Damages (saison 1)Il m’a fallu moins de deux semaines pour dévorer la première saison de Damages, une série américaine diffusée aux Etats-Unis depuis 2007 et en France par Canal Plus depuis 2008. Si les prochaines saisons sont du même niveau que cette première, Damages risque bien de rejoindre le panthéon de mes séries préférées, pas très loin de l’inamovible The West Wing.

Ellen Parsons (Rose Byrne), jeune procureur idéaliste et ambitieuse, réalise l’un de ses rêves lorsqu’elle intègre le cabinet judiciaire dirigé par Patty Hewes (Glenn Close), l’avocate la plus influente et retorse de New York. L’affaire en cours est une class action intentée par les victimes ruinées d’une entreprise dirigée par Arthur Frobisher (Ted Danson), l’un des hommes les plus puissants et corrompus du pays. Mais Ellen ne va pas tarder à découvrir, et à ses dépens, que Patty Hewes est réellement prête à tout pour gagner …

La première saison compte treize épisodes et commence tout de suite dans le vif du sujet. Dès le début du premier épisode, nous sommes plongés dans le coeur du récit : Ellen, ensanglantée dans les rues de New-York, est arrêtée par la police et se retrouve très vite accusée d’avoir assassiné son fiancé, David. L’histoire reprend ensuite six mois plus tôt, lorsqu’Ellen est embauchée par le cabinet dirigé d’une main de fer par Patty Hewes. La saison se poursuit en nous racontant les six mois qui s’écoulent entre ces deux jours et nous permet ainsi de découvrir la succession d’événements qui mènent à l’arrestation d’Ellen.

Construite sur deux lignes temporelles qui se rejoignent à la fin de la saison, l’intrigue est à la fois riche, complexe et palpitante. Il y a des rebondissements, plus ou moins surprenants. Les plans machiavéliques de Patty Hewes sont pour beaucoup dans l’intérêt que j’ai eu pour cette série, même si je me suis parfois dit que trop c’est trop : à la fin de certains épisodes, je me suis clairement dit qu’il ne fallait pas non plus sombrer dans l’excès de « Patty avait tout prévu ». Malgré ce défaut, la saison reste excellemment bien écrite, tant au niveau de l’intrigue que des dialogues, souvent percutants.

L’autre point fort de cette série, c’est la galerie de personnages. Comme souvent dans les séries que j’apprécie, il n’y a pas de « gentils » et de « méchants », juste des personnages entre les deux, qui font des choix et agissent en fonction de leur caractère et de leurs motivations intimes. Patty Hewes est machiavélique, à la fois comme avocate et dans son rôle de mère, ce qui ne la rend pas moins touchante. Ellen Parsons est, comme l’indique très bien le résumé, aussi ambitieuse qu’idéaliste. Tom Shayes, l’associé de Patty, est loyal mais faible. Arthur Frobisher est un arriviste pourri mais qui tient à sa famille. Ray Friske, l’avocat de Frobisher et donc adversaire de Patty, fait son possible pour défendre son client mais se retrouve dépassé et tourmenté par la tournure des événements.

Les relations de Patty Hewes avec les autres personnages sont aussi très bien décrites. Il y a bien sûr, avant tout, sa relation avec Ellen, qu’elle manipule tout en se posant en mentor. On y trouve un mélange – parfois contradictoire – d’admiration, de jalousie, de rivalité, de mépris et haine. L’autre duo remarquable, c’est l’affrontement entre Patty et Frobisher, avec en apogée la soirée où ils dansent ensemble et où Patty déverse, froidement, toute la haine qu’elle éprouve pour celui qu’elle combat. La relation entre Patty et Tom, son associé, est également intéressante, entre loyauté et soumission aveugle. Enfin, et c’est le duo qui m’a peut-être le plus touché, il y a l’affrontement entre Patty et Ray, l’avocat de Frobisher. Ray Friske est, contre toute attente, l’un des personnages forts de la saison : son évolution est touchante et ses rencontres avec Patty souvent marquantes.

La première saison s’achève en résolvant la plupart des points d’interrogation de l’histoire mais prépare aussi une deuxième saison qui s’annonce passionnante. Le coffrer DVD m’attend déjà et si cette saison est à la hauteur de la première, je ne devrais pas tarder à vous en reparler ici.

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2 commentaires sur « Damages (saison 1) »

  1. Alors, as-tu vu la seconde saison ? Je les trouve démentes toutes les deux, même si le schéma reste sensiblement le même et surprend moins que dans la première. Glenn Close y est grandiose !

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