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Archive for the ‘Ego Trip’ Category

Fantasme(s)

3 novembre 2009 2 commentaires

Voir son fantasme s’approcher, en être si proche, le toucher presque du bout des doigts, hésiter l’espace de quelques secondes, et le voir s’éloigner. C’est ce qui vient de m’arriver. C’est à la fois enivrant et douloureux.

C’est enivrant d’être emporté ainsi par le désir.

Comme une folle tempête enfantée par les brises légères accumulées au fil du temps. Comme la faim et la soif réunies face à un plateau trop appétissant. Comme un aimant attiré qui ne peut résister au métal. Comme un feu qui ne veut pas s’éteindre. Comme un alcoolique repenti face à un verre de whisky. Comme un homme seul emporté par la foule. Comme un somnambule qui ne peut empêcher ses mouvements nocturnes. Comme un vampire attiré par le sang de sa victime, un loup-garou luttant contre sa rage intérieure. Comme une voie à sens unique où tout demi-tour semble impossible. Comme une marionnette manipulée par des fils invisibles.

Comme un rêve qui devient réalité, un fantasme qui prend forme humaine, une silhouette floue qui trouve un visage. Comme une envie irrésistible, une pulsion incontrôlable, une tentation inavouable. Comme un frisson en pleine fièvre.

C’est douloureux quand le désir devient soudain impossible à assouvir.

Comme une porte qui se referme violemment. Comme une averse au milieu d’une journée ensoleillée. Comme un ordinateur qui plante en plein milieu d’une sauvegarde. Comme un train qui déraille à pleine vitesse. Comme un tourne-disque dont le bras dérape et raye le vinyle. Comme un pilote qui perd le contrôle de son véhicule en plein virage. Comme un téléphone qui sonne au moment où on allait sombrer dans le sommeil. Comme un cliffhanger jamais résolu. Comme un coup de revolver en pleine nuit. Comme un mur de briques érigé en quelques secondes.

Comme un rêve interrompu au moment crucial que l’on est condamné à revivre chaque nuit à l’identique. Comme une silhouette qui se détourne et s’éloigne. Comme une occasion impossible à oublier.

Comme un fantasme inassouvi.

Comme ce garçon au corps angélique, au visage démoniaque et au regard troublant.

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Un garçon presque parfait

10 septembre 2009 6 commentaires
Un dîner presque parfait

Un dîner presque parfait

M6 diffusait lundi soir la première étape de son Tour de France culinaire qui voit s’affronter les meilleurs candidats de l’émission “Un dîner presque parfait”. Cette semaine, c’est la région “Grand-Est” qui était à l’honneur.

Parmi les participants, l’un d’entre eux a tout de suite attiré mon attention : Grégory. Je l’avais déjà vu et apprécié lors de sa première participation à l’émission et je l’ai retrouvé avec plaisir pour cette sélection régionale. Grégory a une “particularité physique que l’on remarque tout de suite” comme il le dit lui-même dans cet entretien dans Le Progrès. Il a en effet un handicap au bras gauche, ce qui ne l’a pas empêché de passer une à une toutes les épreuves de l’émission et de remporter le droit de représenter sa région lors de la finale nationale.

Ce garçon m’a touché. J’ai moi aussi un handicap “que l’on remarque tout de suite” au bras droit et je me suis un peu retrouvé dans ce jeune homme. Notamment quand il a expliqué pendant l’émission de lundi que son handicap était une motivation supplémentaire parce que cela le poussait à travailler dur pour faire aussi bien que les autres et essayer de faire mieux. Je connais cette impression de devoir se dépasser pour faire ses preuves ; je la vis depuis presque trente ans, d’abord sous l’impulsion de mes parents puis par ma propre volonté.

J’ai surtout beaucoup de respect et d’admiration pour lui, pour sa façon d’assumer son handicap devant les caméras et, sans doute, dans la vie de tous les jours. J’aimerais avoir son aisance et sa capacité à accepter le regard des autres. Même si j’ai le sentiment d’avoir réussi ma vie et d’avoir fait mes preuves, j’ai toujours au fond de moi un certain complexe d’infériorité lié à de mon handicap, une réserve vis-à-vis des autres, une distance que je mets inconsciemment. Et si jamais il m’arrive de l’oublier l’espace de quelques instants, il suffit d’un regard, bienveillant ou malveillant, dans la rue ou dans les transports en commun, pour me rappeler ma “différence”. Oh, je ne me plains pas, ce n’est pas dramatique et j’ai appris à vivre avec. Lundi soir, j’ai juste envié Grégory d’avoir ce courage que je n’ai pas.

