La vie serait simple à Manneville

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En littérature, il y a parfois d’heureuses surprises, des hasards qui nous mènent à des découvertes inattendues. Ce roman en est le parfait exemple. Je ne connaissais pas l’auteur, mais la couverture et la résumé m’ont tapé dans l’oeil :

Les murs mangés par la vigne vierge, les fenêtres grandes ouvertes, Manneville est une maison de famille, celle qui abrite le jeune Bruce Dehaut, ses sœurs, de joyeux cousins, et puis des adultes occupés à profiter de l’été en lisant le journal ou en préparant des pastis-grenadine. La vie serait simple à Manneville, mais Bruce doit partir. L’Angleterre l’attend : Oxford, les études, un début de vie adulte. Là-bas, Bruce fera la rencontre d’Alex, un grand roux à la veste de tweed beige, qui fume des cigarettes en jouant au jacquet. Bruce n’avait pas prévu ça. L’amour, l’éblouissement. Et l’impossibilité d’une vie partagée.

Devenu journaliste, il sillonnera le monde, des îles Féroé au Mozambique, en quête de vérité, en quête de lui-même, pris dans un mouvement permanent. Mais Bruce l’apprendra, l’attente aussi est une façon d’aimer.

Pierre Cochez, l’auteur, nous propose de suivre la jeunesse et les débuts dans la vie active de Bruce, un fils de la haute bourgeoisie qui partage sa vie entre Neuilly-sur-Seine et la maison de campagne familiale en Normandie. Le récit débute au début des années 1980, quand Bruce, jeune bachelier, s’apprête à partir en Angleterre pour poursuivre ses études à Oxford. Il y rencontrera Alexander, un jeune étudiant taciturne et séduisant avec lequel il entamera une relation plus ou moins clandestine. Cette relation sert de fil rouge à la suite du roman quand Bruce, séparé d’Alex et devenu jeune journaliste pour l’AFP, parcourt le monde. Les retrouvailles avec Alex ponctuent le roman entre chaque voyage de Bruce et leur relation évolue au fur et à mesure du récit.

Au-delà du récit de la relation entre Bruce et le grand amour de sa vie, le roman nous emmène également à travers le monde puisque nous suivons Bruce dans ses voyages pour l’AFP.  Salvador, Îles Féroé, Mozambique, autant de lieux peu présents habituellement dans la littérature et dont l’auteur nous propose de découvrir les paysages et la société. J’ai apprécié également de plonger dans le quotidien d’un correspondant de l’AFP à l’étranger, notamment dans des zones géographiques qui font rarement la une de la presse ou les grands titres des journaux télévisés, même si je ne sais pas quelle est la part de réalité et de fiction dans tout cela. C’est le problème de tout ignorer de l’auteur, je ne sais pas si ce récit s’appuie sur des faits qu’il connait parfaitement, pour l’avoir vécu ou s’être documenté, ou si tout cela sort de son imagination.

Quoiqu’il en soit, j’ai pris beaucoup de plaisir en lisant ce roman. Le style est simple, fluide, mais non dénué d’émotion. La relation entre Bruce et Alexander, au coeur du récit, est touchante, et tout ce qui l’entoure est plutôt intéressant. Voilà une découverte que je ne regrette absolument pas !


La vie serait simple à Manneville, Pierre Cochez

Note : ★★★★☆


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L’immeuble Christodora

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J’ai découvert Tim Murphy et son roman « L’immeuble Christodora » grâce à la plateforme NetGalley.fr qui propose aux professionnels (bibliothécaires, libraires, etc.) et aux « rédacteurs » (journalistes, blogueurs) de découvrir gratuitement des livres pour les faire découvrir à leurs clients (pour les professionnels) ou leurs lecteurs (pour les journalistes et blogueurs). C’est ce qui explique que j’ai lu ce roman en français alors que j’ai plutôt l’habitude de lire les romans anglophones en langue originale.

