Person of Interest (saison 1)

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Person of Interest est une série TV qui a été diffusée sur la chaîne américaine CBC entre 2011 et 2016. Je viens de terminer la première des cinq saisons et j’avais envie de vous en parler ici.

L’accroche de la série est parfaitement résumée dans le générique de chaque épisode :

You are being watched. The government has a secret system: a machine that spies on you every hour of every day. I know because I built it. I designed the Machine to detect acts of terror, but it sees everything. Violent crimes involving ordinary people, people like you. Crimes the government considered irrelevant. They wouldn’t act, so I decided I would. But I needed a partner, someone with the skills to intervene. Hunted by the authorities, we work in secret. You’ll never find us, but victim or perpetrator, if your number’s up, we’ll find you.

Ou en VF :

On vous surveille. Le gouvernement possède un dispositif secret, une machine. Elle vous espionne jour et nuit, sans relâche. Je le sais, parce que c’est moi qui l’ai créée. Je l’avais conçue pour prévenir des actes de terrorisme, mais la Machine voit tout, tous les crimes impliquant des citoyens ordinaires, tels que vous. Des crimes dont le gouvernement se désintéresse. Alors, j’ai décidé d’agir à sa place, mais il me fallait un associé, quelqu’un capable d’intervenir sur le terrain. Traqués par les autorités, nous travaillons dans l’ombre. Jamais vous ne nous trouverez, mais victime ou criminel, si votre numéro apparaît, nous, nous vous trouverons.

L’individu qui parle dans cette accroche est Harold Finch, un milliardaire brillant et excentrique qui a conçu la fameuse « Machine » qui surveille la population dans le but de détecter les futurs actes criminels et terroristes. Lorsque le gouvernement décide d’utiliser uniquement cette mécanique pour traquer les terroristes et ignore les victimes de crimes « ordinaires », Harold Finch décide d’agir et engage John Reese, un ex-agent paramilitaire de la CIA présumé mort incarné, pour empêcher les crimes ignorés par le gouvernement.

Le début de la série est très classique et décevant, avec son format d’une enquête par épisode. Certaines affaires sont plus intéressantes que d’autres, il y a du suspense dans des épisodes, quelques surprises, même si à force on finit par s’attendre aux fausses pistes. Il y a aussi un peu d’humour bienvenu dans une série au ton souvent sombre et pessimiste. Sur la première partie de la saison, l’enchainement d’histoires indépendantes les unes des autres reste banal, les épisodes vont du moyen au bon, l’ensemble manque de liant et de passion.

Heureusement, la suite de la saison est meilleure, on retrouve à plusieurs reprises les mêmes thématiques et un fil conducteur commence à apparaître. Ce qui commence comme une banale série d’enquête basée sur un prétexte technologique devient alors une très bonne série d’anticipation, avec une réflexion intelligente sur la surveillance généralisée voulue par nos gouvernements sur fond de menaces terroristes. Si les prochaines saisons restent sur la lancée de la deuxième partie de cette première saison, je pense que je vais me régaler avec cette série.


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Gotham (saison 1)

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Celles et ceux parmi vous qui me connaissent bien ou qui me suivent depuis longtemps savent que je suis un grand fan de Batman, que ce soit à travers les comics, la série animée des années 1990, et bien sûr l’excellente trilogie de films de Christopher Nolan dont le deuxième épisode The Dark Knight est à mes yeux le meilleur film sur Batman, toutes époques et tous réalisateurs confondus. C’est donc peu dire que j’avais accueilli avec impatience, joie et crainte (d’être déçu) l’annonce d’une nouvelle série baptisée tout simplement Gotham, du nom de Gotham City, la ville où se déroulent les aventures de Batman.

L’angle narratif de la série est à la fois simple et ambitieux : raconter les origines des personnages emblématiques de Batman, et notamment les débuts du futur commissaire Gordon dans la police de Gotham. James Gordon, interprété par Ben McKenzie (inoubliable Ryan dans The O.C. / Newport Beach), est en effet le protagoniste de la série. Au début de la série, il arrive avec ses valeurs et ses idéaux au sein de la police de Gotham City et se confronte très vite à la corruption qui gangrène ses collègues, à commencer par son partenaire Harvey Bullock, un ripou qui se révèle malgré tout attachant au fil de la saison.

