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Articles avec le mot clé ‘gay’

Donne-moi la main

22 novembre 2009 Laisser un commentaire
Donne-moi la main

Donne-moi la main

Donne-moi la main est le premier long-métrage de Pascal-Alex Vincent, un jeune cinéaste que j’avais découvert avec deux excellents court-métrages : Les résultats du bac en 2000 et Far-West en 2002. J’attendais donc la sortie de Donne-moi la main avec impatience mais je l’avais finalement raté au cinéma quand il était sorti en février de cette année, à la fois parce que j’étais très occupé à l’époque et parce que les critiques n’étaient pas tendres. Je l’ai finalement acheté en DVD et je l’ai regardé cet après-midi.

Le synopsis est simple et relativement classique :

Antoine et Quentin, frères jumeaux de 18 ans, décident, à l’insu de leur père, de se rendre à pied en Espagne afin d’assister aux funérailles de leur mère qu’ils ont peu connue. La route va mettre à nu leurs différences de manière insoupçonnée.

Autant le dire tout de suite : j’ai été très déçu. Le séquence d’introduction, sous la forme d’un film d’animation, est très réussie esthétiquement mais la suite du film ne suit pas. Je me suis ennuyé quasiment du début à la fin, incapable de suivre le propos du film, de m’intéresser au récit du voyage des deux personnages principaux et des rencontres qu’ils font tout au long du trajet vers l’Espagne. Je n’ai été ébloui ni par le jeu d’acteurs des jumeaux Victor et Alexandre Carril, ni par la réalisation. L’un des points qui m’a le plus dérangé, je pense, est la rareté des dialogues. J’ai toujours eu beaucoup de mal avec les films composés de longs plans muets, et Donne-moi la main en est l’illustration parfaite.

Espérons que les prochains projets de Pascal-Alex Vincent retrouvent la fraîcheur de ses premiers courts-métrages !

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Fantasme(s)

3 novembre 2009 2 commentaires

Voir son fantasme s’approcher, en être si proche, le toucher presque du bout des doigts, hésiter l’espace de quelques secondes, et le voir s’éloigner. C’est ce qui vient de m’arriver. C’est à la fois enivrant et douloureux.

C’est enivrant d’être emporté ainsi par le désir.

Comme une folle tempête enfantée par les brises légères accumulées au fil du temps. Comme la faim et la soif réunies face à un plateau trop appétissant. Comme un aimant attiré qui ne peut résister au métal. Comme un feu qui ne veut pas s’éteindre. Comme un alcoolique repenti face à un verre de whisky. Comme un homme seul emporté par la foule. Comme un somnambule qui ne peut empêcher ses mouvements nocturnes. Comme un vampire attiré par le sang de sa victime, un loup-garou luttant contre sa rage intérieure. Comme une voie à sens unique où tout demi-tour semble impossible. Comme une marionnette manipulée par des fils invisibles.

Comme un rêve qui devient réalité, un fantasme qui prend forme humaine, une silhouette floue qui trouve un visage. Comme une envie irrésistible, une pulsion incontrôlable, une tentation inavouable. Comme un frisson en pleine fièvre.

C’est douloureux quand le désir devient soudain impossible à assouvir.

Comme une porte qui se referme violemment. Comme une averse au milieu d’une journée ensoleillée. Comme un ordinateur qui plante en plein milieu d’une sauvegarde. Comme un train qui déraille à pleine vitesse. Comme un tourne-disque dont le bras dérape et raye le vinyle. Comme un pilote qui perd le contrôle de son véhicule en plein virage. Comme un téléphone qui sonne au moment où on allait sombrer dans le sommeil. Comme un cliffhanger jamais résolu. Comme un coup de revolver en pleine nuit. Comme un mur de briques érigé en quelques secondes.

Comme un rêve interrompu au moment crucial que l’on est condamné à revivre chaque nuit à l’identique. Comme une silhouette qui se détourne et s’éloigne. Comme une occasion impossible à oublier.

