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Sweeney Todd

Pour le cinéma, j’ai une règle d’or : je ne rate jamais un film de Tim Burton. C’est l’un des rares réalisateurs pour lequel je suis capable d’aller voir un film dès la semaine de sa sortie. Habituellement, j’attends une semaine ou deux que les salles commencent à se vider. Son nouveau long-métrage Sweeney Todd, The Demon Barber of Fleet Street est sorti mercredi et je suis allé le voir cet après-midi. J’en sorti conquis.

Sweeney Todd est un personnage populaire du folklore anglais présent dans de nombreuses oeuvres : livres, pièces de théâtre, films, téléfilms, et comédies musicales. Le long-métrage de Tim Burton est lui-même inspiré d’une comédie musicale créée par Stephen Sondheim en 1979 (très bonne année !), le film reprend d’ailleurs les chansons de la comédie musicale, interprétées par les acteurs eux-mêmes.

L’histoire, résumée par Allociné :

Après avoir croupi pendant quinze ans dans une prison australienne, Benjamin Barker s’évade et regagne Londres avec une seule idée en tête : se venger de l’infâme Juge Turpin qui le condamna pour lui ravir sa femme, Lucy, et son bébé, Johanna. Adoptant le nom de Sweeney Todd, il reprend possession de son échoppe de barbier, située au-dessus de la boulangerie de Mme Nellie lovett. Celle-ci l’informe que Lucy se donna la mort après avoir été violée par Turpin.

Lorsque son flamboyant rival Pirelli menace de le démasquer, Sweeney est contraint de l’égorger. L’astucieuse Mme Lovett vole à son secours : pour le débarrasser de l’encombrant cadavre, elle lui propose d’en faire de la chair à pâté, ce qui relancera du même coup ses propres affaires.

Sweeney découvre que Turpin a maintenant des visées sur Johanna, qu’il séquestre avec la complicité de son âme damnée, le Bailli Bamford. L’adolescente a attiré les regards d’un jeune marin, Anthony, celui-là même qui avait sauvé Sweeney lors de son évasion. Amoureux fou de la jeune innocente, Anthony se promet de l’épouser après l’avoir arrachée à Turpin.

Pendant ce temps, le quartier de Fleet Street s’est entiché des tartes très spéciales de Mme Lovett, et celle-ci se prend à rêver d’une nouvelle vie, respectable et bourgeoise, avec Sweeney pour époux et Toby, l’ancien assistant de Pirelli, comme fils adoptif. Mais Sweeney est bien décidé à mener à terme sa vengeance, quel qu’en soit le coût …

Les trois personnages principaux sont interprétés magistralement par trois artistes de grand talent : Johnny Depp pour Sweeney Todd, Helena Bonham Carter pour Mrs. Ovett, et Alan Rickman pour le Juge Turpin. Johnny Depp est désormais un habitué des films de Tim Burton et c’est sa prestation qui m’a le plus impressionné, cet acteur est génial, capable d’incarner des rôles aussi différents que ceux d’Edward dans Edward aux mains d’argent, Jack Barrow dans Pirates des Caraïbes, Willy Wonka dans Charlie et la chocolaterie ou James Barrie dans Neverland. Helena Bonham Carter est elle aussi impressionnante dans un rôle déjanté qui m’a rappelé celui de Bellatrix Lestrange qu’elle incarnait dans Harry Potter et l’Ordre du Phénix. Harry Potter, dans lequel on retrouve évidemment Alan Rickman, aussi vicieux en professeur Rogue/Snape qu’en juge Turpin dans Sweeney Todd.

Les personnages secondaires sont plus ou moins remarquables : Sacha Baron Cohen est flamboyant dans le rôle d’Adolfo Pirelli, le barbier concurrent de Sweeney Todd, Laura Michelle Kelly incarne parfaitement une mystérieuse mendiante, Timothy Spall est parfois caricatural dans le rôle du Bailli Bamford, et Ed Sanders incarne Toby, l’attachant jeune apprenti de Pirelli, recueilli par Mrs. Lovett après la mort du barbier italien. Quant à Jamie Campbell Bower (dans le rôle du charmant mais transparent Anthony) et Jayne Wisener (Johanna, la fille de Sweeney Todd), il forment un jeune couple niais au possible. Entendre et voir Anthony, le regard vide, chantonner « I feel you Johanna » tous les quarts d’heure devient vite un supplice. Leur histoire est tellement inintéressante qu’elle est occultée à la fin du film : on ne saura pas ce qu’ils deviennent, et cela ne manquera pas à grand monde.

Outre la qualité des comédiens dans les trois rôles principaux, le film porte une ambiance et une esthétique très réussies. Sombre et sanglante, l’atmosphère colle parfaitement à cette histoire de folle vengeance. La musique est envoûtante et les chansons s’intègrent parfois au récit. Après avoir lu l’avis de Matoo sur le film, j’avais peur qu’elles arrivent un peu comme un cheveu sur la soupe et rompent l’ambiance, mais ce n’est pas l’impression que j’ai eu finalement. A part les passages pseudo-romantiques avec Anthony dont j’ai déjà parlé, les chansons sont plaisantes et participent à l’atmosphère du film.

Sweeney Tood est un film haletant et très réussi: je n’ai pas vu le temps passer et j’en suis sorti avec l’envie de découvrir la comédie musicale de Stephen Sondheim. Ce long-métrage est clairement mon coup de coeur cinématographique de ce début d’année et il sera difficilement détrôné. Tim Burton est un génie.

Catégories :Cinéma, TV & DVD Étiquettes :
  1. Laure
    14 juin 2008 à 21:36

    Il ne joue pas Jack Barrow mais Jack Sparrow (qui veut dire moineau en anglais, d’où son tatouage que l’on voit dans le premier film).
    Je souligne juste la faute de frappe :)

    Good bye.

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