On ne peut évidemment pas faire une série baptisée Gotham sans parler de Bruce Wayne. La série débute d’ailleurs par la fameuse scène de la mort de Thomas et Martha Wayne, les parents du futur Batman. David Mazouz incarne parfaitement un Bruce Wayne à l’aube de l’adolescence, coincé entre son éducation de bourgeois poli, bien habillé et bien coiffé, et la colère qui le ronge suite au meurtre de ses parents. Il est soutenu par Alfred Pennyworth, le majordome auquel les scénaristes ont inventé un passé militaire trouble qui ne m’a pas totalement convaincu. Hormis ce petit loupé, je dois dire que la relation entre le jeune garçon et son majordome, mentor, ami et père de substitution est très intéressante et touchante à suivre.

Les autres personnages majeurs de la série sont évidemment les « vilains », ou futurs vilains, de Batman. Le chouchou des fans de la série est certainement Oswald Cobblepot, alias le Pinguin, dont on suit l’ascension au sein de la famille du crime organisé de Gotham. De simple sous-fifre humilié par ses camarades au service d’une tenancière de night-club, il gravit progressivement les échelons pour gagner la confiance des parrains de pègre local, quitte à trahir ses patrons successifs et de se faire des ennemis mortels. Robin Lord Taylor incarne parfaitement ce Pinguin tour à tour pathétique et inquiétant, mais toujours génial.

L’autre vilain emblématique de la série est à ma connaissance une création de la série, au même titre que Harvey Quinn l’était dans la série animée. Il s’agit de Fish Mooney, la première patronne du Pinguin qu’il finira par trahir, alors qu’elle même cherche à détrôner le parrain Carmine Falcone. C’est un personnage totalement stéréotypé, parfois à la limite de la caricature, mais je ne sais pas si c’est voulu par les scénaristes et le réalisateur ou si c’est l’actrice qui en fait des tonnes avec ses mimiques et ses gestes souvent risibles.

Nous avons également droit à la fameuse Selina Kyle, en version adolescente, à peine plus âgée que Bruce Wayne, qui va évidemment tomber sous son charme. Si le nom du personnage ne suffisait pas, nous avons droit à de nombreux rappels bien appuyés sur son affinité avec les chats, son côté enfant de la rue, toujours perchée en hauteur tel un chat de gouttière. Je vous laisse deviner la future identifié de ce personnage que j’ai autant détesté que sa version adulte dans les comics … J’allais oublier un personnage très secondaire mais dont on devine qu’elle prendra plus de place dans les prochaines saisons, la jeune Ivy, une gamine rousse qui adore la nature et les plantes, on peut imaginer que cette Ivy sera plus tard un véritable poison ;-)

Les intrigues, trahisons et batailles de pouvoir entre les différents criminels de Gotham City sont au coeur de la première saison. Ce n’est pas toujours très fin, ni toujours passionnant, mais c’est globalement sympathique à suivre, à condition d’accepter le côté stéréotypé de certains personnages et des intrigues. Si je mets de côté quelques personnages agaçants, Gotham est une série dynamique et plaisante, digne des comics. Le principal problème vient de la longueur de la saison : elle comporte 22 épisodes et c’est un format que je n’apprécie pas. Je préfère désormais les saisons entre 10 et 13 épisodes, où chaque épisode apporte quelque chose sans baisse de rythme. Avec 22 épisodes, il y a forcément des épisodes de remplissage moins intéressants que les autres, ce qui donne un faux rythme à la série et empêche d’être totalement conquis.

Malgré tout, j’ai pris un vrai plaisir à suivre cette première saison, et je recommande cette série à tous ce qui aiment Batman et les comics en général. Les autres pourront essayer de regarder quelques épisodes pour juger par eux-même si la série en vaut la peine.


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True Blood (saison 3)

La première saison de True Blood était une bonne introduction à l’univers très particulier de cette série, malgré des épisodes pas toujours palpitants. J’avais gardé un bon souvenir de la deuxième saison, même si l’intrigue principale autour de Maryanne qui ne m’avait pas toujours passionné. Ces dernières semaines, j’ai donc plongé avec enthousiasme dans la troisième saison.

On retrouve dans cette saison tout ce qui fait le charme de la série. Tout d’abord, l’ambiance envoutante de ce décor original où se rencontrent les américains moyens de la Louisiane profonde et les créatures surnaturelles qui errent dans l’ombre de l’univers de True Blood. Ensuite, la richesse des personnages secondaires (Tara, Eric, Pam, et Tommy notamment dans cette saison, mais aussi Russell, dont je reparlerai plus loin) qui pour moi surpassent largement en intérêt Bill et Soohie, le couple-phare de la série. Enfin, les intrigues toujours classiques mais efficaces qui nous offrent du grand spectacle dans la lignée des grands films fantastiques. Certaines scènes semblent même parodiques quand on les regarde, mais c’est ce qui me plait justement dans cette série, cette façon, derrière un ton dramatique, de ne pas prendre tout cela au sérieux.

