Archive

Articles avec le mot clé ‘musique’

Le Concert

15 novembre 2009 Laisser un commentaire
Le Concert

Le Concert

Le Concert est pour moi l’une des bonnes surprises cinématographiques de cette fin d’année. J’y suis allé grâce à une bande-annonce réussie et un commentaire élogieux sur Twitter ; j’en suis sorti très agréablement surpris. Je m’attendais à un film sympathique et touchant et j’ai été comblé.

L’histoire en quelques lignes :

A l’époque de Brejnev, Andrei Filipov était le plus grand chef d’orchestre d’Union soviétique et dirigeait le célèbre Orchestre du Bolchoï. Mais après avoir refusé de se séparer de ses musiciens juifs, dont son meilleur ami Sacha, il a été licencié en pleine gloire. Trente ans plus tard, il travaille toujours au Bolchoï mais… comme homme de ménage.
Un soir, alors qu’Andrei est resté très tard pour astiquer le bureau du maître des lieux, il tombe sur un fax adressé au directeur : il s’agit d’une invitation du Théâtre du Châtelet conviant l’orchestre du Bolchoï à venir jouer à Paris… Soudain, Andrei a une idée de folie : pourquoi ne pas réunir ses anciens copains musiciens, qui vivent aujourd’hui de petits boulots, et les emmener à Paris, en les faisant passer pour le Bolchoï ? L’occasion tant attendue de prendre enfin leur revanche …

C’est à partir de cette idée de départ que se déroule un film à la fois drôle et émouvant. C’est cette dualité de ton qui m’a particulièrement surpris et plu tout au long du film. Pendant deux heures, que je n’ai d’ailleurs pas vu passer, on passe en effet de scènes hilarantes et des moments plus touchants, sans que cela paraisse artificiel.

Le film est très bien construit, magnifiquement écrit, et interprété par des comédiens talentueux : Aleksei Guskov dans le rôle du Maestro, le chef d’orchestre Andrei Filipov ; Mélanie Laurent dans celui de la jeune soliste Anne-Marie Jacquet ; Dimitry Nazarov en géant au grand coeur, meilleur ami d’Andrei ; Valeri Barinov, “manager” de l’orchestre et nostalgique de l’idéal communiste ; François Berléand, excellent et hilarant en directeur autoritaire du Théâtre du Châtelet ; Miou-Miou en agent et amie d’Anne-Marie Jacquet.

Je ne peux terminer ce billet sans parler du final, absolument magnifique. Le réalisateur Radu Mihaileanu réussit le tour de force de terminer son film par un quart d’ heure de musique classique, seulement accompagnée par quelques paroles par-ci par-là, et à captiver et émouvoir le public. J’ai vu quelques spectateurs essuyer quelques larmes lorsque les lumières se sont rallumées à la fin de la séance ; j’étais de ceux-ci …

Catégories:Cinéma, TV & DVD Mots-clefs :,

Les yeux au ciel

6 mars 2008 1 commentaire

Le soleil inonde le ciel
Mes jours en hiver passés à t’oublier
Où chaque seconde est une poignée de terre
Où chaque minute
Est un sanglot
Vois comme je lutte
Vois ce que je perds
En sang et en eau
En sang et en eau

[...]

Le soleil inonde le ciel
Mes jours en enfer passés a t’enterrer
Où chaque seconde est une poignée de terre
Où chaque minute
Est un caveau
Vois comme je lutte
Vois ce que je perds
En sang et en eau
En sang et en eau

J’espère qu’au ciel
Des diables malins coupent aux anges leurs ailes
Pour que tu retombes du ciel
Dans mes bras ouverts
Cadeau providentiel

Mais chaque seconde est une poignée de terre
Mais chaque seconde est une poignée de terre
Mais chaque minute
Est un tombeau
Vois comme je lutte
Vois ce que je perds
En sang et en eau
En sang et en eau

(“Les yeux au ciel” par Louis Garrel dans Les chansons d’amour)

Catégories:Musique Mots-clefs :, ,

Je t’écris

2 février 2008 3 commentaires

Ce billet du sympathique Cédric Darval de Bayen m’a amené à lire cet autre billet plus ancien. On y parle de Grégory Lemarchal, vainqueur de la quatrième saison de la Star Academy, décédé l’an passé. Je comprends l’agacement exprimé par CDdB (tu permets que je t’appelle comme ça, hein ?) sur la mise en scène de l’émotion suite à la mort du jeune chanteur. Je comprends aussi ceux qui ont été sincèrement touchés par cette disparition. Je comprends parce que je navigue entre les deux.