Le résumé du roman par l’éditeur était prometteur :

Un roman kaléidoscopique qui retrace la vie d’un certain New York, de l’anarchie des années sida aux hipsters de demain.

New York. Milly et Jared, couple aisé animé d’ambitions artistiques, habite l’immeuble Christodora, vieux building de Greenwich Village. Les habitants du Christodora mènent une vie de bohèmes bien loin de l’embourgeoisement qui guette peu à peu le quartier. Leur voisin, Hector, vit seul. Personnage complexe, ce junkie homosexuel portoricain n’est plus que l’ombre du militant flamboyant qu’il a été dans les années quatre-vingt.

Mateo, le fils adoptif de Milly et Jared, est choyé par ses parents qui voient en lui un artiste. Mais le jeune homme, en plein questionnement sur ses origines, se rebelle contre ses parents et la bourgeoisie blanche qu’ils représentent.

Milly, Jared, Hector et Mateo, autant de vies profondément liées d’une manière que personne n’aurait pu prévoir. Dans cette ville en constante évolution, les existences de demain sont hantées par le poids du passé.

Le fait de découvrir ce roman par sa traduction française a été un vrai problème pour moi au début de ma lecture. Dès les premières pages, j’ai été perturbé par la traduction. Ce n’était que le début, je me suis dit que je verrai ce que cela donnerait sur la durée. Je crois tout de même que j’ai toujours du mal avec les traductions françaises de romans américains contemporains : les « putain » et « mec » incessants dans les dialogues sonnent faux, j’avais vraiment l’impression de lire une traduction, pas un véritable texte littéraire. Quelques pages plus tard, j’avais toujours un peu de mal avec le style, je ne savais pas si le texte original était plat ou si c’était dû à la traduction, mais je n’étais pas emballé par ce que je lisais. J’espérais toutefois que l’intérêt du récit permette de compenser.

Le récit finit à décoller et devient plus intéressant, mais le style me gênait toujours. Je ne savais toujours pas si cela venait de la traduction, mais il y a des passages que j’ai lu en ne sachant pas si je devais rire ou pleurer. Il faudrait que je retrouve ce bout de dialogue atterrant où j’ai cru entendre parler Jeremstar …

Après un début qui ne m’avait pas convaincu, j’ai commencé à apprécier ce livre. Je venais de terminer la première partie, environ un tiers du roman, qui s’achève sur un magnifique paragraphe de danse dans une boîte de nuit gay à la fin des années 1980, dans une ambiance qui mêle insouciance et inquiétude des années SIDA. J’espérais que la suite resterait sur cette lancée.

Dans le deuxième tiers, il y a un terrible chapitre sur l’enfer de l’addiction à la drogue. Je ne connais pas le sujet, je ne sais pas si c’est réaliste, mais c’est terrifiant et subliment retranscrit dans le texte. Malheureusement, il y a toujours des soucis de traduction : traduire « Cookie Monster » par « le Monstre Gâteau », c’est presque impardonnable à ce niveau-là. Malgré ces quelques problèmes de style, le récit est de plus en plus prenant.

Les deux dernières parties du livre sont certainement les meilleures, après un premier tiers lent et globalement inintéressant. La suite est bien plus réussie : on commence à s’attacher aux personnages, y compris à leurs défauts et leurs traits de personnalités que l’ont trouvait insupportables au début. Le récit s’étend du début des années 1980 à l’année 2021 mais ne respecte pas de chronologie stricte, on alterne les époques sans que cela perturbe la lecture, bien au contraire. On assiste ainsi à une sorte d’épopée de l’épidémie du SIDA, puisque derrière les histoires de famille de Milly, Jared et Mateo, c’est bien le thème principal de ce roman.

