J’avais commencé à parler ici, , et enfin par ici des premiers épisodes de Babylon 5, une série TV de science-fiction qui fait partie de mon Top 5, en compagnie de The West Wing, Battlestar Galactica, Veronica Mars, Rome, et Desperate Housewives (oui, je sais, ça fait six en tout mais je n’arrive pas à départager les deux dernières). L’exercice de chroniquer chacun des épisodes au fur et à mesure s’est avéré un échec, j’ai donc décidé de compiler chaque saison dans un billet, d’autant que le format de la série s’y prête : chaque série constitue un chapitre à part entière d’une histoire qui défile devant nous comme les pages d’un roman. Car la particularité de Babylon 5 est de porter un récit qui court sur presque toute la série, avec des éléments importants qui avaient été conçus dès le début de la série. Certains détails de la première saison prennent tout leur sens dans la suite dans la série : c’est la magie de Babylon 5.

Babylon 5, season 1

Chaque saison porte un titre (également porté par un épisode majeur de la saison) qui révèle le thème et le ton de la vingtaine d’épisodes qui la composent. Pour la première saison, il s’agit de Signs and Portents (Signes et Présages en VF). Ce titre décrit bien la saison, qui introduit les personnages sans entrer dans le récit principal de la série. Nous n’avons droit à des signes, des présages, des allusions et des références qui trouveront une signification et une explication dans les saisons suivantes. C’est une première saison lente, parfois ennuyante. Certains épisodes sont franchement médiocres, d’autres sont bons mais sans jamais atteindre la qualité des meilleurs épisodes de la série. Cette saison est un peu comme un passage obligé, un long couloir qu’il faut traverser avant d’arriver à la salle de bal.

It was the dawn of the third age of mankind, ten years after the Earth/Minbari war. The Babylon Project was a dream given form. Its goal, to prevent another war by creating a place where humans and aliens could work out their differences peacefully. It’s a port of call – home away from home for diplomats, hustlers, entrepreneurs, and wanderers. Humans and aliens wrapped in two million, five hundred thousand tons of spinning metal, all alone in the night. It can be a dangerous place, but it’s our last best hope for peace. This is the story of the last of the Babylon stations. The year is 2258. The name of the place is Babylon 5.

Malgré tout, cette longue introduction permet de nous familiariser avec le contexte de la série. Le récit commence en 2258, dix ans avec la guerre avec la Terre et les Minbari, une civivisation extra-terrestre qui était à deux doigts d’anéantir la race humaine avant de capituler à la surprise générale pour des raisons encore mystérieuses. La station Babylon 5 a été bâtie pour servir de point de rencontre et d’échange entre les nombreuses races peuplant l’univers. Cette saison nous aide également à découvrir et apprécier les personnages, tous différents et intéressants :

Sinclair

Jeffrey Sinclair, originaire de Mars, ancien pilote rescapé de la dernier bataille contre les Minbari, commandant de la station et représentant de l’Alliance Terrienne sur la station. L’acteur, auquel certains ont reproché son manque de charisme pour le rôle, y est peut-être pour quelque chose, mais Sinclair semble plus à l’aise dans son rôle d’ambassadeur que dans celui d’officier supérieur.

Ivanova

Susan Ivanova, originaire de Russie, lieutenant-commandant de l’Alliance Terrienne, officier en second sur Babylon 5. Très compétente et impliquée dans sa fonction, elle peut sembler dure mais c’est l’un de mes personnages préférés.

Garibaldi

Michael Garibaldi, chef de la sécurité sur Babylon 5 et ami de longue date du commandant Sinclair. Un passé trouble mais un personnage qui ne m’a jamais vraiment intéressé.

Franklin

Docteur Stephen Franklin, xénobiologiste et médecin en chef sur Babylon 5. La vie est sacrée pour lui. Le personnage qui m’ennuie le plus, de loin.

Talia

Talia Winters, télépathe résidente de la station, membre du Corps Psi (l’organisation qui regroupe tous les télépathes de l’Alliance Terrienne). Une beauté froide et un personnage passionnant.

Delenn

Delenn, ambasseur de la Fédération Minbari sur Babylon 5, membre de la caste religieuse. Elle semble savoir beaucoup de choses que beaucoup ignorent, en commençant par les raisons de la capitulation de son peuple face à la Terre à la veille d’une victoire éclatante.

Londo

Londo Mollari, ambassadeur de la République Centauri, la première civilisation extra-terrestre rencontrée par les humains. Notalgique de la glorieuse grandeur passée de son peuple, Londo est souvent aperçu dans les bars et casinos de Babylon 5.