Tout, depuis la première présentation de Grégory au début de la Star Academy 4 sur TF1, aurait dû me déplaire. Pourtant, ce jeune homme m’a ému au fil du temps, prime après prime, prestation après prestation. J’avoue même avoir envoyé un SMS, une fois, pour contribuer à sa victoire éclatante en finale. Je ne me l’explique pas. Sa voix m’a plu. Son prénom aussi, sans doute …

Lorsque j’ai appris sa mort l’année dernière, j’ai été choqué. Mon copain de l’époque s’est moqué de mon émotion, je l’ai haï pour cela. Comme un idiot, j’ai regardé quelques jours plus tard l’émission spéciale diffusée sur TF1. Totalement mélo, décevante sans être surprenante, cette émission qui se voulait un hommage m’a agacé. Jusqu’à ce moment : Yvan Casar au piano, et Marc Levy qui lit un texte adapté de la chanson “Je t’écris” qu’il avait écrite pour le premier album de Grégory. C’est bête, je devrais sans doute avoir honte, mais j’ai été touché.

Je t’écris des trottoirs de nos villes
Où tu nous as laissés
Je t’écris de ces soirs de lumière
Des yeux émerveillés de ceux pour qui tu chantais
De tous ceux pour qui tu résistais
Je t’écris d’un départ si discret
D’une valise oubliée avec ta vie dedans
Et les promesses abandonnées
Je t’écris pour tous ceux à qui tu as redonné force
Je t’écris en leur nom
Pour te dire merci
Merci de tes courages
De ta volonté
De ton humilité
Je t’écris aussi pour tous ceux qui doutaient
Je t’écris en leur nom
Pour te demander pardon
De Londres à Montréal
De Sonaz à Marseille
En passant par Liège
Tu as semé la joie
Tu as tout donné de toi
Sans rien demander
Sans rien attendre
Je t’écris de cette scène orpheline
En rêvant que d’autres y reprennent un jour tes mots
Fassent revivre ta voix
Et nous ramènent un peu de toi
Je t’écris du plumier d’un vieillard solitaire
Qui écoutait tes chansons
Et se sentait moins seul
Je t’écris du regard d’un enfant
Qui chantait sur tes mots
Et qui voulait grandir
Je t’écris sur cette partition où se promenait ta voix
Entraînant vers l’espoir
Un crooner disait qu’il suffisait de quelques mots, de quelques notes pour refaire le monde ensemble
Le tien était tout en couleur
Alors où que tu sois désormais
Je t’écris ébloui par tant d’humanité
La tienne

Catégories:Musique Mots-clefs :, ,

Simplement

5 janvier 2008 Laisser un commentaire

Simplement
En te regardant
J’aurais presque l’envie
De te suivre
Tranquillement
Même pour un instant
Je serais peut-être heureux
De te voir vivre

(Simplement, William Sheller)

Catégories:Ego Trip Mots-clefs :,

Where’s My Love ? (via Toli)

3 janvier 2008 Laisser un commentaire

Toli, auquel je remets officiellement le titre de “découvreur de talents” de la pédéblogosphère francophone, nous fait découvrir une chanson sublime et une artiste à suivre de près :

Where’s My Love ? de Caroline Lufkin

Catégories:Musique Mots-clefs :,

Toi t’en rêves (Narcys)

3 janvier 2008 2 commentaires

Ma découverte sympathique du matin : le clip de Toi t’en rêves, une chanson d’un artiste que je ne connaissais pas : Narcys.

Ce n’est pas tout à fait le style que j’apprécie habituellement mais j’aime bien ce clip avec ses bonhommes ressemblant à des Playmobil, et les paroles sont sympathiques.

