s’arrête là.

Tout d’abord, il faut savoir que dans le monde True Blood, les vampires sont « sortis du placard » il y a deux ans, quand une compagnie japonaise a mis sur le marché du sang synthétique qui leur permet de vivre parmi nous sans se nourrir de notre hémoglobine. C’est la principale innovation de cette série et c’est aussi son principal point fort, car l’intégration  – ou le rejet – des vampires dans la société humaine sert clairement de métaphore pour d’autres intolérances existant ou ayant existé. Le meilleur exemple est bien sûr le « God Hates Fangs » du générique, habile détournement du « God Hates Fags » vu dans de nombreuses manifestations homophobes.

La série se passe à Bon Temps, une petite ville en Louisiane. Autour de ce décor atypique pour une série US gravitent des personnages plus ou moins intéressants, entrainés dans une sombre histoire de meurtres en série : des femmes, connues pour avoir fréquenté des vampires, sont retrouvées mortes et les soupçons se tournent très vite vers Jason, le frère séducteur de Sookie. Toute la première saison nous permet de suivre l’enquête sur ces meurtres et s’achève par la découverte de l’identité de l’assassin et sa confrontation avec les héros.

En parallèle, nous suivons l’évolution des relations entre les personnages : Sookie et Bill, évidemment, le couple phare de la série ; mais aussi Tara (la meilleure amie de Sookie, aux prises avec sa mère alcoolique), Jason (suspecté d’être le serial-killer de Bon Temps), Sam (le patron et ami de Sookie, qui révélera un incroyable secret au cours de la saison), pour citer les principaux personnages secondaires.

J’ai décoré en deux semaines cette première saison, qui comporte 12 épisodes d’une cinquantaine de minutes. Ils sont tous intéressants, même s’ils sont parfois longs et trop lents à mon goût. L’ensemble est malgré tout plaisant à suivre et plutôt bien écrit. Tous les personnages ne sont pas passionnants ou attachants, mais j’aime beaucoup Tara, dont les sautes d’humeur et les aventures avec sa mère m’ont parfois plus intéressées que les histoires de Sookie et Bill.

La deuxième saison m’attend déjà, je pense vous en reparler très vite !

Twilight, chapitre 3 : Eclipse (Hésitation)

Twilight, chapitre 3 : Eclipse

Il a fallu que je m’y reprenne à deux fois pour voir l’adaptation du troisième roman de la saga Twilight de Stephenie Meyer. Je devais initialement y aller hier, je suis arrivé devant mon cinéma MK2 Bibliothèque une bonne vingtaine de minutes avant le début de séance, pour tomber sur un piquet de grève et un cinéma fermé. Ce n’était finalement que partie remise, puisque le cinéma était bien ouvert aujourd’hui : j’ai donc pu découvrir ce troisième volet des aventures de Bella et Edward, le couple le plus romantique du cinéma depuis Titanic.

Après un premier épisode où Bella tombait sous le charme d’Edward et plongeait dans le monde des vampires, après un deuxième volet où Bella, abandonnée par Edward, retrouvait un peu de joie de vivre auprès de Jacob et découvrait l’existence des loup-garous, ce troisième opus nous permet, en tout logique, de suivre la rivalité entre Edward et Jacob. Ce triangle amoureux tout ce qu’il y a de plus classique a pour cadre la vendetta menée par Victoria, la méchante compagne du méchant vampire James rencontré lors du premier épisode :

Des morts suspectes dans les environs de Seattle laissent présager une nouvelle menace pour Bella. Victoria cherche toujours à assouvir sa vengeance contre elle et rassemble une armée. Malgré leur haine ancestrale, les Cullen et les Quileutes vont devoir faire une trêve et s’associer pour avoir une chance de la sauver.

Mais Bella est obligée de choisir entre son amour pour Edward et son amitié pour Jacob tout en sachant que sa décision risque de relancer la guerre entre les deux clans. Alors que l’armée de Victoria approche, Bella est confrontée à la plus importante décision de sa vie.

Si les deux premiers films m’avaient plutôt plu dans l’ensemble, celui-ci m’a clairement ennuyé. C’est assez paradoxal car Eclipse, le troisième roman, est celui-ci qui m’avait le plus plu quand je l’avais lu. Si j’essaye d’expliquer ce constat étonnant, je dirais que les hésitations et les états d’âme de Bella sont supportables par écrit mais deviennent vite lassants lorsqu’ils sont mis en image. Le film s’appuie trop sur un romantisme de pacotille pour parvenir à me toucher, sans oublier un plaidoyer tout en subtilité (ironie inside) pour l’abstinence jusqu’au mariage : tout pour me plaire, donc :-)

Finalement, il ne reste que quelques scènes d’action réussies, des flash-backs intéressants sur le passé de nos vampires préférés et sur les légendes indiennes, et surtout de jolis corps et visages masculins à admirer : Edward (Robert Pattinson) retrouve le charme du premier volume, qu’il avait mystérieusement perdu dans New Moon ; Jacob (Taylor Lautner) est toujours aussi sexy – et toujours aussi souvent dévêtu (ce qui nous vaut l’une des meilleurs blagues du film) ; la palme du beau gosse revient à Riley, nouveau venu dans l’univers de Twilight, interprété par l’australien Xavier Samuel.