Babylon 5, saison 2

Après une première saison lente mais riche en promesses pour la suite, la deuxième saison de Babylon 5 dévoile enfin le coeur de l’intrigue de la série. : la guerre à venir contre les Ombres, un ennemi qui se cache depuis un millénaire et qui s’apprête à faire son retour.

Babylon 5, season 2


La saison commence par une nouvelle surprenante : le commandant Jeffrey Sinclair a quitté Babylon 5 pour devenir le premier ambassadeur humain sur Minbar. C’est le capitaine John Sheridan, un héros de la guerre contre Minbari, qui prend le commandement de la station. Surnommé StarKiller pour avoir détruit le vaisseau minbari Black Star pendant la guerre, Sheridan mettra du temps à être accepté comme ambassadeur et commandant par les anciens ennemis de la Terre.

Sheridan

Autre surprise au début de la saison : l’ambasseur Delenn a subi une étrange transformation : désormais mi-humaine, mi-minbari, elle doit subir le rejet des Minbaris et la défiance des humains.

Delenn 2

Cette saison permet surtout d’introduire les Ombres, une ancienne race qui menace la galaxie. C’est d’abord G’Kar qui alerte les ambassadeurs du retour de cette menace dans l’épisode Revelations.

Mais la saison nous permet également d’en apprendre plus sur le Corps Psi, avec d’excellents épisodes comme A Race Through Dark Places et surtout Divided Loyalties dans lequel un traître au coeur de le station sort enfin de l’ombre.

The Coming of Shadows, l’épisode donne son titre à la saison, est un véritable chef d’oeuvre, récompensé par le prestigieux prix Hugo. C’est le tournant de l’histoire et pour Londo Mollari.

La transformation de Delenn a également de graves conséquences dans All Alone in the Night quand elle doit quitter le Conseil Gris.

Les Ombres sortent peu peu de l’ombre et Sheridan en apprend enfin la vérité sur cette race mystérieuse et sur la disparition de sa femme Anna dans l’épisode mémorable In the Shadow of Z’ha’dum.

La saison se termine aux trois épisodes excellents pour des raisons différentes : le sublime The Long, Twilight Struggle (la tirade de G’Kar, citée ci-dessous, est déchirante), l’intriguant Comes the Inquisitor (et sa révélation finale) et le dernier épisode de la saison, The Fall of Night (dans lequel nous découvront enfin ce qui se cache dans la combinaison de Kosh, l’ambasseur Vorlon).

No dictator … no invader … can hold an imprisoned population by force of arms forever. There is no greater power in the universe than the need for freedom. Against that power, governments and tyrants and armies cannot stand. The Centauri learned this lesson once. We will teach it to them again. Though it take a thousand years, we will be free.

Cette deuxième saison lance véritablement l’intrigue de la série, et de quelle façon ! La qualité des épisodes est globalement bien meilleure que dans dans la première saison et certains sont vraiment splendides. Et ce ce n’est rien comparé à la troisième saison …

Publicités

Babylon 5, saison 1

J’avais commencé à parler ici, , et enfin par ici des premiers épisodes de Babylon 5, une série TV de science-fiction qui fait partie de mon Top 5, en compagnie de The West Wing, Battlestar Galactica, Veronica Mars, Rome, et Desperate Housewives (oui, je sais, ça fait six en tout mais je n’arrive pas à départager les deux dernières). L’exercice de chroniquer chacun des épisodes au fur et à mesure s’est avéré un échec, j’ai donc décidé de compiler chaque saison dans un billet, d’autant que le format de la série s’y prête : chaque série constitue un chapitre à part entière d’une histoire qui défile devant nous comme les pages d’un roman. Car la particularité de Babylon 5 est de porter un récit qui court sur presque toute la série, avec des éléments importants qui avaient été conçus dès le début de la série. Certains détails de la première saison prennent tout leur sens dans la suite dans la série : c’est la magie de Babylon 5.

Babylon 5, season 1

Chaque saison porte un titre (également porté par un épisode majeur de la saison) qui révèle le thème et le ton de la vingtaine d’épisodes qui la composent. Pour la première saison, il s’agit de Signs and Portents (Signes et Présages en VF). Ce titre décrit bien la saison, qui introduit les personnages sans entrer dans le récit principal de la série. Nous n’avons droit à des signes, des présages, des allusions et des références qui trouveront une signification et une explication dans les saisons suivantes. C’est une première saison lente, parfois ennuyante. Certains épisodes sont franchement médiocres, d’autres sont bons mais sans jamais atteindre la qualité des meilleurs épisodes de la série. Cette saison est un peu comme un passage obligé, un long couloir qu’il faut traverser avant d’arriver à la salle de bal.

