True Blood (saison 1)

Avec ma manie d’acheter des DVD plutôt que de télécharger illégalement, je me retrouve avec deux ans de retard sur tout le monde et c’est seulement maintenant que j’ai eu l’occasion de découvrir la première saison de True Blood, alors que la plupart des amateurs de séries TV suivent actuellement la troisième saison par des moyens moins légaux.

Après avoir vu le premier épisode de la série, je me suis dit que j’étais tombé sur une version de Twilight avec un peu plus de sang : Sookie, serveuse un peu cruche qui possède le terrible don de lire les pensées de ses semblables, tombe amoureuse de Bill, un mystérieux mais gentil vampire. J’exagère un peu, je l’admets, car la comparaison avec Twilight s’arrête là.

Tout d’abord, il faut savoir que dans le monde True Blood, les vampires sont « sortis du placard » il y a deux ans, quand une compagnie japonaise a mis sur le marché du sang synthétique qui leur permet de vivre parmi nous sans se nourrir de notre hémoglobine. C’est la principale innovation de cette série et c’est aussi son principal point fort, car l’intégration  – ou le rejet – des vampires dans la société humaine sert clairement de métaphore pour d’autres intolérances existant ou ayant existé. Le meilleur exemple est bien sûr le « God Hates Fangs » du générique, habile détournement du « God Hates Fags » vu dans de nombreuses manifestations homophobes.

La série se passe à Bon Temps, une petite ville en Louisiane. Autour de ce décor atypique pour une série US gravitent des personnages plus ou moins intéressants, entrainés dans une sombre histoire de meurtres en série : des femmes, connues pour avoir fréquenté des vampires, sont retrouvées mortes et les soupçons se tournent très vite vers Jason, le frère séducteur de Sookie. Toute la première saison nous permet de suivre l’enquête sur ces meurtres et s’achève par la découverte de l’identité de l’assassin et sa confrontation avec les héros.

En parallèle, nous suivons l’évolution des relations entre les personnages : Sookie et Bill, évidemment, le couple phare de la série ; mais aussi Tara (la meilleure amie de Sookie, aux prises avec sa mère alcoolique), Jason (suspecté d’être le serial-killer de Bon Temps), Sam (le patron et ami de Sookie, qui révélera un incroyable secret au cours de la saison), pour citer les principaux personnages secondaires.

J’ai décoré en deux semaines cette première saison, qui comporte 12 épisodes d’une cinquantaine de minutes. Ils sont tous intéressants, même s’ils sont parfois longs et trop lents à mon goût. L’ensemble est malgré tout plaisant à suivre et plutôt bien écrit. Tous les personnages ne sont pas passionnants ou attachants, mais j’aime beaucoup Tara, dont les sautes d’humeur et les aventures avec sa mère m’ont parfois plus intéressées que les histoires de Sookie et Bill.

La deuxième saison m’attend déjà, je pense vous en reparler très vite !

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6 commentaires sur « True Blood (saison 1) »

  1. Oh oui, la saison 2 est vraiment extraordinaire (bien que la fin m’ait légèrement déçu).
    Et concernant cette première saison, je me rappelle avoir trouvé remarquable le traitement de la relation de Tara Mae et sa mère, la vraie bonne raison d’entamer True Blood.

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  2. Je me fais aussi la réflexion que Tara est un des personnages les plus intéressants dans la saison 3. Et quel talent a l’actrice qui l’incarne ! Bref, bonne continuation.
    @Matoo : je crois que c’est l’épisode 9 qui atteint des sommets.

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