Lui, si délicat dans sa tendresse,
Si raffiné dans ses caresses,
Que j’ai tenu dans mes bras
Quand il avait besoin de moi.
Je l’ai quitté pour d’autres mains,
Pour des briseurs de destin
Et des empêcheurs d’exister :
Bien fait pour moi.
Si vous saviez comme je l’aimais.
Plus qu’aucun autre, je l’admirais.

Depuis, dans un brouillard,
Je n’sais plus où je vais,
Et je me rattatine à petits pas.
Et je bous de le revoir
Pour apaiser mon désespoir.
Je voudrais fuir vers d’autres nuits
Et j’ai chanté seulement pour lui
Les souvenirs qui nous ressemblent
Et qui nous hantent
Et qui s’en vont vers le soleil

Lui, qui m’a dit d’un ton vainqueur
qu’il n’y a plus de doute ni de douleur
Dans la musique et dans mon cœur.
Je le tuerais d’avoir pensé ça.
Et s’il y a des choses qu’il ignore,
Il n’a qu’à m’écouter plus fort
Jusqu’à ce que la mort de l’un ou bien de l’autre
Souffle la bulle de nos amours.

Lui, sans qui je ne serais rien au monde,
Je l’aimerais toujours, à genoux.
Je vis ma vie … oh … comme tout le monde :
Le temps dessèche ce qu’il inonde.
Et pour avoir connu l’immonde
Je voudrais vivre le meilleur
Ce qui n’arrive que dans les contes
Qu’on dit sur l’heure
Où notre lune s’en va très haut
Et quand les dieux sont au repos…

(Mortelles pensées, Véronique Sanson)

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