Being Human est une série TV britannique créée par Toby Whithouse (à qui l’on doit par exemple l’épisode « School Reunion » de Doctor Who, dans lequel Sarah Jane Smith et K-9 faisaient leur retour) et diffusée sur BBC Three depuis début 2008.

On y suit les aventures de trois personnages hors du commun :

  • Mitchell, un vampire, qui « vit » depuis la Première Guerre Mondiale
  • George, un loup-garou, qui souffre de sa condition depuis qu’il a été attaqué par un autre loup-garou
  • Annie, un fantôme, qui « hante » la maison où elle a perdu la vie en tombant dans l’escalier

La maison hantée par Annie est presque un personnage à part entière, puisque c’est elle qui lie les trois personnages. Mitchell et George, liés par une amitié étonnant pour un vampire et un loup-garou – habituellement des ennemis mortels – s’y installent ensemble et y découvrent Annie. Ce drôle de trio va cohabiter et tenter de vivre une vie normale, de vivre comme des humains – comme l’indique le titre, fort bien trouvé, de la série.

Bien sûr, tout n’est pas aussi simple, sinon la série n’aurait pas vraiment de raison d’être. Les tentatives de Mitchell, George et Annie pour avoir une vie normale vont être contrariées par celles et ceux qui ne voient pas cela d’un bon oeil, et par leur propre nature. Mitchell doit lutter contre ses instincts meurtriers et un groupe de vampires qui veulent sortir de l’ombre. George doit concilier ses terribles transformations mensuelles et l’histoire qu’il entame avec Nina, une infirmière avec laquelle il travaille. Quant à Annie, elle cherche à comprendre ce qui la retient « en vie » ce qui l’amènera à découvrir la vérité sur sa mort.

Les intrigues ne sont pas forcément très originales pour ceux qui sont déjà familiarisées avec la mythologie autour des vampires, des loup-garous et des fantômes, mais il y a tout de même quelques idées bien trouvées. Surtout, la série met en scène de façon habile tout un ensemble de clichés que l’on voit dans les films ou séries fantastiques. Le tout avec un sous-texte brillant sur la part d’inhumanité au fond de chacun d’entre nous et de notre lutte quotidienne pour être acceptés pour ce que nous sommes.

La première saison ne compte que 6 épisodes, chacun durant un peu moins d’une heure. C’est assez inhabituel à une époque où nous sommes habitués aux saisons d’une vingtaine d’épisodes, mais je trouve que c’est plutôt une bonne chose : l’intrigue de la saison est claire et avance au bon rythme, sans délayage dans des épisodes « bouches-trous », et la durée des épisodes permet de développer la psychologie des personnages et leurs relations. Je viens de terminer cette première saison et je suis vraiment emballé. Les deux prochaines saisons m’attendent déjà dans le coffret DVD que je m’étais offert lors de mon dernier séjour à Londres. Je pense que je ne vais pas attendre longtemps pour m’y replonger.

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2 commentaires sur « Being Human (saison 1) »

  1. Moi j’ai regarde la version US et je dois dire que ça confirme que je ne suis ni vampire ni loup garou. J’ai trouvé ça chiant (il est top ton thème sur iPad)

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    1. Je n’ai pas encore vu le remake US, il faudrait que je regarde ça aussi pour comparer.
      Il y a aussi « Becoming Human » le spin-off adolescent proposé en websérie par la BBC, mais malheureusement accessible sur leur site uniquement en étant en UK …

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