It was the dawn of the third age of mankind, ten years after the Earth/Minbari war. The Babylon Project was a dream given form. Its goal, to prevent another war by creating a place where humans and aliens could work out their differences peacefully. It’s a port of call – home away from home for diplomats, hustlers, entrepreneurs, and wanderers. Humans and aliens wrapped in two million, five hundred thousand tons of spinning metal, all alone in the night. It can be a dangerous place, but it’s our last best hope for peace. This is the story of the last of the Babylon stations. The year is 2258. The name of the place is Babylon 5.

Malgré tout, cette longue introduction permet de nous familiariser avec le contexte de la série. Le récit commence en 2258, dix ans avec la guerre avec la Terre et les Minbari, une civivisation extra-terrestre qui était à deux doigts d’anéantir la race humaine avant de capituler à la surprise générale pour des raisons encore mystérieuses. La station Babylon 5 a été bâtie pour servir de point de rencontre et d’échange entre les nombreuses races peuplant l’univers. Cette saison nous aide également à découvrir et apprécier les personnages, tous différents et intéressants :

Sinclair

Jeffrey Sinclair, originaire de Mars, ancien pilote rescapé de la dernier bataille contre les Minbari, commandant de la station et représentant de l’Alliance Terrienne sur la station. L’acteur, auquel certains ont reproché son manque de charisme pour le rôle, y est peut-être pour quelque chose, mais Sinclair semble plus à l’aise dans son rôle d’ambassadeur que dans celui d’officier supérieur.

Ivanova

Susan Ivanova, originaire de Russie, lieutenant-commandant de l’Alliance Terrienne, officier en second sur Babylon 5. Très compétente et impliquée dans sa fonction, elle peut sembler dure mais c’est l’un de mes personnages préférés.

Garibaldi

Michael Garibaldi, chef de la sécurité sur Babylon 5 et ami de longue date du commandant Sinclair. Un passé trouble mais un personnage qui ne m’a jamais vraiment intéressé.

Franklin

Docteur Stephen Franklin, xénobiologiste et médecin en chef sur Babylon 5. La vie est sacrée pour lui. Le personnage qui m’ennuie le plus, de loin.

Talia

Talia Winters, télépathe résidente de la station, membre du Corps Psi (l’organisation qui regroupe tous les télépathes de l’Alliance Terrienne). Une beauté froide et un personnage passionnant.

Delenn

Delenn, ambasseur de la Fédération Minbari sur Babylon 5, membre de la caste religieuse. Elle semble savoir beaucoup de choses que beaucoup ignorent, en commençant par les raisons de la capitulation de son peuple face à la Terre à la veille d’une victoire éclatante.

Londo

Londo Mollari, ambassadeur de la République Centauri, la première civilisation extra-terrestre rencontrée par les humains. Notalgique de la glorieuse grandeur passée de son peuple, Londo est souvent aperçu dans les bars et casinos de Babylon 5.

G’Kar

G’Kar, représentant du Régime Narn sur Babylon 5. Impulsif et patriote jusqu’à l’extrême, il hait les Centauri, qui ont asservi son peuple pendant cent ans avant qu’une rebellion sanglante mette fin à l’occupation de la planète Narn.

Kosh

Kosh, ambassadeur Vorlon sur la station, étrange créature qu’on ne voit jamais sans sa combinaison qui cache son apparence. Les Vorlons sont une race mystérieuse et Kosh en est le représentant parfait : il parle par énigmes et rares sont ceux qui le comprennent.

Vir Lennier Na’Toth

Vir Cotto, Lennier, et Na’Toth, respectivement attachés diplomatiques des ambassadeurs Mollari, Delenn et G’Kar, des personnages secondaires attachants qui apportent parfois une touche d’humour.

Cette première saison comporte des épisodes très réussis : The Parliament of Dreams qui parle de religions, Mind War qui introduit le personnage de Bester, un membre influent du Corps Psi, And The Sky Full of Stars qui dévoile ce qui est arrivé à Jeffrey Sinclair lors du dernier affrontement entre l’Alliance Terrienne et les Minbari, Deathwalker sur la quête de l’immortalité, Signs and Portents qui donne son titre à la saison et lance subtilement l’intrigue principale de la série, Babylon Squared qui explique en partie de ce qui est arrivé à Babylon 4, la station qui a précédé Babylon 5 et qui avait disparu dans des conditions mystérieuses, et Crysalis qui clôt magistralement la saison.

Cette saison contient également des références importantes pour la suite de l’histoire. La première fois que je l’ai regardée, j’ai trouvé ça lent et parfois ennuyant, décevant par rapport à tout le bien qu’on m’avait dit de la série. J’aurais pu abandonner mais j’ai insisté car on m’avait prévenu que la qualité allait en s’améliorant, que la première saison est un cap difficile à passer mais que la suite en vaut vraiment la peine. Je ne le regrette pas. En la revoyant une deuxième puis une troisième fois, j’ai remarqué une multitude de petits détails et d’allusions à des points majeurs de la série. C’est un peu comme revoir le film Sixième Sens en connaissant la fin après l’avoir vu une première fois.