La victoire de Grégory lundi soir m’a fait plaisir. Qu’importe si elle a été téléguidée par la production qui voulait en profiter pour diffuser un message positif sur le handicap. L’important pour moi, c’était de voir ce garçon triompher d’une épreuve supplémentaire avec le sourire, et y voir un espoir pour d’autres.

Grégory

Grégory

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D’un Terrien en Détresse à un Blogueur Amnésique

27 juillet 2009 4 commentaires

Je t’avais perdu de vue, sans doute parce que tu voulais disparaître. Je t’ai retrouvé, sans doute parce que tu as commencé à semer des cailloux pour être retrouvé. J’ai lu les billets de ton nouveau blog, un à un. Je sors de cette lecture le coeur lourd, abattu par ce que tu y as écrit, marqué par certaines phrases que j’y ai lues. J’ai lu et j’ai eu envie de réagir. Pas pour t’aider, je n’ai pas la prétention de pouvoir réussir là où tes amis ont échoué. Je t’écris sans vraiment savoir pourquoi. Juste pour partager une peine que je comprends, ou que je crois comprendre. Même si mes symptômes sont différents des tiens.

Je suis le contraire d’un amnésique. Je suis celui qui se souvient. Celui qui n’a oublié aucune émotion, aucun battement de coeur. Celui qui n’a oublié aucun garçon. Ni le Premier, dont je porte encore le deuil. Ni le Lycéen, enseveli deux fois sous une montagne de regrets. Ni le Montpelliérain, qui m’a redonné le sourire et le plaisir d’aimer le temps d’une parenthèse, d’une transition. Ni le Gamin, qui a tant abusé de mes sentiments sans être sur la même longueur d’onde. Ni l’Eternel, tour à tour amant et ami mais que je ne saurai jamais aimer comme il le faudrait. Ni le Comédien, qui a souffert deux fois de ma lâcheté et pour lequel je n’aurai jamais assez de mots pour m’excuser. Ni le Breton, qui sentait bon les crêpes au citron mais que j’ai contraint à la Distance. Ni Lui, dont la simple évocation suffit à faire trembler mes mains, mon corps entier, mon coeur.

Je suis le contraire d’un amnésique. Je suis celui qui se souvient. Celui qui se souvient de tout. Des débuts, des milieux, des fins. Des avants, des pendants, des après. Des bons et des mauvais moments. Des joies et des peines. Des disputes et des réconciliations. Des rires et des larmes. Des sourires et des regards lourds. Des réveillons de Noël et des soirs de septembre. Des choux et des coeurs. Des promesses et des déceptions. Des colères et des excuses. Du vertige en haut d’une tour, des averses au bord d’un étang. Des départs à deux et des retours à un plus un. Des semaines d’attente et des retrouvailles. Des erreurs et des leçons. Des lettres et des réponses. Des ruptures qui n’en sont pas et des ruptures qui durent. Des colis, des bracelets perdus, des anneaux, des doigts à nouveau dénudés. Des clefs et du trousseau vide. Des messages et des silences. Du silence et du manque.

Je suis le contraire d’un amnésique. Je suis celui qui se souvient et voudrait oublier. Nous pourrions échanger nos Super-Pouvoirs. Tu m’apprendrais à oublier, je t’apprendrais à te souvenir. Dis-moi que tu veux bien …

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Le deuil

18 juillet 2009 5 commentaires

Paris, 17 juillet 2009.

Il a suffi d’une soirée en l’honneur de l’anniversaire d’une amie de mon colocataire pour raviver le souvenir d’autres soirées similaires, celui des anniversaires du garçon qui a accompagné mon enfance et mon adolescence. Grégory. Mon premier ami. Mon premier petit ami. Celui dont j’ai l’habitude de dire qu’il m’a aidé à grandir, à m’accepter, à m’assumer, à être mieux dans ma peau, et donc à être celui que je suis aujourd’hui. Nous formions un petit groupe d’amis dont il était le trait d’union. Pour les cadeaux d’anniversaires ou de Noël, nous avions des habitudes qui me sont revenues en mémoire en découvrant les “rituels” pratiqués ou évoqués par le groupe ce soir. Rien de bien original, mais suffisamment marquant pour me replonger plusieurs années en arrière.

