Twilight, chapitre 3 : Eclipse (Hésitation)

Twilight, chapitre 3 : Eclipse

Il a fallu que je m’y reprenne à deux fois pour voir l’adaptation du troisième roman de la saga Twilight de Stephenie Meyer. Je devais initialement y aller hier, je suis arrivé devant mon cinéma MK2 Bibliothèque une bonne vingtaine de minutes avant le début de séance, pour tomber sur un piquet de grève et un cinéma fermé. Ce n’était finalement que partie remise, puisque le cinéma était bien ouvert aujourd’hui : j’ai donc pu découvrir ce troisième volet des aventures de Bella et Edward, le couple le plus romantique du cinéma depuis Titanic.

Après un premier épisode où Bella tombait sous le charme d’Edward et plongeait dans le monde des vampires, après un deuxième volet où Bella, abandonnée par Edward, retrouvait un peu de joie de vivre auprès de Jacob et découvrait l’existence des loup-garous, ce troisième opus nous permet, en tout logique, de suivre la rivalité entre Edward et Jacob. Ce triangle amoureux tout ce qu’il y a de plus classique a pour cadre la vendetta menée par Victoria, la méchante compagne du méchant vampire James rencontré lors du premier épisode :

Des morts suspectes dans les environs de Seattle laissent présager une nouvelle menace pour Bella. Victoria cherche toujours à assouvir sa vengeance contre elle et rassemble une armée. Malgré leur haine ancestrale, les Cullen et les Quileutes vont devoir faire une trêve et s’associer pour avoir une chance de la sauver.

Mais Bella est obligée de choisir entre son amour pour Edward et son amitié pour Jacob tout en sachant que sa décision risque de relancer la guerre entre les deux clans. Alors que l’armée de Victoria approche, Bella est confrontée à la plus importante décision de sa vie.

Si les deux premiers films m’avaient plutôt plu dans l’ensemble, celui-ci m’a clairement ennuyé. C’est assez paradoxal car Eclipse, le troisième roman, est celui-ci qui m’avait le plus plu quand je l’avais lu. Si j’essaye d’expliquer ce constat étonnant, je dirais que les hésitations et les états d’âme de Bella sont supportables par écrit mais deviennent vite lassants lorsqu’ils sont mis en image. Le film s’appuie trop sur un romantisme de pacotille pour parvenir à me toucher, sans oublier un plaidoyer tout en subtilité (ironie inside) pour l’abstinence jusqu’au mariage : tout pour me plaire, donc :-)

Finalement, il ne reste que quelques scènes d’action réussies, des flash-backs intéressants sur le passé de nos vampires préférés et sur les légendes indiennes, et surtout de jolis corps et visages masculins à admirer : Edward (Robert Pattinson) retrouve le charme du premier volume, qu’il avait mystérieusement perdu dans New Moon ; Jacob (Taylor Lautner) est toujours aussi sexy – et toujours aussi souvent dévêtu (ce qui nous vaut l’une des meilleurs blagues du film) ; la palme du beau gosse revient à Riley, nouveau venu dans l’univers de Twilight, interprété par l’australien Xavier Samuel.

Twilight, chapitre 2 : New Moon (Tentation)

New Moon
New Moon

La saga Twilight continue sur grand écran avec ce deuxième chapitre intitulé New Moon (ou Tentation en VF). Ce titre, qui reprend celui du roman dont le film est l’adaptation, est plutôt bien trouvé puisqu’il nous permet de découvrir les ennemis héréditaires des vampires : les loup-garous.