Babylon 5, 1×05 – 1×06

La première saison de Babylon 5 continue avec deux très bons épisodes qui valent autant pour leur histoire propre que pour les références à des événements futurs.

1×05 – « The Parliament of Dreams » se déroule pendant la semaine où tous les peuples présents sur Babylon 5 présentent leur religion et leurs rites sacrés aux autres civilisations. G’Kar devient paranoïaque après avoir reçu une menace de mort d’un ancien « associé », tandis que Jeffrey Sinclair retrouve une vieille connaissance. L’histoire avec G’Kar est la plus intéressante, celle de Sinclair est plus convenue. La cérémonie Minbari recèle une surprise qui ne sera finalement pas exploitée dans la suite de la série en raison du départ de Sinclair et de son « remplacement » par Sheridan au début de la deuxième saison.

1×06 – « Mind War » est le premier épisode où apparait Bester, du Corps Psi, l’un de mes personnages secondaires préférés et l’un de meilleurs « méchants » de la série. Là aussi, l’épisode contient avec le « don » fait à Talia une piste qui ne sera utilisée plus tard suite au départ de Talia et le retour de Lyta Alexanders. C’est en tout cas un bon épisode.

Babylon 5, 1×04

Je continue ma redécouverte de la série de science-fiction Babylon 5.

Le résumé du quatrième épisode de la première saison, « Invasion », ne m’inspirait pas confiance. Dans mes souvenirs, il s’agissait d’un épisode très faible, sans aucune originalité et sans grand intérêt. Apparemment ma mémoire a quelques ratés, car si le début de l’épisode est effectivement lent et guère rassurant pour la suite, la fin est passionnante et bien pensée. Ca commence avec une histoire banale d’étranges artefacts découverts par un archéologue, et ça finit sur l’histoire dune civilisation détruite par l’idéologie, le fanatisme et l’intolérance. Joli !

Babylon 5, 1×01 – 1×03

It was the Dawn of the Third Age of Mankind, ten years after the Earth-Minbari War. The Babylon Project was a dream given form. Its goal: to prevent another war by creating a place where humans and aliens could work out their differences peacefully. It’s a port of call, home away from home for diplomats, hustlers, entrepreneurs and wanderers. Humans and aliens wrapped in two million, five hundred thousand tons of spinning metal … all alone in the night. It can be a dangerous place, but it’s our last, best hope for peace. This is the story of the last of the Babylon stations. The year is 2258. The name of the place is Babylon 5.

J’ai découvert Babylon 5 il y a quelques années et j’avais été emballé par l’idée d’une série dont l’intrigue principale a été écrite à l’avance et se décline tout au long des saisons. Babylon 5 fut ma série de science-fiction préférée jusqu’à ce que Battlestar Galactica fasse son apparition. Aujourd’hui, je serais incapable de départager les deux.

Après avoir vu la série en VF, j’ai décidé récemment de la découvrir en VO. J’ai donc commencé la première saison cette semaine, avec trois premiers épisodes. Il faut le dire tout de suite : la première saison est lente et n’est pas la meilleure de la série, on y trouve quelques épisodes franchement médiocres. C’est surtout une saison d’introduction, qui présente les personnages et le contexte. Il faut tenir bon, car la suite est sublime. Et certains détails qui ont l’air mineurs dans la première saison prennent un sens nouveau dans les saisons suivantes. Revoir Babylon 5 depuis le début, c’est un peu comme revoir le film Sixième Sens en connaissant la fin.

1×01 – « Midnight on the Firing Line » : Une colonie Centauri est attaquée par surprise par les Narn, ce qui cause des tensions entre l’ambasseur Londo Mollari et G’Kar, représentant du régime Narn. Le commandant de la station, Jeffrey Sinclair, essaye d’éviter la guerre entre les deux peuples rivaux. C’est un bon épisode d’introduction, sans doute un peu trop classique mais efficace. Et comment oublier le dialogue surréaliste entre Sinclair et Kosh, l’énigmatique ambasseur Vorlon :

Kosh: They are alone. They are a dying people. We should let them pass.
Sinclair: Who, the Narn or the Centauri?
Kosh: Yes.

1×02 – « Soul Hunter » : Un étrange extra-terrestre arrive, blessé, sur Babylon 5. Delenn, l’ambassadeur Minbari, l’identifie comme un chasseur d’âmes, capable de capturer l’âme d’un être au moment de sa mort. Sa présence inquiète les extra-terrestres de la station et le commandant Sinclair doit réagir. L’histoire de l’épisode en soi n’a rien d’exceptionnelle, mais certains allusions à des événements futurs sont sympathiques à voir quand on a vu la suite.

1×03 – « Born to the Purple : Un épisode centré sur Londo Mollari, un personnage complexe et passionnant. Séduit par une esclave danseuse, l’ambassadeur met en danger la République Centauri. L’histoire secondaire autour de Susan Ivanova est très bonne et apporte un peu d’humanité à un personnage qui était froid et sans relief dans les deux premiers épisodes.