Venons-en à Russell Eddington. Pour moi, c’est indéniablement LE personnage de cette troisième saison. Il s’agit du « méchant » de la saison, comme l’était Maryanne dans la précédente ; la comparaison s’arrête là : Maryanne me laissait indifférent, alors que Russell est l’un des méchants les plus réussis que j’ai eu l’occasion de voir à la télévision. Son histoire, son style, sa relation avec Talbot (son « jeune » amant qu’il a vampirisé il y a plusieurs siècles), tout est magnifique dans ce personnage. Et comment oublier cette scène mythique où il fait irruption en plein journal télévisé pour déclarer la guerre à l’humanité et termine son intervention par un drôlissime « Now time for the weather. Tiffany ? »

Russel Eddington éclabousse toute la saison de sa grandeur et il en fait une très bonne saison. Il y a tout de même d’autres éléments qui m’ont plu : la relation de Sam avec sa famille biologique et notamment son frère Tommy, mais aussi le vampire Franklin, l’un des plus dérangés et inquiétants que j’ai eu l’occasion de voir. Ce qui m’a le moins plu, c’est certainement la fin de saison, qui m’a semblé un peu en-deça du reste. J’ai trouvé que le dernier épisode était un peu bâclé pour clôturer l’intrigue de la saison et en ouvrir d’autres. Et évidemment, je trouve Sookie toujours aussi transparente et inutile, et ce ne sont pas les révélations faites sur elle pendant cette saison qui vont y changer quelque chose.

J’ai lu que le début de quatrième saison allait permettre de relancer la série en rebattant un peu les cartes : c’est une bonne nouvelle, et j’attends de voir ça avec impatience !

Chroniques de la Guerre de Lodoss

Les Chroniques de la Guerre de Lodoss constituent une série d’animation japonaise dont les treize épisodes ont été produits entre 1990 et 1991 et diffusés en France en 1994. Il s’agit d’une adaptation d’une série de romans d’heroic-fantasy de Ryō Mizuno.

L’univers est clairement inspiré de ceux du jeu de rôles Donjons et Dragons et donc indirectement des Terres du Milieu de J.R.R. Tolkien. On y retrouve tous les stéréotypes des univers médiévaux-fantastiques : des elfes, des nains, des magiciens, des prêtres, des chevaliers, des sorciers, des monstres bestiaux, des dragons, et des guerres épiques ayant pour enjeu la survie du monde. L’action se déroule sur Lodoss, un île arrachée à son continent d’origine à l’issue d’une terrible guerre qui a vu s’affronter les dieux de la Lumière et ceux des Ténèbres il y a plusieurs siècles.

Quand la série commence, les nations libres de Lodoss se trouvent sous la menace du royaume maléfique de Marmo, dirigé par le roi Beld et ses lieutenants : le sorcier Vagnard et le chevalier noir Ashram. Face aux forces des Ténèbres, le roi Fawn du royaume de Valis tente de regrouper autour de lui les autres royaumes de l’île pour combattre leur ennemi commun. C’est dans ce contexte inquiétant que nous faisons la connaissance des six principaux protagonistes de la série :

  • Parn (en haut à droite sur l’image) est un jeune guerrier courageux, si ce n’est téméraire, qui a soif d’aventures et qui veut honorer la mémoire de son père, un ancien chevalier mort au combat
  • Deedlit (au milieu en haut), dite Deedoo, est une jeune elfe d’environ 160 ans (oui, tout est relatif chez les elfes !) qui manie aussi bien les armes que les esprits de la nature et semble avoir un léger faible pour le jeune Parn
  • Slayne (en haut à gauche) est un magicien dont la principale qualité – hormis ses pouvoirs magiques – est sa sagesse
  • Ghim (en bas à droite) est un nain bougon mais au grand coeur (et un cliché, un !)
  • Eto (au milieu en bas) est un jeune prêtre de Falis et le meilleur ami, calme, volontaire, mais un peu transparent, de Parn
  • Woodchuck (en bas à gauche) est un voleur humain qui mêle individualisme et sens de l’humour et se retrouve intégré au groupe d’aventuriers un peu par hasard