Malgré le style parfois maladroit et perturbant, je retiens de ce roman son ambition et sa capacité à raconter une saga prenante et à dresser le portrait des habitants de New-York sur trois décennies, du début de l’épidémie du SIDA jusqu’à son extinction supposée au début des années 2020. Tout n’est pas parfait dans ce roman, mais je crois que je relirai avec plaisir dans quelque temps, peut-être en VO cette fois-ci, pour découvrir le style original de l’auteur et les qualités littéraires de ce texte passionnant.


L’immeuble Christodora, Tim Murphy

Note : ★★★★☆


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Grandeur et Décadence

Je reviens tout juste de plusieurs jours de vacances, d’abord à Lille pour le week-end puis quelques jours à Londres.

Lille, tout d’abord.

Avec deux compères pédéblogueurs et nos copains respectifs, nous avions profité du concert de Dorothée au Zenith de Lille pour organiser un week-end dans le Nord. Lorsque nous avons appris il y a deux semaines que le concert était finalement annulé, nous n’avons pas hésité très longtemps : nous avons maintenu notre week-end en promettant de le placer sous le signe de la décadence.

Malgré des conditions climatiques difficiles qui ont retardé l’arrivée de certains d’entre nous, la décadence était bien au rendez-vous et nous avons passé un excellent week-end. La touche culturelle s’est déroulé samedi après-midi au LAM (Lille Métropole, musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut), le reste du temps étant consacré :

  • à des promenades dans les rues enneigées de Lille : j’ai échappé à quelques chutes spectaculaires, merci d’ailleurs aux bras qui m’ont rattrapé à plusieurs reprises :-)
  • à de bons restaurants : la Chicorée pour la touche régionale, l’Huitrière pour la touche gastronomique et l’Arrière-Pays pour une bonne ambiance et des tartines copieuses et agréables en bouche
  • à la tournée des bars gays de la ville : mention spéciale au Privilège et son divin décor « Absolut Vodka »
  • à la découverte de deux discothèques : le Pop Paradise (quasi-vide et donc décevant) et la Tchouka, bonne surprise remplie de beaux garçons à admirer de loin, ou de près

Le tout arrosé de champagne, de vin, et de whisky pour que la décadence soit totale. Je garde un très bon souvenir de ce week-end : un super moment à renouveler très vite. Merci encore à ceux qui se joints à nous pour ces moments inoubliables !

Londres, ensuite.

Dimanche après-midi, alors que nos compères rentraient à Paris, Choubidou et moi avons pris le chemin inverse, vers le Tunnel sous la Manche. Après quelques frayeurs (le site de la SNCF m’avait annoncé, l’espace de quelques secondes, que notre Eurostar était annulé), nous sommes arrivés à Londres avec une heure et demie de retard. Le premier soir, nous n’avons pas traîné très longtemps. Après un week-end bien rempli où les nuits avaient été courtes, nous avions besoin de repos. Après un dîner rapide, nous avons donc regagné notre chambre à l’hôtel et avons rejoint les bras de Morphée.

Lundi, nous avons passé plusieurs heures au Science Museum, que nous avions déjà visité lors d’un précédent séjour à Londres mais que j’ai redécouvert avec plaisir. Ce musée, immense avec ses six étages dédiés aux sciences et techniques, est sans doute mon préféré de Londres. Quand on sait que l’accès aux musées est totalement gratuit dans la capitale britannique, ce sera fou de se passer de ce plaisir !

Mardi, nous avons participé à une visite guidée du BBC Television Centre, autrement dit les locaux de la BBC. La visite s’adressait principalement au public britannique, avec de nombreuses références à des émissions ou des animateurs méconnus de l’autre côté de la Manche, mais c’était tout de même intéressant dans l’ensemble. Les deux guides étaient jeunes et sympathiques, avec pas mal d’humour dans leur présentation des différents lieux visités : la rédaction, les studios, les dressing-rooms, etc. N’oublions pas, évidemment, tous les éléments liés à Doctor Who, la série emblématique de la BBC. C’était génial de voir le TARDIS dans la cour ou de se retrouver nez à nez avec un Dalek à l’entrée de la boutique.