Comme un fantasme inassouvi.

Comme ce garçon au corps angélique, au visage démoniaque et au regard troublant.

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Sondage sur QAF US

1 novembre 2009 Laisser un commentaire

J’essaye la fonctionnalité de sondage proposée par WordPress avec un premier (et dernier ?) sondage sur la série Queer As Folk (version américaine).

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Queer as Folk (US), saison 1

21 septembre 2009 3 commentaires
Queer As Folk (US), saison 1

Queer as Folk (US), saison 1

J’ai toujours dit que je préférais la version UK de Queer as Folk, que la copie américaine n’égalerait jamais l’original de Channel 4. J’ai souvent dit que l’exaspérant Michael Novotny n’aura jamais l’humour de Vince Tyler, que nous aurions beaucoup à gagner si le soporifique Ted Schmidt avait connu le même destin que Phil Delaney, et que le fade Justin Taylor n’aura jamais le charme de Nathan Maloney.

Pourtant, à chaque fois que je revois le dernier épisode de la première saison de Queer As Folk je me dis que cette version américaine a tout de même des qualités. La principale étant de réussir à m’émouvoir avec la fameuse scène du bal de promo sur Save the last dance for me.

L’autre qualité, plus anecdotique, étant la jolie trombine de Blake ;-)

Blake

Blake

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Un coeur sauvage

14 septembre 2009 Laisser un commentaire
Un coeur sauvage

Un coeur sauvage

Pour occuper cette longue soirée dans la chambre d’hôtel où je me retrouve pour cette nouvelle semaine en déplacement, j’ai regardé Un coeur sauvage, une pièce de théâtre de Christophe Botti, jouée au Tango et éditée en DVD en 2005 par Antiprod. J’avais déjà regardé ce DVD il y a quelques mois et j’avais envie de le revoir depuis ce week-end, je l’avais donc glissé dans ma valise pour cette semaine.

A 17 ans, Mathan trouve qu’il est douloureux d’être soi, douloureux aussi de tomber amoureux, surtout quand cet amour ne ressemble pas aux autres. Entre deux étés, aux côtés de ses amis François et Virginie, il lui faudra découvrir ses désirs, affronter l’homophobie et surmonter sa peur de ne pas être accepté tel qu’il est.

Que dire pour vous donner envie de voir cette pièce sans en raconter tout en détail ? Les dialogues manquent un peu de maturité et sonnent faux à certains moments, la mise en scène est parfois excessive et maladroite, mais la pièce est globalement drôle et touchante. C’est un portrait réussi de trois adolescents : Edouard Collin est irrésistiblement craquant dans le rôle de Mathan ; dans un autre style, Julien Alluguette est très charmant lui aussi dans celui de François ; quant à Violaine Brebion, elle incarne avec beaucoup de justesse une adolescente mi-ingénue, mi-émouvante. On  y parle de l’adolescence, de l’homosexualité et de l’homophobie, de l’amour et de l’amitié en général. Il y a des moments mignons, gentillets, d’autres sont drôles, il y a aussi des scènes très fortes. La pièce comporte également deux passages chantés : Edouard Collin n’a sans doute pas une grande voix et une technique de chant parfaite, mais on pardonne tout à cette gueule d’ange et ces passages sont finalement plutôt agréables.

Bref, je suis passé du rire à l’émotion tout au long de la pièce et j’ai passé un bon moment en la revoyant.

Juste une question d’amour

13 septembre 2009 2 commentaires
Juste une question d'amour

Juste une question d'amour

Décidément ! Peu de temps après avoir redécouvert avec plaisir la version anglaise de Queer As Folk, je continue bien involontairement un cycle sur l’histoire de l’homosexualité à la télévision avec Juste une question d’amour, un téléfilm qui a fait beaucoup pour la visibilité de l’homosexualité en France. Diffusé en prime-time par France 2 en janvier 2000, ce fut l’un des premiers téléfilms (si ce n’est le premier ?) à aborder ouvertement le thème de l’homosexualité à une heure de grande écoute et à trouver son public, avec plus de 6 millions de téléspectateurs lors de sa première diffusion.