Mais revenons plutôt au début ! Après les péripéties du premier chapitre où elle avait été sauvée du méchant vampire James par le beau Edward et sa famille de vampires végétariens, Bella Swan n’a plus qu’un seul souci : la peur de vieillir aux côtés de son amoureux immortel et éternellement jeune. Rien de grave donc, jusqu’à ce que Bella, toujours aussi maladroite, ne se coupe le doigt avec du papier-cadeau lors de la fête organisée pour son anniversaire par Alice, la soeur à moitié hystérique d’Edward. La fête manque de peu finir en bain de sang et en goûter pour Jasper, le cadet de la famille qui n’est pas encore totalement habitué au régime « végétarien » des Cullen. Le romantique Edward se sent coupable et refuse de mettre à nouveau Bella en danger, il décide donc de la quitter et de disparaître à jamais. Si je prends un ton légèrement ironique pour raconter tout cela, c’est parce que l’histoire de Bella et Edward est sans doute ce qui m’a le moins intéressé dans ce deuxième chapitre de la saga. Edward perd en effet une bonne partie du charme qu’il avait dans le premier épisode, fort justement intitulé Fascination en VF.

A l’inverse, j’ai apprécié l’évolution de la relation de Bella avec Jacob, son pote indien un peu insignifiant dans le premier chapitre (son seul rôle était alors de lui raconter la légende sur les Cold Ones, les vampires) qui devient son meilleur ami et accessoirement son fidèle soupirant dans ce deuxième opus. Comme rien n’est simple, Jacob s’éloigne un temps de Bella après avoir découvert qu’il est en fait un loup-garou. Quand Edward revient enfin dans la vie de sa belle en tendre après des rebondissements trop incongrus pour être racontés ici, le vampire romantique et le loup-garou impulsif s’affrontent désormais pour le coeur de Bella.

Tout n’est pas parfait dans ce film, bien au contraire. J’ai déjà parlé de mon manque d’intérêt pour la romance entre Bella et Edward. L’histoire avec les Volturi (le clan noble qui fait la loi parmi les vampires) à la fin du film m’a semblé très artificielle, totalement décalée par rapport au début du film, et m’a finalement laissé de marbre. Je préfère retenir la description réussie de la dépression de Bella après le départ d’Edward, ses cauchemars, ses larmes, le soutien de Jacob, les rechutes, la tentation de tourner la page avec un autre. C’est peut-être ce qui me plaît dans cette saga, cette façon de traiter des thèmes aussi simples et universels, des thèmes qui nous interpellent forcément, en les enrobant dans une mythologie tirée du fantastique, celle des vampires et des loup-garous.

Je retiens également la transformation physique de Taylor Lautner (l’interprète de Jacob Black) qui passe de l’adolescent un peu banal du premier épisode à un jeune homme plus que charmant dans celui-ci. Il éclipse totalement (attention, il y a ici une allusion au titre du prochain chapitre de la saga) Robert Pattinson qui incarne un Edward plus lisse et fadasse que jamais. Je ne me souviens pas avoir pris autant parti pour l’un des deux prétendants de Bella quand j’avais lu les romans, c’est étrange que le film m’ait autant influencé en faveur de Jacob. Cela changera peut-être lors du troisième chapitre, dont la sortie sur grand écran est prévue pour juillet 2010 …

Twilight

Twilight
Twilight

Après avoir terminé ce week-end le quatrième et dernier volume de la saga Twilight de Stephenie Meyer, j’ai eu envie de revoir ce soir l’adaptation cinématographique du premier épisode, dont le titre français est « Twilight – Chapitre 1 : Fascination ».

J’ai passé un bon moment, comme la première où j’avais vu ce film. Bien sûr, ce n’est pas un chef d’oeuvre mais c’est une bonne adaptation du roman. On y retrouve, comme dans le livre, quelques maladresses et quelques éléments qui sonnent faux. Mais l’essentiel est là : Peter Facinelli est exactement tel que j’imaginais le docteur Carlisle Cullen, Jackson Rathbone parvient à concilier charme et malaise dans le rôle de Jasper, et Robert Pattinson, nouvelle idôle des adolescentes, est plus que charmant dans le rôle d’Edward. Ashley Greene (Alice), Nikki Reed (Rosalie), Kellan Lutz (Emmett), et Elizabeth Reaser (Esme) complètent parfaitement la famille Cullen. Peut-être Kristen Stewart est-elle un peu trop jolie, Hollywood oblige, pour le rôle de Bella, mais je chipote un peu …

Le scénario est très proche de celui du roman, malgré quelques libertés sans doute inévitables. J’ai l’impression que le passé des Cullen est moins développé que dans le livre, mais je confonds peut-être avec les volumes suivants. Certaines scènes sont superflues (quel besoin de montrer Laurent, James et Victoria avant leur rencontre avec les Cullen ?) mais le rythme est bon et on ne s’ennuie pas une seule seconde. Mêmes les scènes les plus « romantiques » passent mieux que je ne le craignais.