Nous avons ensuite consacré notre mardi après-midi et une bonne partie du mercredi à faire du shopping : pas mal de DVD chez HMV et quelques fringues pour Choubidou et moi. En fin d’après-midi nous avons fait un tour autour des kiosques à spectacles pour voir si nous pouvions avoir des places à tarif réduit pour une comédie musicale ; c’est ainsi que nous avons obtenu deux bonnes places pour la représentation le soir même de Billy Elliot, l’une de mes comédies musicales préférées, adaptation de l’un de mes films préférés : je vous laisse donc imaginer ma joie :-)

J’adore cette comédie musicale qui mêle parfaitement l’humour et l’émotion. J’ai adoré cette deuxième représentation à laquelle j’ai eu la chance d’assister. Je suis toujours ému aux mêmes moments et toujours impressionné par les performances des gamins qui interprètent Billy et Michael. Cette comédie musicale, c’est de la magie à l’état pur. Un vrai bonheur. Je pourrais y retourner indéfiniment à chacun de mes séjours à Londres. C’est donc la tête remplie d’étoiles que je suis rentré à l’hôtel mardi soir.

Mercredi, après un peu de tourisme sur Trafalgar Square et quelques achats conséquents dans les boutiques de Regent Street, nous n’avons même pas pris la peine d’aller faire un saut à Covent Garden, sachant qu’une telle visite serait fatale à notre budget. Par contre, nous avons pris la peine de réserver une table pour dîner chez Veeraswamy, connu pour être le plus ancien restaurant indien de Londres. Même si l’addition fut salée, cela valait largement la peine : ce fut largement le meilleur dîner indien de ma vie. A faire absolument si vous aimez la cuisine indienne !

Jeudi, le retour à la maison s’est bien passé, malgré une correspondance périlleuse à Lille : notre Eurostar avait une demie-heure de retard et nous avons été contraints de courir un peu entre Lille Europe et Lille Flandres pour attraper le TGV qui nous a ramené à Paris. Malgré la neige, le voyage – à l’aller comme au retour – s’est bien passé. Par rapport à la galère connue par certains, nous n’avons pas à nous plaindre !

Nous ne sommes partis que quelques jours, même pas une semaine, mais j’ai l’impression d’être parti bien plus longtemps et d’avoir totalement déconnecté de ma boulot. C’est parfait, avant de reprendre le travail lundi pour quelques semaines qui s’annoncent très chaudes ! J’ai refait le plein de bonne humeur pour pas mal de temps, profitons-en !

PS : merci à Choubidou pour les photos ! :-)

Young Avengers

Je viens de terminer ma troisième lecture de l’album Young Avengers et je me rends compte que je n’en ai jamais parlé ici, alors qu’il s’agit d’un de mes comics préférés. Le temps est donc venu de réparer cette cruelle injustice.

Cet album compile les numéros 1 à 12 ainsi qu’un Young Avengers Special, tous publiés individuellement entre 2005 et 2007. Après une campagne de publicité savamment orchestrée, tout le monde s’attendait à découvrir des Teen Titans à la sauce Marvel : une version adolescente des Avengers, avec un mini Thor, un mini Iron Man, un mini Captain America et un mini Hulk. Le génie de Young Avengers, c’est d’avoir réussi à retourner ce prédicat pour créer un groupe de super-héros adolescents plus originaux qu’on ne pouvait le penser au départ. Je ne dévoilerai pas tous leurs secrets, mais il savoir qu’aucun des quatre Young Avengers présentés au début de l’histoire n’est tout à fait ce que l’on croit.

L’histoire est passionnante et le style est très fun. On sent la volonté des auteurs de nous proposer un comics divertissant et sans prise de tête : la mission est parfaitement accomplie. J’aime beaucoup suivre ces adolescents qui sont à la fois des apprentis super-héros et des fans de leurs aînés, les Avengers. Ils affrontent de véritables défis, se retrouvent face à des choix difficiles, mais prennent toujours le parti d’en rire : c’est un vraie bouffée d’air frais après plusieurs albums de Batman qui ne brillaient pas par leur humour.

