Arrested Development est une série TV américaine dont les trois saisons ont été diffusée sur la chaîne Fox entre novembre 2003 et février 2006. Il s’agit d’une sitcom créée par Michael Huwitz sur une idée de Ron Howard (révélé dans sa jeunesse par le rôle de Richie Cunningham dans Harry Days et qui ensuite réalisé quelques films avec plus ou moins de succès).

Le concept de la série est simple : nous raconter les mésaventures d’une riche famille américaine qui voit son mode de vie bouleversé quand le patriarche est arrêté pour des méfaits commis à la tête de l’entreprise familiale. Le tout sur le ton de l’humour et avec une famille totalement dysfonctionnelle. Tous les personnages principaux de la série sont des membres de la famille Bluth :

  • George Bluth (quatrième à droite sur la photo ; interprété par Jeffrey Tambor) : le patriarche, patron de la compagnie familiale, père manipulateur et mari infidèle
  • Lucille Bluth (quatrième à gauche ; interpretée par Jessica Walter) : épouse de George Bluth, hypocrite, alcoolique mondaine (et solitaire), mère indigne
  • Michael Bluth (au centre ; interprété par Jason Bateman) : veuf, fils modèle, gendre idéal, peut-être le seul membre « normal » de la famille
  • Lindsay Bluth-Fünke (troisième à droite ; interprétée par Portia de Rossi) : soeur jumelle de Michael, insouciante, dépensière, narcissique, adepte de multiples cuses humanitaires qu’elle défend successivement sans réelle conviction
  • Tobias Fünke (deuxième à droite ; interprété par David Cross) : mari de Lindsay, ancien psychiatre, aspirant comédien et supposé homosexuel refoulé
  • Gob Bluth (premier à droite ; interprété par Will Arnett) : frère ainé de Michael, irresponsable, immature, prestidigitateur raté, séducteur invétéré
  • Buster Bluth (premier à gauche ; interprété par Tony Hale) : frère cadet de Michael, éternel étudiant, couvé par sa mère depuis sa plus tendre enfance, asocial et sujet à de nombreuses crises de panique
  • George Michael Bluth (troisième à gauche ; interprété par Michael Cera) : fils de Michael, orphelin de mère, adolescent de treize ans au début de la série, « gentil garçon », un peu (beaucoup) coincé
  • Maeby Bluth-Fünke (deuxième à gauche ; interprétée par Alia Shawkat) : fille de Lindsay et Tobias, adolescente rebelle, l’exacte opposée de George Michael

Cela donne une galerie de personnages originaux, et tous intéressants à des degrés variés : Michael est celui qui m’a le moins intéressé (son côté « normal » le rend banal par rapport au reste de la famille), Lucille est certainement le personnage le plus drôle de la série, et George Michael est incarné par le futur très mignon Michael Cera (vu dans Juno et plus récemment dans Scott Pilgrim) que l’on voit d’ailleurs grandir au fil des trois saisons. Mais chaque personnage pris individuellement n’est rien sans l’ensemble de la famille qui fonctionne à merveille ou plutôt qui ne fonctionne pas à merveille !

L’humour de la série est typique de ce qui me plait : des gags récurrents, des références à des épisodes précédents, et surtout beaucoup d’ironie sur la famille. Le narrateur (Ron Howard) apporte également beaucoup au ton de la série : ses interventions sont souvent drôles et tombent souvent juste.

Je dois toutefois reconnaître que le niveau n’est pas homogène sur les trois saisons : la première saison est très drôle, le second est plus poussive et laborieuse, et la troisième est totalement hilarante, en particulier à partir du neuvième épisode. Cet épisode est très particulier : c’est le premier tourné après l’annonce par Fox de l’annulation de la série à la fin de la saison et l’intrigue (la famille Bluth fait une collecte de fonds auprès de la haute société pour « ‘survivre ») sert de prétexte à une parodie très réussie de la situation de la série : guest-stars pour booster l’audience, tentatives d’être renouvelée sur une autre chaine, etc. Cet épisode représente bien la série, avec ce jeu permanent entre la fiction et la réalité et cette façon – très réussie à mes yeux – d’interpeller le téléspectateur.

La fin de la troisième saison, et donc la fin de série, est magnifique : exceptionnellement drôle, sans pathos inutile, c’est une superbe conclusion pour une série de grande qualité. Trop courte, diront certains, car elle n’a jamais vraiment trouvé son public. Sous-estimée, certainement. Regrettée, évidemment. Ma sitcom préférée, sans doute.


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