Were the World Mine
Were the World Mine

Were the World Mine est un film écrit et réalisé par Tom Gustafson, un cinéaste que je ne connaissais pas ; je crois d’ailleurs qu’il s’agit de son premier long-métrage, je n’ai en tout cas trouvé aucune trace d’un autre film qu’il aurait réalisé. Attiré par plusieurs billets sur GayClic, par une bande-annonce sympathique, par les conseils d’un ami qui avait vu une avant-première lors d’un festival il y a plusieurs semaines, je suis enfin allé voir ce film cet après-midi dans le seul cinéma parisien dans lequel il passe.

Inspiré par la pièce A Midsummer Night’s Dream (Le Songe d’une nuit d’été) de William Shakespeare, le film se déroule de nos jours dans une petite ville américaine :

Alors qu’il répète son rôle pour la comédie musicale de fin d’année de son lycée, Timothy, un jeune gay malmené par ses camarades, découvre la recette d’un philtre d’amour.

Qui devra tomber amoureux de lui au premier regard ? Ce sera Jonathon, charmant, sportif et … hétérosexuel, qui sera l’élu de son coeur.

Et ça marche. Tellement bien que Timothy transforme peu à peu les habitants de sa petite ville en amoureux transits et … homosexuels.

A mi-chemin entre la comédie sentimentale et la comédie musicale, Were the World Mine est une bonne surprise. Les garçons sont charmants (à commencer par Tanner Cohen dans le rôle de Timothy et Nathaniel David Becker dans celui de Jonathon), la musique est douce et poétique, l’histoire est sympathique et touchante. C’est souvent kitch, cela manque sans doute de subtilité, mais j’ai passé un agréable moment. C’est un film dynamique, décalé, mignon : idéal pour rester de bonne humeur un dimanche après-midi !

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14 commentaires sur « Were the World Mine »

  1. Chanceux! Parce si tu es pas de Paris ou de Toulouse tu peux te gratter! J’ai également vu la promo sur Gayclic, et l’idée de base me semblait bonne. Surtout que j’adore Songe d’une nuit d’été.
    Et puis une comédie musicale avec comme thème central l’homosexualité, c’est assez rare.

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  2. Il s’agit en effet de son premier long-métrage (il a fait quelques court métrage avant cela et s’est occupé des castings de plusieurs blockbusters dont au moins un des Pirates des Caraïbes).

    Comme tu as aimé le film, comment ne pas l’aimer ?, je ne peux que te conseiller de regarder si tu le peux le court-métrage Faeries (déjà réalisé par Gustafson) dont il s’est servis de base pour ce court-métrage :)

    Et au passage un grand merci au Nouveau Latina de nous permettre de voir ce film sur Paris :D

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  3. @Northstar : Même s’il ne s’agit pas d’un blockbuster que tous les cinémas s’arrachent, j’ai été surpris de constater que seules 2 salles françaises diffusent « Were the World Mine ». Alors comme le dit Soubi, merci au Nouveau Latina de nous permettre de le voir à Paris.

    @Soubi : Après avoir jeté un oeil à la page Wikipedia de Tom Gustafson, j’ai en effet vu qu’il avait commencé par un court-métrage dont ce film est inspiré. Il faudra que je trouve un moyen de le voir, pour comparer.

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  4. Je vois pas en quoi ce film est moins propice à être diffusé qu’un obscur film d’auteur sous-titré de 3 heures incompréhensible. En plus dans chaque ville il y a un cinéma réservé aux films d’auteur un peu atypique, dommage…
    Et sinon, juste pour savoir, il y avait beaucoup de gays dans la salle? (voir que ça ^^)

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  5. Ah oui, mais Brokeback Moutain, je sais pas, un coup de génie, l’exception qui confirme la règle.(Tu prêches un converti!)
    Mais le ton était triste, très triste, comme si on ne pouvait pas faire un film sur les gay sans que se soit forcément un drame, ou une comédie.
    J’ai l’impression qu’il n’existe qu’une seule sorte de film gay, ceux où le personnage principal se bat avec son homosexualité. C’est sur, c’est un sujet important, mais ça résume pas les homos. Pourquoi pas un film avec un personnage principal homo bien dans sa peau qui sauve le monde?^^
    Quelqu’un m’a dit que l’homosexualité est un sujet et non une moeurs.

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    1. Tu as raison sur un point : rares sont les films où l’homosexualité d’un personnage n’est qu’un aspect de son identité et non pas un élément de l’intrigue ou un « obstacle » au sens scénaristique du terme.

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      1. Il reste les séries pour voir des homos un peu plus gais.

        Il y a une série anglaise à succès où le personnage principal est homo et qui ne gène personne. Torchwood est avant tout une série de SF dont l’homosexualité est un élément banal de la vie quotidienne (A essayer).

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  6. @PommeFraise : C’est vrai, j’avais oublié Torchwood, exemple parfait où l’homosexualité (ou plutôt bisexualité dans ce cas) d’un personnage n’est qu’un élément parmi d’autres de son identité.

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