Le dernier élément qui attire mon attention dans Young Avengers, c’est le couple formé par Teddy Altman et Billy Kaplan. Oui, vous avez bien lu : il s’agit d’un couple d’adolescents homosexuels, dans un comics grand public : une grande première que nous devons à Marvel. C’est un couple parfaitement assumé, et accepté par leurs amis : ça fait plaisir à voir ! Les auteurs s’amusent d’ailleurs à comparer la révélation à leurs parents de leur homosexualité à leurs parents et de leurs identités de super-héros, la plus facile n’étant pas celle que l’on croit !

Young Avengers fait définitivement partie de mes comics préférés, avec un ton très fun et une histoire intelligemment construite. Dommage que ces jeunes super-héros n’aient pas le droit à une série régulière !

Un goûter d’anniversaire

Un goûter d'anniversaire

Publié en 2000, Un goûter d’anniversaire de l’auteur français Jean-Paul Tapie m’attendait dans ma bibliothèque depuis plusieurs années. Je l’avais sans doute acheté aux Mots à la Bouche avant de le mettre de côté et de l’oublier sur une étagère.

L’histoire avait tout pour me plaire :

Alors qu’il n’a encore jamais touché un corps d’homme, le jeune Jérôme Peyral sait déjà qu’il est homosexuel. Tout en lui le lui dit : ses loisirs, ses rêves, et surtout son attirance pour son professeur de français, le beau monsieur Langlois. Plus le temps passe et plus s’affirme sa différence. Il ne partage ni les mêmes goûts ni les mêmes plaisirs que ses camarades de classe qui trouvent en lui un souffre-douleur idéal. Le voici mis à l’écart, dénigré, ridiculisé en permanence. Même sa famille finit par le laisser tomber.

Dès lors, commence pour Jérôme Peyral le long supplice de l’humiliation en même temps que l’apprentissage douloureux de l’affirmation. Jusqu’au jour où surgit l’idée de se venger enfin de tous ceux qui l’ont persécuté. L’adolescent vulnérable décide alors de « tuer la folle en lui » et de montrer à tous qu’on ne se moque pas impunément de « Peyral-la-Pédale ».

Jérôme est évidemment un personnage attachant, auquel il est facile de s’identifier. Parmi mes lecteurs, je ne doute pas que nombreux sont ceux qui ont vécu la découverte de la différence à l’adolescence, qu’elle soit remarquée ou non par les camarades. Le roman décrit très bien les sentiments de Jérôme, avec un mélange de naïveté et de cruauté. Face à l’ignorance de ses camarades, encouragés par des adultes malveillants, Jérôme se retrouve bien seul. Mêmes ses amitiés, courtes et décevantes, le lui permette pas de rompre le sentiment de solitude et d’isolement qu’il ressent.

C’est cet isolement qui entraîne progressivement Jérôme vers la volonté de se venger de ses oppresseurs. Les cent dernières pages du roman, qui relatent cette descente aux enfers, m’ont moins plu. Le récit y est moins subtil, plus clinquant, même si cela reste agréable à lire.

Les toutes dernières pages, toutefois, concluent parfaitement cette chronique de l’homophobie ordinaire. Ce roman n’est pas un chef d’oeuvre mais le thème abordé est intéressant et bien traité. J’ai lu beaucoup de romans sur l’homosexualité, mais j’ai peu de souvenirs de livres qui parlent aussi bien de l’homophobie. Rien que pour cela, celui-ci mérite sa place dans ma bibliothèque.

Un goûter d’anniversaire, Jean-Paul Tapie

Stanké, ISBN 2-7604-0772-1

Note : ★★★/☆☆☆☆☆