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Articles avec le mot clé ‘amitié’

The Boy in the Striped Pyjamas

2 août 2009 1 commentaire
The Boy in the Striped Pyjamas

The Boy in the Striped Pyjamas

Inspiré du roman homonyme de John Boyne, “The Boy in the Striped Pyjamas” (“Le garçon au pyjama rayé” en français) nous raconte l’histoire d’amitié entre deux garçons âgés de huit ans : Bruno, le fils d’un officier S.S., et Schmuel, prisonnier d’un camp de concentration. Le roman, que j’avais lu sur les conseils de mon colocataire, m’avait bouleversé. Le film risque bien d’avoir le même effet. Difficile d’en dire plus si dévoiler l’intrigue mais il y a des images qui marquent, celles des dernières minutes de ce film en font partie. Voir peut parfois être plus fort, plus violent, que lire. Ce film en est la preuve.

Le deuil

18 juillet 2009 5 commentaires

Paris, 17 juillet 2009.

Il a suffi d’une soirée en l’honneur de l’anniversaire d’une amie de mon colocataire pour raviver le souvenir d’autres soirées similaires, celui des anniversaires du garçon qui a accompagné mon enfance et mon adolescence. Grégory. Mon premier ami. Mon premier petit ami. Celui dont j’ai l’habitude de dire qu’il m’a aidé à grandir, à m’accepter, à m’assumer, à être mieux dans ma peau, et donc à être celui que je suis aujourd’hui. Nous formions un petit groupe d’amis dont il était le trait d’union. Pour les cadeaux d’anniversaires ou de Noël, nous avions des habitudes qui me sont revenues en mémoire en découvrant les “rituels” pratiqués ou évoqués par le groupe ce soir. Rien de bien original, mais suffisamment marquant pour me replonger plusieurs années en arrière.

Cela fait plus de douze ans qu’il nous a brutalement quitté. Chaque année, le 7 mai, je me dis qu’il aurait eu vingt, vingt-cinq, trente ans, alors qu’en réalité il aura éternellement dix-huit ans. Les années ont produit leur effet sur moi mais je garde de lui le souvenir de ce jeune homme charmant tout juste sorti de l’adolescence ; c’est la dernière image qu’il me reste de lui. Cette idée un peu irrationnelle que le temps n’a plus de prise sur lui me trouble. Au fil des années, il m’est souvent arrivé de me demander comment il aurait réagi face à un événement de ma vie ou de l’actualité. Savoir qu’il n’a pas connu tout cela et que tout s’est arrêté pour lui m’angoisse, peut-être parce que cela me ramène à ma peur de ma propre mort.

Il m’arrive parfois d’imaginer ce que seraient aujourd’hui nos vies s’il était encore parmi nous. Serions-nous toujours aussi proches ? Sans doute. Que serait-il devenu ? Aurait-il réalisé ses ambitions, ses rêves ? Quel aurait été mon parcours avec lui à mes côtés ? Aurais-je fait les mêmes rencontres, aurais-je commis les mêmes erreurs ? Que penserait-il de mes amis ? Aurions-nous réussi à choisir entre amour et amitié ?

Lorsque je résiste à ces rêveries, il reste un bruit discret, presque silencieux mais toujours présent. Bien sûr, le temps a fait son oeuvre, la douleur n’est plus ce qu’elle était pendant les longs mois qui ont suivi sa disparition. J’ai réappris à vivre sans lui. J’ai fait d’autres rencontres, j’ai aimé et été aimé d’autres garçons. J’ai même la chance d’avoir à mes côtés depuis dix ans un ami qui a toujours été présent dans les bons et mauvais moments. Je ne suis pas malheureux. J’ai, simplement, toujours au fond de moi la nostalgie de cette relation si particulière et le regret de cette vie partagée avec lui que nous avions imaginée mais qui ne s’est pas réalisée. Je sais que jusqu’à la fin de ma vie je garderai le souvenir de son existence, le sentiment de manque, et l’impression d’être définitivement incomplet.

Incomplet ? Oui, incomplet. C’est le mot que je cherchais pour exprimer ce que je ressens inconsciemment depuis sa mort. Incomplet, comme ces deux êtres séparés dans la chanson “Origin of Love” dans Hedwig and the Angry Inch (ce qui explique pourquoi cette chanson m’a interpellé dès la première fois où je l’ai entendue).

Last time I saw you
We had just split in two
You were looking at me
I was looking at you
You had a way so familiar
But I could not recognize
Cause you had blood on your face
I had blood in my eyes
But I could swear by your expression
That the pain down in your soul
Was the same as the one down in mine
That’s the pain
Cuts a straight line
Down through the heart
We called it love.

“We called it love”.

On dit souvent qu’on se souvient toujours de son premier amour. C’est vrai.

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Les blessures

29 avril 2009 2 commentaires

Certaines blessures ne guérissent jamais. La douleur s’estompe, mais la plaie ne se referme jamais complètement. Il suffit d’une simple friction pour que la cicatrice s’ouvre à nouveau, pour que le sang et les larmes coulent à flot.