Tout comme l’univers, les personnages n’échappent pas aux stéréotypes, chacun représente clairement un archétype auxquels les amateurs d’heroic-fantasy sont habitués. L’histoire est également sans grande surprise, même si certains personnages sortent des sentiers balisés : Ashram en est le meilleur exemple, mais il ne faut pas oublier la sorcière grise Karla, dont les motivations sont particulières. Malgré son manque d’originalité, c’est un récit qui se laisse suivre avec plaisir. Les treize épisodes d’environ vingt-cinq minutes environ s’enchaînent bien même si il y a parfois d’étranges transitions dans le récit. L’intensité monte bien au fil de la série jusqu’à un épisode final très réussi. Les toutes dernières minutes, bien que très classiques, m’ont particulièrement plu.

Techniquement, on sent que la série a vingt ans. Les dessins ne sont pas laids, loin de là, mais l’animation est évidemment bien en-deça de ce que les studios nous proposent désormais. J’ai notamment été choqué par les dragons, « animés » à travers des images fixes que l’on déplace latéralement. Malgré tout, je me dis que ce n’était pas si mal pour une série produite au début des années 90 et que tout cela est largement compensé par la réussite des personnages.

Il m’a fallu longtemps pour découvrir cette série. J’en avais déjà entendu parler mais je n’avais jamais fait l’effort de me pencher sérieusement dessus. J’ai finalement rattrapé ce retard et je suis très content de l’avoir fait. Je peux évidemment regretter de ne pas l’avoir fait avant, mais qu’importe. Une chose est sûre : si j’avais découvert cette série lors de la diffusion en France, je peux que Parn, avec ses cheveux bruns, ses yeux bleus et ses airs de jeune premier, n’aurait pas laissé indifférent l’adolescent que j’étais alors :-)


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True Blood (saison 2)

True Blood (saison 2)

Moins de deux semaines après vous avoir parlé de la première saison de True Blood, me voici déjà de retour pour parler de la deuxième saison, que j’ai terminée hier soir.

Cette saison reprend évidemment là où la première s’était arrêtée : Lafayette a été attaqué par un mystérieux agresseur, et un corps a été découvert dans la voiture d’Andy. Dès le premier épisode, ces deux mystères sont résolus : on découvre à la fois ce qui s’est passé pour Lafayette et l’identité du cadavre retrouvé sur la banquette arrière d’Andy. Par contre, la recherche du meurtrier va durer toute la saison, même si cette enquête va être rapidement éclipsée par d’autres préoccupations plus importantes, comme les manigances de Maryanne Forrester, l’étrange nouvelle « amie » de Tara.

Je le dis tout de suite pour lever toute ambiguïté : j’ai adoré cette deuxième saison. L’intrigue principale avec Maryanne, Sam, Tara et les autres habitants de Bon Temps m’a parfois ennuyé mais les autres histoires à Dallas avec Sookie, Bill, Eric, et Jason valent largement le coup. Sans oublier Godric, l’un des vampires les plus intéressants jamais vus à l’écran (et je ne parle pas seulement de son apparence physique).

Même si Jason m’agace souvent avec son côté bourrin sans cervelle (cela en devient presque drôle par moment), son histoire cette saison m’a beaucoup plu, avec le révérend Newlin, son épouse et toute l’organisation religieuse dans laquelle le frère de Sookie se retrouve embrigadé. Quant au couple formé par Bill et Sookie, il me laisse toujours aussi indifférent mais ils sont entourés cette fois de personnages suffisamment forts et intéressants (Eric, qui se révèle, et Godric dont j’ai déjà parlé) pour faire passer la pilule et rendre supportables leurs histoires de coeur (et de sang). J’allais oublier Jessica, la vampire adolescente créée par Bill à la fin de la saison précédente et qui dans cette saison découvre à la fois l’amour et sa nouvelle condition de vampire. Elle est déjà devenue l’un de mes personnages préférés de la série, pas très loin de Tara, toujours aussi géniale !

La saison s’achève parfaitement dans le douzième épisode. J’ai retrouvé, comme à la fin de la première saison, quelque chose que j’apprécie : l’intrigue de la saison s’achève dans la première partie du dernier épisode, pour permettre ensuite de préparer la saison suivante. Cela change un peu des fins de saison auxquelles nous sommes habitués, même si du coup je suis encore plus impatient de voir la troisième saison !