Toi t’en rêves, toi t’en rêves, de leur montrer qui tu es,
Et t’en crèves, et t’en crèves, de n’pas pouvoir exister
Dans tes rêves, dans tes rêves, tu ne veux qu’être aimé !
Et t’en crèves, et t’en crèves, t’as mal à en crier !

Quand il s’prenait pour un cow-boy, toi tu recoiffais ta poupée,
Et tu passais les heures à te demander si ça s’faisait,
Tu regardais ta mère toujours si calme, toujours si douce,
Tu regardais ton père et tes yeux tombaient sur tes pieds …

Toi t’en rêves toi t’en rêves de leur montrer qui tu es,
Et t’en crèves et t’en crèves de n’pas pouvoir exister
Dans tes rêves dans tes rêves tu ne veux qu’être aimé !
Et t’en crèves et t’en crèves, t’as mal à en crier !

Maintenant il joue avec les filles, toi tu restes au fond d’la cours …
Si sûr de lui, comme tu l’envies ! mais ton coeur brûle d’amour …
T’écris des lettres que t’envoies pas, il les lirait même pas,
Il penserait même pas que c’est toi puisqu’il ne te voit pas …

Toi t’en rêves, toi t’en rêves, de leur montrer qui tu es,
Et t’en crèves, et t’en crèves, de n’pas pouvoir exister
Dans tes rêves, dans tes rêves, tu ne veux qu’être aimé !
Et t’en crèves, et t’en crèves, t’as mal à en crier !

Catégories:Musique Mots-clefs :, ,

Mi-maître mi-esclave

10 décembre 2007 Laisser un commentaire

Quand on a personne
On se sent tellement minable
On voit des choses abominables
On se demande s’il vaut mieux pas passer ailleurs
Mais quand on est seul
On est son propre maître à bord
Moins que l’ esclave de son remords
La fin du monde est pour demain

[...]

Quand on a personne
On rend les gens impardonnables
On se rend mille fois coupable
On se demande s’il vaut mieux pas passer ailleurs
Mais quand on est seul
On est mi-maître, mi-esclave
D’une liberté indiscutable
La fin du monde est pour demain

Et on se perd
Dans un désert impitoyable
Une solitude inoubliable
On se demande s’il vaut mieux pas passer ailleurs
Mais quand on est seul
On est mi-maître, mi-esclave
Du genre de vie qu’on se prépare
La fin du monde est pour demain

Catégories:Musique Mots-clefs :,

Barbara : dix ans

24 novembre 2007 Laisser un commentaire

Comme nous le rappelle XIII dans un billet sobre mais néanmoins émouvant, Barbara nous a quitté il y a dix ans.

Catégories:Musique Mots-clefs :,

There’s a fine, fine line

14 novembre 2007 1 commentaire

There’s a fine, fine line between a lover and a friend

There’s a fine, fine line between reality and pretend

And you never know ’til you reach the top if it was worth the uphill climb.

There’s a fine, fine line between love
And a waste of time.

There’s a fine, fine line between a fairy tale and a lie

And there’s a fine, fine line between “You’re wonderful” and “Goodbye.”

I guess if someone doesn’t love you back it isn’t such a crime,

But there’s a fine, fine line between love
And a waste of your time.

[...]

There’s a fine, fine line between together and not

And there’s a fine, fine line between what you wanted and what you got.

You gotta go after the things you want while you’re still in your prime …

There’s a fine, fine line between love
And a waste of time.

(There’s a fine, fine line, Avenue Q)

Catégories:Musique Mots-clefs :, ,

Il changeait la vie

9 novembre 2007 Laisser un commentaire

C’était un p’tit bonhomme, rien qu’un tout p’tit bonhomme
Malhabile et rêveur, un peu loupé en somme
Se croyait inutile, banni des autres hommes
Il pleurait sur son saxophone

Il y mit tant de temps, de larmes et de douleur
Les rêves de sa vie, les prisons de son cœur
Et loin des beaux discours, des grandes théories
Inspiré jour après jour de son souffle et de ses cris
Il changeait la vie

Catégories:Musique Mots-clefs :,