On redécouvre alors brutalement le choc et l’horreur de la blessure. On replonge dans cette douleur insoutenable qui semble interminable. On oublie les bonnes résolutions et la volonté de tourner la page, de se reconstruire. On voudrait réécrire l’histoire, croire que cela aurait pu se terminer autrement – ne pas se terminer tout court – si on avait agi différemment. On retrouve la colère, la haine, le mépris ressentis naguère, mais aussi la peine indescriptible. On comprend mieux cette mélancolie qui n’est jamais vraiment partie, cette petite musique qui résonne dans les moments de solitude, avec ses notes graves et son rythme désespérément lent. On met un visage sur ce froid qui s’installe en soi quand on entend cette chanson, quand on revoit ce film, quand on repasse à cet endroit.

On se demande, aussi, laquelle de ces blessures a été la plus douloureuse, laquelle reste la plus vive aujourd’hui. Si elles peuvent cicatriser définitivement, comme l’ont promis les amis. Si un départ et une rupture sont comparables. Si ce visage déclenchera à jamais un pincement au coeur. Si cette ville sera toujours associée à ces souvenirs. Si, avec le temps, blesser peut faire autant de mal que d’être blessé.

On essaye tout de même de repenser aux circonstances des accidents de parcours, aux fautes commises et aux leçons retenues. On se promet de ne plus reproduire les mêmes erreurs, d’éviter les excès de vitesse et les priorités grillées. On espère toujours que des moments aussi exaltants nous attendent encore. On guette des signes et des regards. On rêve de Bretagne ou d’ailleurs. On veut croire que cela en vaut la peine.

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Les éphémères

18 décembre 2008 5 commentaires

Les éphémères passent dans notre vie, nous apportent un peu de bonheur et finissent par s’en aller.

Je ne sais plus où j’ai lu cette phrase mais elle m’avait marqué car elle résume très bien ce que je ressens parfois. Je l’avais notée dans un coin, avec l’idée de la développer un jour dans un billet.

Les éphémères, ce sont celles et ceux que j’ai connus et qui ne sont plus dans ma vie, pour de bonnes ou de mauvaises raisons.

Les éphémères, ce sont ces anciens collègues que la paresse, souvent partagée, puis la gêne m’ont empêché de revoir. Malgré les coordonnées personnelles laissées par celui qui quitte une mission ou une société, malgré les rencontres autour d’un verre ou d’un bon repas, le fossé se creuse : les dernières nouvelles et rumeurs finissent par ne plus intéresser l’ancien qui ne connaît pas tous ces nouveaux, arrivés après son départ, dont je pourrais parler. Le temps triomphe peu à peu de ma volonté, et après plusieurs mois sans contact il devient gênant de se rappeler au souvenir de l’autre.

Les éphémères, ce sont ces amis d’enfance que les années et les kilomètres m’ont fait perdre de vue. Voisins ou camarades, nous avons partagé nos jeux, nous avons échangé nos billes et nos vignettes Panini. Puis nous avons grandi, nos choix et nos parcours ont été différents, nous sommes devenus différents. Ceux qui nous qualifiaient d’inséparables devaient savoir que cela ne durerait pas mais ils avaient raison de nous le laisser croire. Il y a une ironie un peu cruelle dans l’idée qu’on devient vraiment adulte quand on se sépare de ceux qui nous ont aidé à grandir.

Les éphémères, c’est aussi cette amie qui a accompagné mon adolescence. C’est une amitié née malgré les sentiments ou grâce aux sentiments partagés pour le même garçon, et enterrée avec lui. Ce garçon nous a réunis plus de trois ans, trois années peuplées de mensonges, de crises de jalousie et de larmes mais aussi de tendresse et de fous rires. Quand le trait d’union a disparu, la tragédie et les malentendus nous ont séparés, plein de rancoeur et en n’affichant qu’un seul regret : celui d’avoir perdu celui qui nous liait.

Les éphémères, ce sont ces relations commencées avec la certitude qu’elles dureront “le plus longtemps possible” et qui ont pris fin avec la promesse, vite rompue, de rester amis et d’être toujours là l’un pour l’autre. Croit-on vraiment à ces grandes déclarations quand on les fait ? Peut-être … jusqu’à ce que le coeur change de cible et qu’on se rende compte qu’après l’amour, il ne reste souvent rien d’autre que de l’indifférence, rarement de l’amitié.

Les éphémères passent dans notre vie, nous apportent un peu de bonheur et finissent par s’en aller. Ils nous laissent avec le regret de ce qui aurait pu être et ne sera jamais, à la fois souvenirs enivrants d’un passé révolu et promesses non tenues d’un avenir rêvé.

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Les absents

9 août 2008 3 commentaires

Les absents me manquent. Parfois. Souvent.

Je pense à eux. Parfois. Souvent.