On y suit l’histoire d’amour entre Laurent, étudiant en lycée agricole, et Cédric, son jeune maître de stage, ainsi que les relations entre Laurent et ses parents avant et après la révélation de son homosexualité. Le scénario est à la fois banal et plein de finesse, il évite les excès de bons sentiments qu’on retrouve parfois dans ce genre d’histoires, tout en abordant avec subtilité les thèmes de l’acceptation de soi, du coming-out et de l’homophobie. C’est une belle histoire, très bien servie par des comédiens de talent : le très mignon Cyrille Thouvenin dans le rôle de Laurent, le charmant Stephan Guerin Tillié dans celui de Cédric, et surtout l’excellente Eva Darlan, formidable dans le rôle d’Eva, la mère de Cédric.

Presque dix ans après sa première diffusion, ce téléfilm n’a pas pris une ride : j’ai pris beaucoup de plaisir à le revoir ce soir, j’ai été touché par l’histoire et les personnages comme la première fois. C’est un très bon film qui réussit à faire réfléchir sur des thèmes difficiles sans tomber dans la facilité. Une oeuvre à conseiller à tous les jeunes gens qui se posent des questions sur leur sexualité, et à leurs parents.

Queer As Folk (UK)

30 août 2009 6 commentaires
Queer As Folk (UK)

Queer As Folk (UK)

J’avais vingt ans que la chaîne britannique Channel 4 a diffusé cette série que certains qualifient de révolutionnaire, et d’autres de série culte, parce qu’elle fut la première à mettre en scène uniquement des personnages principaux homosexuels. Je l’ai découverte quelques mois plus tard à l’occasion d’une “nuit gay” sur Canal Plus et j’avais été marqué par l’histoire, les personnages, et le ton inédit de cette série. Pour la première fois, alors que je débarquais tout juste à Paris, je découvrais sur petit écran des personnages qui assumaient leur homosexualité et vivaient, riaient, dansaient et baisaient au sein d’une communauté dont je me sentais à la fois proche et différent.

Les hasards de la vie, de mauvais souvenirs associés à cette série, m’en ont éloigné pendant quelque temps, mais j’ai finalement craqué récemment : j’ai redécouvert cette série avec beaucoup de plaisir. J’ai ri et j’ai été ému comme la première fois. J’ai retrouvé certaines scènes mythiques : le coming-out de Stuart à ses parents, l’affrontement verbal entre Nathan et son professeur, le final avec les adieux de Stuart et Vince à Nathan.

Stuart est toujours aussi prétentieux, je ne comprends toujours pas comment il peut être considéré comme un “dieu”. Vince est toujours aussi irritant. Hazel est toujours aussi drôle, déjantée et touchante. Alexander aussi, dans un autre style. Et Nathan (Charlie Hunnam) est toujours un petit merdeux, mais un merdeux terriblement craquant …

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Brüno

24 juillet 2009 3 commentaires
Brüno

Brüno

J’avais très peur avant d’aller voir ce film. Je ne suis pas un grand fan de Sacha Baron Cohen, le phénomène Borat m’était complètement passé au-dessus. La première demie-heure ne m’a pas rassuré : les gags étaient drôles mais d’une lourdeur voire d’une vulgarité qui me faisaient craindre le pire pour l’heure restante. Heureusement, le scénario connaît un tournant qui donne un nouveau ton, plus second degré et plus riche, tout en restant très drôle. La scène dans l’arène de catch à la fin est tout simplement géniale, d’une profondeur à laquelle on se s’attend pas dans un film estampillé humoristique.