G’Kar

G’Kar, représentant du Régime Narn sur Babylon 5. Impulsif et patriote jusqu’à l’extrême, il hait les Centauri, qui ont asservi son peuple pendant cent ans avant qu’une rebellion sanglante mette fin à l’occupation de la planète Narn.

Kosh

Kosh, ambassadeur Vorlon sur la station, étrange créature qu’on ne voit jamais sans sa combinaison qui cache son apparence. Les Vorlons sont une race mystérieuse et Kosh en est le représentant parfait : il parle par énigmes et rares sont ceux qui le comprennent.

Vir Lennier Na’Toth

Vir Cotto, Lennier, et Na’Toth, respectivement attachés diplomatiques des ambassadeurs Mollari, Delenn et G’Kar, des personnages secondaires attachants qui apportent parfois une touche d’humour.

Cette première saison comporte des épisodes très réussis : The Parliament of Dreams qui parle de religions, Mind War qui introduit le personnage de Bester, un membre influent du Corps Psi, And The Sky Full of Stars qui dévoile ce qui est arrivé à Jeffrey Sinclair lors du dernier affrontement entre l’Alliance Terrienne et les Minbari, Deathwalker sur la quête de l’immortalité, Signs and Portents qui donne son titre à la saison et lance subtilement l’intrigue principale de la série, Babylon Squared qui explique en partie de ce qui est arrivé à Babylon 4, la station qui a précédé Babylon 5 et qui avait disparu dans des conditions mystérieuses, et Crysalis qui clôt magistralement la saison.

Cette saison contient également des références importantes pour la suite de l’histoire. La première fois que je l’ai regardée, j’ai trouvé ça lent et parfois ennuyant, décevant par rapport à tout le bien qu’on m’avait dit de la série. J’aurais pu abandonner mais j’ai insisté car on m’avait prévenu que la qualité allait en s’améliorant, que la première saison est un cap difficile à passer mais que la suite en vaut vraiment la peine. Je ne le regrette pas. En la revoyant une deuxième puis une troisième fois, j’ai remarqué une multitude de petits détails et d’allusions à des points majeurs de la série. C’est un peu comme revoir le film Sixième Sens en connaissant la fin après l’avoir vu une première fois.

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7 commentaires sur « Babylon 5, saison 1 »

  1. Bonjour,
    Merci pour cette critique ! Mais à votre avis, faut-il absolument voir la saison 1, ne peut-on pas commencer à la saison 2 ? Tout le monde dit que la saison 1 est moyenne voire pénible à regarder, j’hésite donc…

    Merci !

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  2. @Flam : La saison 1 est effectivement médiocre, voire pénible. Mais je conseille tout de même de la regarder pour découvrir les « fondations » de l’histoire : on y trouve beaucoup de détails qui trouveront leur explication et leur importance dans les saisons suivantes. Cette série a la particularité d’avoir une véritable intrigue qui se joue sur l’ensemble des saisons, il faut donc la savourer du début à la fin.

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  3. J’ai adoré cette série! C’est son coté humain je pense. C’est vrai que les effets spéciaux piquent un peu les yeux, mais je trouve que les acteurs s’impliquent vraiment. En même temps je m’attendais à un truc mauvais, brouillon et finalement j’ai pris beaucoup de plaisir. Je crois qu’il ne faut pas spécialement en attendre beaucoup. Les personnages et l’univers sont attachants et le fait qu’il y ait des fils conducteurs aide beaucoup.

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    1. @Northstar : Les personnages et le fil conducteur entre les saisons sont effectivement à mes yeux les deux gros points forts de cette série. Parmi les personnages, Londo Mollari et G’Kar sont certainement ceux qui sont les plus intéressants et les plus touchants, par forcément dans cette première saison mais sur l’ensemble de la série.

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  4. Oui, ils me semblent être les plus attachant, parce Delenn…Très bien au début, mais pour l’instant, j’ai du mal à me faire à son changement…

    Je sais pas si tu as déjà eu l’occasion de comparer la VF à la VO, mais la façon dont Londo prononce G’Kar, avec son accent magnifique en VO devient ridicule en VF.

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    1. Delenn n’est pas non plus mon personnage préféré, que ce soit avant ou après sa transformation.

      J’ai vu la série en VF la première fois, et je l’ai revue ensuite en VO. C’est vrai que la voix de Londo en VO est très différente (et plus naturelle) qu’en VF. Le contraste est saisissant.

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