Ce premier épisode de la saga est donc une réussite, agréable à regarder malgré quelques défauts hérités du roman. En tout cas, cette adaptation est suffisamment bonne pour m’avoir donné envie de voir le prochain épisode : New Moon, attendu en salles au mois de novembre.

Twilight, la tétralogie de Stephenie Meyer

Twilight
Twilight

Twilight est une tétralogie de romans de Stephenie Meyer, populaire principalement chez les adolescentes et les jeunes femmes. Le premier roman a été adapté au cinéma fin 2008, le second le sera en novembre cette année, et nul doute que les deux derniers volumes connaîtront également une version sur grand écran. Twilight se situe dans le genre contemporain-fantastique, c’est-à-dire que l’histoire se déroule dans un univers proche de celui que nous connaissons mais dans lequel existent des créatures surnaturelles, des vampires et des loup-garous pour ne pas les nommer.

Le premier roman, Twilight, est le plus classique et le plus simple – voire simpliste – de la série. Il introduit les deux personnages principaux : Isabella (dite Bella) Swan, une lycéenne de dix-sept ans et Edward Cullen, un bellâtre aussi fascinant que mystérieux. Après le remariage de sa mère, Bella quitte le soleil de Phoenix pour les nuages de Forks, une petite ville dans l’état de Washington. C’est là qu’elle rencontre le beau Edward et son étrange famille. Après un accident qui aurait dû lui être fatal mais dont elle est miraculeusement sauvée grâce l’intervention d’Edward, Bella commence à se poser des questions sur l’étrange garçon auquel elle doit la vie. Elle découvrira finalement qu’Edward est un vampire, tout comme toute sa famille. Evidemment, l’histoire ne serait pas complète si Edward et Bella ne tombaient pas follement amoureux l’un de l’autre. Tout est donc en place pour une histoire d’amour impossible. Ajoutons à cela un méchant vampire qui contrairement à la famille Cullen se nourrit de sang humain, et vous obtenez un livre classique et sans surprise.

Le deuxième roman, New Moon, est le plus lent et le plus « décalé » de la série. Le roman commence par le départ d’Edward et de sa famille après un incident qui a failli coûter la vie de Bella. Commence alors le long et lent récit de la dépression de Bella, qui ne trouvera du réconfort qu’à travers son amitié avec Jacob, un personnage secondaire du premier tome qui gagne un rôle de premier plan à partir de ce deuxième volume. Volontairement ou non, la lenteur de ce roman colle parfaitement à l’état d’esprit de Bella, dont la vie semble figée en l’absence d’Edward. Le roman réserve tout de même son lot de surprises, la principale révélation étant que Jacob Black est un loup-garou, membre d’une « meute » chargée de protéger les hommes des dangereux vampires. Même si certains passages sont à la limite du pathétique, j’ai bien aimé ce tome que j’ai considéré comme un interlude, une lente parenthèse finalement agréable à suivre.

Le troisième roman, Eclipse, est le plus riche et le plus réussi de la série. Après un premier tome un peu naïf qui nous avait plongé dans le monde des vampires, après un deuxième volume un peu plus profond et quasi-entièrement consacré aux loup-garous, ce troisième épisode de la série met en scène l’affrontement de ces deux ennemis héréditaires, personnifié par le duel entre Edward et Jacob pour le coeur de Bella. L’histoire gagne en profondeur, même si cela reste relatif, Twilight restant une série dédiée principalement aux adolescentes. C’est peut-être mon roman préféré de la tétralogie, parce qu’il utilise parfaitement les mythes autour des vampires et des loup-garous et l’antagonisme entre ces deux « familles », mais aussi parce que les personnages gagnent en complexité, qu’ils deviennent paradoxalement plus humains au fur et à mesure que le surnaturel prend le pas sur les histoires de lycéens du premier volume.