Voici un article qui résume très bien ce que j’ai pensé de ce film :

Brüno, une farce moderne sur l’homophobie (par Yannick Barbe, sur Yagg)

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Poster Boy

6 janvier 2008 Laisser un commentaire

Quand les repères s’écroulent, quand les pensées deviennent trop envahissantes, un bon moyen de penser à autre chose peut être de se plonger dans un bon film pendant une heure et demie. C’est ce que j’ai fait ce soir en regardant le DVD de Poster Boy que j’avais reçu cette semaine.

Poster Boy

Le résumé du film, tel qu’il apparait au dos de la boîte :

Henry est un jeune étudiant gay dont le père est un sénateur ultra-conservation très médiatique. Lors d’une soirée, Henry rencontre Anthony, un militant gay activiste. Quand Anthony apprend qui est le père d’Henry, il décide de se servir de l’homosexualité du jeune homme pour porter un coup fatal à la réélection du sénateur. Mais à sa grande surprise, Anthony craque pour Henry. Entre convictions politiques et amour, Anthony doit choisir … Henry pourra-t-il garder son secret ?

Ces quelques lignes, un peu cul cul la praline, ne rendent pas hommage au film. Si la trame principale est fidèle au résumé, le film est plus subtil que cela.

Anthony (Jack Noseworthy) est touchant dans ses tentatives de se rapprocher d’Henry (Matt Newton), lui même émouvant en fils sous la coupe d’un père (Michael Lerner) qui représente tout ce qu’il déteste. Le personnage de Lizzie (Valerie Geffner), la meilleure amie d’Anthony, est également intéressant notamment dans sa relation avec la mère d’Henry (Karen Allen).

Le scénario ne recèle pas de réelle surprise mais est servi par quelques scènes réussies. Je m’attendais à un film gnan-gnan avec deux beaux gosses agréables à regarder et j’ai finalement passé un bon moment devant un film meilleur que l’affiche et le résumé le laissent supposer. Pas le chef d’oeuvre de l’année, mais un DVD à regarder à l’occasion.

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Toi t’en rêves (Narcys)

3 janvier 2008 2 commentaires

Ma découverte sympathique du matin : le clip de Toi t’en rêves, une chanson d’un artiste que je ne connaissais pas : Narcys.

Ce n’est pas tout à fait le style que j’apprécie habituellement mais j’aime bien ce clip avec ses bonhommes ressemblant à des Playmobil, et les paroles sont sympathiques.

Toi t’en rêves, toi t’en rêves, de leur montrer qui tu es,
Et t’en crèves, et t’en crèves, de n’pas pouvoir exister
Dans tes rêves, dans tes rêves, tu ne veux qu’être aimé !
Et t’en crèves, et t’en crèves, t’as mal à en crier !

Quand il s’prenait pour un cow-boy, toi tu recoiffais ta poupée,
Et tu passais les heures à te demander si ça s’faisait,
Tu regardais ta mère toujours si calme, toujours si douce,
Tu regardais ton père et tes yeux tombaient sur tes pieds …

Toi t’en rêves toi t’en rêves de leur montrer qui tu es,
Et t’en crèves et t’en crèves de n’pas pouvoir exister
Dans tes rêves dans tes rêves tu ne veux qu’être aimé !
Et t’en crèves et t’en crèves, t’as mal à en crier !

Maintenant il joue avec les filles, toi tu restes au fond d’la cours …
Si sûr de lui, comme tu l’envies ! mais ton coeur brûle d’amour …
T’écris des lettres que t’envoies pas, il les lirait même pas,
Il penserait même pas que c’est toi puisqu’il ne te voit pas …

Toi t’en rêves, toi t’en rêves, de leur montrer qui tu es,
Et t’en crèves, et t’en crèves, de n’pas pouvoir exister
Dans tes rêves, dans tes rêves, tu ne veux qu’être aimé !
Et t’en crèves, et t’en crèves, t’as mal à en crier !

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