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Daredevil est la première série que j’ai regardée sur Netflix lorsque j’ai souscrit mon abonnement à la fin du mois de septembre dernier. C’est une série originale Netflix, c’est-à-dire qu’elle a été produite spécifiquement pour Netflix, contrairement à d’autres séries qui intègrent le catalogue après avoir été diffusées sur des chaînes de télévision classiques. Netflix a mis en ligne les épisodes de la première saison en 2015, et ceux de la deuxième saison en 2016. Une troisième saison est annoncée pour 2018.

La série est évidemment adaptée de la série de comics du même nom, publiée par Marvel Comics depuis 1964. Le récit est centré sur le personnage de Matt Murdock, un avocat new-yorkais qui a la particularité d’être aveugle depuis un accident dont il a été victime lorsqu’il était enfant. Le jour, Matt aide la veuve et l’orphelin dans le cabinet d’avocats qu’il a fondé avec son meilleur ami « Foggy » Nelson ; les deux compères sont rapidement rejoints par Karen Page, une ancienne cliente qui devient leur secrétaire et assistante. La nuit, l’avocat enfile le costume de Daredevil, sous lequel il combat les criminels qui sévissent dans son quartier natal, Hell’s Kitchen. Comme nous sommes dans une série d’action et de super-héros, où un héros aveugle serait difficile à mettre en scène, le personnage de Daredevil compense sa cécité par une sensibilité accrue de ses autres sens, en particulier l’ouïe, qui lui permet d’analyser et de « voir » son environnement pour anticiper les gestes de ses adversaires.

Je ne connaissais pas vraiment le personnage de Daredevil avant de regarder la série. J’avais entendu parler de l’adaptation cinématographique sévèrement critiquée à la fois par la presse et par les spectateurs. Je dois le reconnaître, le concept d’un super-héros aveugle me laissait craindre le pire, entre et mélo misérabiliste et kitch des scènes d’action.

Pourtant, la série m’a rapidement convaincu. Le style m’a rapidement conquis, et la qualité d’écriture m’a tenu en haleine tout au long de la première saison. J’ai plongé totalement dans l’ambiance du quartier de Hell’s Kitchen qui sert de cadre à la série, avec à la fois un côté glauque, parfois désespéré, mais terriblement humain. J’ai également adoré le personnage du « vilain » de la première saison, le fascinant et terrifiant Wilson Fisk. C’est pour moi l’un des « méchants » les plus réussis parmi les films et séries de super-héros, pas très loin du Joker de « The Dark Knight » par exemple.

La deuxième saison m’a peut-être un peu moins plu, tout en restant agréable à suivre. L’accumulation de violence gratuit et de scènes de combat à la limite du grotesque m’a parfois agacé. Je sais bien que cela fait partie des codes du genre, mais j’avais été moins gêné dans la première saison, peut-être parce que l’écriture était plus fine, le scénario plus « intelligent ». Les deux personnages majeurs introduits dans ce deuxième saison, le Punisher et Elektra, ne m’ont pas vraiment convaincu non plus. Je ne voudrais toutefois laisser penser que j’ai détesté cette deuxième saison. J’ai tout de même pris du plaisir à la regarder, le problème venant du fait que la première saison avait mis la barre très haut et que la deuxième ne parvient pas à mes yeux à relever le défi de faire au moins aussi bien.

Dans l’ensemble, Daredevil est une série réussie, plaisante à regarder. Elle sait utiliser les codes des comics et des super-héros pour proposer un divertissement agréable et intelligemment écrit, avec des personnages forts.


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2 commentaires sur « Daredevil (saisons 1 et 2) »

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