Le quatrième et dernier roman, Breaking Dawn, est le plus spectaculaire et le plus haletant de la série. Il est découpé entre trois grandes parties : la deuxième a la particularité d’avoir Jacob Black comme narrateur (on sent que l’auteur s’est fait plaisir en faisant ainsi parler un personnage dont on suppose qu’elle l’apprécie beaucoup), la première et la troisième étant relatées par Bella, comme les autres romans. L’histoire s’emballe et prend de l’ampleur. L’intensité et le suspense montent progressivement tout au long du roman, avant un dénouement plus touchant que je l’aurais cru. C’est parfois un peu brouillon, notamment à cause de la multitude de personnages qui font leur apparition dans la troisième partie, mais ce dernier roman est plutôt agréable à lire. C’est une conclusion épique, peut-être un peu bâclée, d’une saga globalement sympathique malgré quelques défauts.

Des défauts, il y en a. Le principal étant le côté moralisateur de l’histoire et de l’auteur. Tout au long de la saga, le thème du sexe et de l’abstinence est abordé de façon plus ou moins « métaphorique » avec la soif de sang des vampires et la tentation d’Edward face à Bella. C’est marrant la première fois, lassant les deuxième et troisième fois, et carrément lourd et insistant les fois suivantes … Cela ressemble trop à un plaidoyer pour l’abstinence jusqu’au mariage, et vous comprendrez aisément que ce n’est pas un thème très porteur pour moi :-)

Globalement, la saga Twilight a les défauts de ses qualités : c’est une oeuvre destinée au grand public, donc suffisamment généraliste pour être accessible par n’importe qui. J’aurais apprécié que la mythologie autour des vampires et des loup-garous soit explorée plus en profondeur, au détriment de la romance parfois sirupeuse entre Bella et Edward, dont on aura vite compris qu’ils sont faits l’un pour l’autre, sans que cela soit nécessaire d’être répété vingt fois par tome. Il faut donc lire cette saga sans a priori, sans s’attendre à découvrir un chef d’oeuvre, en accepter les défauts et espérer prendre un peu de plaisir. Malgré mes idées préconçues sur cette série, j’ai réussi à en voir le bout et à en garder quelques bons souvenirs.

Entretien avec un vampire

Entretien avec un vampire
Entretien avec un vampire

J’avais souvent entendu parler de ce film de Neil Jordan sorti en salles en 1994. C’est une adaptation du roman d’Anne Rice, un classique pour les amateurs de fantastique, considéré par certains comme une oeuvre culte.

Je ne l’avais pas encore vu jusqu’à aujourd’hui. C’est désormais chose faite, et j’ai vraiment aimé. L’intrigue est passionnante, on y retrouve des éléments forts du mythe des vampires. Que dire du casting ? Tom Cruise, Brad Pitt et Antonio Banderas dans un même film ? Bien des réalisateurs signeraient tout de suite pour avoir ce trio au générique ! Je citerai également Kirsten Dunst, alors âgée de douze ans, plutôt convaincante dans ce qui constituait sans doute son premier grand rôle au cinéma. Enfin, j’ai apprécié le mélange audacieux entre mythe du vampire et homosexualité dans les relations entre Louis, Lestat et Armand, les trois vampires masculins principaux de l’histoire.

Je n’ai pas pu m’empêcher pendant le film de faire la comparaison avec Twilight, autre oeuvre récente sur le thème des vampires. Il s’agit clairement de deux univers différents : là où Twilight s’adresse principalement à des adolescent(e)s ou de jeunes adultes avec de gentils et beaux vampires qui résistent à l’appel du sang, Entretien avec un vampire me semble plutôt destiné à un public plus adulte avec une approche plus sombre et plus pessimiste du mythe.

J’ai regardé avec beaucoup de plaisir ce film qui m’a permis de découvrir l’univers d’Anne Rice que j’ai maintenant envie de connaître plus en profondeur (l’univers, pas Anne Rice !).