Je ne connaissais pas Daniel Arsand avant de découvrir cette semaine son nouveau roman : Des amants. Je l’ai acheté à la FNAC lundi dernier : en prévision de trois jours en déplacement pour le boulot, je cherchais un peu de lecture pour occuper mes trajets en train et mes soirées à l’hôtel. Le titre m’a intrigué et la quatrième de couverture m’a convaincu :

« Ne nous quittons jamais.

Nous ne nous quitterons jamais.

Comme dans une chanson qui a sans doute déjà été écrite.

Une chanson de rien.

Rien. Un mot qu’affectionne Sébastien.

Rien. Un mot que Balthazar prononce très peu souvent. Le temps n’en est pas encore venu. Mais cela viendra, comme le reste. Et c’est, ce sera quoi, le reste ? Et le reste de quoi ?

Rien. Pas vraiment, se dit Sébastien. Il y a Balthazar. Et il y a l’amour. »

Des amants est un magnifique chant d’amour et d’humanité. A travers l’histoire incandescente de Balthazar et Sébastien, il dénonce l’intolérance de la société, d’hier et d’aujourd’hui.

L’action se déroule en 1749, quarante ans avant la Révolution. Sébastien Faure a quinze ans, c’est un fils de paysan. Balthazar de Créon est un jeune noble. Après une chute de cheval à laquelle Sébastien assiste, Balthazar fait de lui son protégé, son ami, son amant. A Moulins puis à Paris où le roi requiert sa présence, contre l’avis de sa mère, Balthazar ne sépare plus de son compagnon et risque sa réputation et sa vie par amour pour Sébastien. Celui-ci lui sera infidèle, mais l’amour sera toujours là entre eux.

Comment ne pas noter l’étrange similitude avec Un homme accidentel de Philippe Besson ? J’ai lu ces deux romans l’un après l’autre et la ressemblance m’a frappé. Dans les deux livres, nous assistons à une rencontre accidentelle de deux êtres que tout oppose (le flic et l’acteur pour Philippe Besson, le noble et le paysan pour Daniel Arsand). Dans les deux histoires, la passion va isoler les deux hommes du reste du monde et les mener à leur chute.

Les deux romans sont malgré tout différents. Dans Des amants, Daniel Arsand dépeint habilement la folie d’une mère qui perd son fils et le désespoir d’un garçon qui réalise qu’il ne verra plus son compagnon. C’est parfois grandiloquent et mélodramatique, à l’inverse de l’émotion retenue que Philippe Besson parvient à créer dans Un homme accidentel. J’ai apprécié Des amants mais ma préférence va nettement au roman de Philippe Besson. Il ne restera pas dans ma mémoire, peut-être parce qu’il a précédé un roman qui, lui, restera inoubliable à mes yeux.

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