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A Clash of Kings (Le Trône de Fer 3-5)

A Clash of Kings

A Clash of Kings

A Clash of Kings est le deuxième volume de la saga « A Song of Ice and Fire » de George R.R. Martin. Publié en 1998, deux ans après A Game of Thrones dont j’avais déjà parlé ici, il reprend le récit là où il avait été interrompu à la fin du premier volume. Difficile de parler de ce roman sans évoquer l’histoire du premier, je préviens tout de suite que ce billet risque de dévoiler des éléments majeurs du premier roman : j’invite donc ceux qui n’ont pas encore lu A Game of Thrones et ont l’intention de le lire à ne pas poursuivre la lecture de ce billet.

Après la mort du roi Robert Barathéon et l’exécution d’Eddard Stark sur les ordres du jeune roi Joffrey, héritier de Robert mais en réalité le fruit de entre la reine Cersei et de son frère Jaime Lannister, les Sept Royaumes sont au bord de la guerre civile. Les prétendants au Trône de Fer engagent leurs forces dans la bataille et ce roman nous permet d’être en première ligne à travers le regard de plusieurs personnages :

– Tyrion Lannister, frère cadet de Cersei et Jaime Lannister, Main du Roi par interim pendant que son père Tywin Lannister mène ses troupes contre les opposants au roi Joffrey

– Catelyn Stark, née Tully, veuve d’Eddard Stark et mère de ses cinq enfants, dont Robb, le nouveau Roi du Nord

– Sansa Stark, fille de Catelyn et Eddard Stark, « fiancée » de Joffrey mais surtout otage de la famille Lannister à King’s Landing

– Arya Stark, l’autre fille de Catelyn et Eddard Stark, qui a fui King’s Landing après l’exécution de son père grâce à l’aide de Yoren, un homme de la Garde de Nuit

– Bran Stark, fils de Catelyn et Eddard Stark, héritier de Winterfell et du Royaume du Nord, Prince de Winterfell en l’absence de Robb, parti au Sud

– Jon Snow, fils bâtard d’Eddard Stark, membre de la Garde de Nuit qui protège les Sept Royaumes grâce au Mur géant qui borde le Nord

– Daenerys Targaryen, dernière survivante de l’ancienne lignée royale, exilée à l’Est, et surtout « mère » de trois dragons depuis la fin du premier volume

– Davos Seaworth, un ancien contrebandier, fait chevalier après le siège de Storm’s End par Stannis Barathéon, frère de Robert et prétendant au Trône de Fer qu’il sert loyalement depuis

– Theon Greyjoy , fils aîné de Balon Greyjoy, otage de la famille Stark depuis l’échec de la rébellion de son père contre le roi Robert il y a dix ans, et compagnon de Robb Stark

Quant au prologue, il nous permet de découvrir Stannis Barathéon et son entourage par les yeux du Maester Cressen, son vieux conseiller qui se méfie de Melisandre, une prêtresse qui gagne chaque jour en influence sur son maître, héritier légitime du Trône de Fer.

On notera que l’éventail de personnages est plus large que dans le premier volume. Même si elle reste majoritaire (cinq personnages sur les neuf narrateurs contre six sur huit dans le premier tome), la famille Stark laisse plus de place aux autres personnages. C’est sans doute l’histoire qui veut cela : puisque le royaume vit une terrible guerre civile qui divise les familles nobles, il fallait de nouveaux personnages qui suivre le récit aux quatre coins de Westeros. C’est sans doute dans ce tome que l’idée de George R.R. Martin d’avoir des chapitres avec des narrateurs différents trouve tout son sens, puisque cela nous permet de suivre la guerre au plus près de l’action et des intrigues.

C’est un vrai plaisir d’avancer dans le récit avec les yeux des différents personnages, même si tous n’ont pas le même degré d’intérêt. Mes chapitres préférés sont ceux de Tyrion Lannister, car ils nous permettent de découvrir les intrigues à la cour et la préparation de la bataille contre Stannis Barathéon, apogée d’un roman épique. J’ai particulièrement apprécié de pouvoir assister au déroulement de cette guerre civile à travers différents points de vue, ce qui permet de s’éloigner d’un manichéisme parfois trop évident. Bien sûr, la famille Stark reste présentée comme les « gentils » de l’histoire, mais comment prendre parti entre le rigide Stannis Barathéon (et l’inquiétant Melisandre qui l’accompagne) et les Lannister (représentés par la garce Cersei et le génial Tyrion) ? On retrouve là aussi la richesse et la complexité des personnages, l’un des points forts de cette saga.

Je dois dire que ce tome est à ce jour mon préféré de la série : là où A Game of Thrones était une introduction étonnante et passionnante, A Clash of Kings entre complètement et magistralement au coeur de l’histoire. C’est épique, c’est riche, c’est étonnant, c’est parfois drôle, parfois émouvant, et toujours passionnant. Un régal.

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  1. 10 janvier 2010 à 23:22

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