Le matin, sous la douche, quand l’esprit hésite encore entre sommeil et éveil. Dans le RER qui m’amène au bureau, lorsqu’il s’arrête dans cette station où nous nous retrouvions parfois. Sur le parvis venteux de La Défense, point de rendez-vous pour ces traditionnels mais désormais oubliés déjeuners. Au bureau, perdu dans mes pensées au moment où mes collègues rient d’une blague quelconque pendant la pause café. Le soir, en rentrant dans cet appartement que je voudrais quitter pour tourner la page.

Je pense à eux. Parfois. Souvent.

En relisant un roman dont nous avions tant parlé, les passages qui nous avaient plu, les personnages qui nous avaient marqués et qui parfois nous ressemblaient. En revoyant un film devant lequel nous avions ri ou pleuré, les scènes mémorables et les répliques que nous connaissions par coeur. En écoutant ces chansons que j’associerai éternellement à eux, les mélodies fredonnées ensemble et ces paroles échangées dans nos lettres et nos e-mails. En retrouvant ces cadeaux reçus, ces objets achetés ensemble, ces petits bouts d’histoire à deux.

Je pense à eux. Parfois. Souvent.

Au crépuscule, au moment de se réfugier sous la couette pour fuir et rejoindre ce monde où les absents renaissent pour nous retrouver. La nuit, quand je peux leur dire ce que je n’ai pas eu le temps de leur dire et partager à nouveau quelques instants avec eux. Au réveil, quand je réalise brutalement, douloureusement, que les absents ne m’accompagneront pas hors de mes rêves.

Je pense à eux. Parfois. Souvent.

Quand les amis communs se souviennent. Quand le calendrier s’arrête sur ces dates anniversaires. Quand quelqu’un, ignorant ce qui s’est passé, demande innocemment des nouvelles. Quand, le jour venu, les projets faits ensemble ne se réalisent pas. Quand un simple accident donne envie de composer ce numéro auquel on ne répondra pas.

Je pense à eux. Parfois. Souvent. Malgré les mois ou les années, ils sont toujours présents dans mes souvenirs, dans mes rêves, dans ma vie. Les absents me manquent. La douleur s’apaise parfois mais le manque, lui, sera toujours présent.

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Une minute de silence

1 janvier 2008 Laisser un commentaire

Pour Grégory

(07/05/1978 – 01/01/1997)

Un soir, tu trouveras des brouillons dans leur cachette
Pour voir, tu sortiras les disques de leur pochette
Notre histoire, tu la verras défiler dans ta tête

Alors chut, pose doucement un doigt devant ta bouche
Et lutte, efface de ta mémoire ces mots qui nous touchent
Brûle, ces images qui nous plongent dans la solitude

Ecoute, ce qu’il reste de nous
Immobile et debout
Une minute de silence

Ce qu’il reste, c’est tout
De ces deux cœurs immenses
Et de cet amour fou
Et fais quand tu y penses
En souvenir de nous
Une minute de silence

Ecoute passer mes nuits blanches
Dans tes volutes de fumée bleue
Cette minute de silence
Est pour nous deux

Ecoute, ce qu’il reste de nous
Immobile et debout
Une minute de silence

Ce qu’il reste, c’est tout
De ces deux cœurs immenses
Et de cet amour fou
Et fais quand tu y penses
En souvenir de nous
Une minute de silence

Une minute de silence

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Dear friends

11 décembre 2007 Laisser un commentaire

Un texte très touchant sur l’amitié à lire ici.

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There’s a fine, fine line

14 novembre 2007 1 commentaire

There’s a fine, fine line between a lover and a friend

There’s a fine, fine line between reality and pretend

And you never know ’til you reach the top if it was worth the uphill climb.

There’s a fine, fine line between love
And a waste of time.

There’s a fine, fine line between a fairy tale and a lie

And there’s a fine, fine line between “You’re wonderful” and “Goodbye.”

I guess if someone doesn’t love you back it isn’t such a crime,

But there’s a fine, fine line between love
And a waste of your time.

[...]

There’s a fine, fine line between together and not

And there’s a fine, fine line between what you wanted and what you got.

You gotta go after the things you want while you’re still in your prime …

There’s a fine, fine line between love
And a waste of time.

(There’s a fine, fine line, Avenue Q)

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Etre utile

24 octobre 2007 2 commentaires

Pourquoi ai-je ce besoin de me sentir utile et d’aider les autres, même si cela se fait au détriment de mon bien-être ?

Etre comme eux un jour, n’avoir rien à donner …

(Natalie Wood, de Jil Caplan)

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Friends will be friends

29 septembre 2007 Laisser un commentaire

It’s not easy love but you’ve got friends you can trust
Friends will be friends
When you’re in need of love they give you care and attention
Friends will be friends
When you’re through with life and all hope is lost
Hold out your hands cos friends will be friends right till the end

(Queen, Live et Wembley ‘86)

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