Cela fait plus de douze ans qu’il nous a brutalement quitté. Chaque année, le 7 mai, je me dis qu’il aurait eu vingt, vingt-cinq, trente ans, alors qu’en réalité il aura éternellement dix-huit ans. Les années ont produit leur effet sur moi mais je garde de lui le souvenir de ce jeune homme charmant tout juste sorti de l’adolescence ; c’est la dernière image qu’il me reste de lui. Cette idée un peu irrationnelle que le temps n’a plus de prise sur lui me trouble. Au fil des années, il m’est souvent arrivé de me demander comment il aurait réagi face à un événement de ma vie ou de l’actualité. Savoir qu’il n’a pas connu tout cela et que tout s’est arrêté pour lui m’angoisse, peut-être parce que cela me ramène à ma peur de ma propre mort.

Il m’arrive parfois d’imaginer ce que seraient aujourd’hui nos vies s’il était encore parmi nous. Serions-nous toujours aussi proches ? Sans doute. Que serait-il devenu ? Aurait-il réalisé ses ambitions, ses rêves ? Quel aurait été mon parcours avec lui à mes côtés ? Aurais-je fait les mêmes rencontres, aurais-je commis les mêmes erreurs ? Que penserait-il de mes amis ? Aurions-nous réussi à choisir entre amour et amitié ?

Lorsque je résiste à ces rêveries, il reste un bruit discret, presque silencieux mais toujours présent. Bien sûr, le temps a fait son oeuvre, la douleur n’est plus ce qu’elle était pendant les longs mois qui ont suivi sa disparition. J’ai réappris à vivre sans lui. J’ai fait d’autres rencontres, j’ai aimé et été aimé d’autres garçons. J’ai même la chance d’avoir à mes côtés depuis dix ans un ami qui a toujours été présent dans les bons et mauvais moments. Je ne suis pas malheureux. J’ai, simplement, toujours au fond de moi la nostalgie de cette relation si particulière et le regret de cette vie partagée avec lui que nous avions imaginée mais qui ne s’est pas réalisée. Je sais que jusqu’à la fin de ma vie je garderai le souvenir de son existence, le sentiment de manque, et l’impression d’être définitivement incomplet.

Incomplet ? Oui, incomplet. C’est le mot que je cherchais pour exprimer ce que je ressens inconsciemment depuis sa mort. Incomplet, comme ces deux êtres séparés dans la chanson “Origin of Love” dans Hedwig and the Angry Inch (ce qui explique pourquoi cette chanson m’a interpellé dès la première fois où je l’ai entendue).

Last time I saw you
We had just split in two
You were looking at me
I was looking at you
You had a way so familiar
But I could not recognize
Cause you had blood on your face
I had blood in my eyes
But I could swear by your expression
That the pain down in your soul
Was the same as the one down in mine
That’s the pain
Cuts a straight line
Down through the heart
We called it love.

“We called it love”.

On dit souvent qu’on se souvient toujours de son premier amour. C’est vrai.

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Les blessures

29 avril 2009 2 commentaires

Certaines blessures ne guérissent jamais. La douleur s’estompe, mais la plaie ne se referme jamais complètement. Il suffit d’une simple friction pour que la cicatrice s’ouvre à nouveau, pour que le sang et les larmes coulent à flot.

On redécouvre alors brutalement le choc et l’horreur de la blessure. On replonge dans cette douleur insoutenable qui semble interminable. On oublie les bonnes résolutions et la volonté de tourner la page, de se reconstruire. On voudrait réécrire l’histoire, croire que cela aurait pu se terminer autrement – ne pas se terminer tout court – si on avait agi différemment. On retrouve la colère, la haine, le mépris ressentis naguère, mais aussi la peine indescriptible. On comprend mieux cette mélancolie qui n’est jamais vraiment partie, cette petite musique qui résonne dans les moments de solitude, avec ses notes graves et son rythme désespérément lent. On met un visage sur ce froid qui s’installe en soi quand on entend cette chanson, quand on revoit ce film, quand on repasse à cet endroit.

On se demande, aussi, laquelle de ces blessures a été la plus douloureuse, laquelle reste la plus vive aujourd’hui. Si elles peuvent cicatriser définitivement, comme l’ont promis les amis. Si un départ et une rupture sont comparables. Si ce visage déclenchera à jamais un pincement au coeur. Si cette ville sera toujours associée à ces souvenirs. Si, avec le temps, blesser peut faire autant de mal que d’être blessé.

On essaye tout de même de repenser aux circonstances des accidents de parcours, aux fautes commises et aux leçons retenues. On se promet de ne plus reproduire les mêmes erreurs, d’éviter les excès de vitesse et les priorités grillées. On espère toujours que des moments aussi exaltants nous attendent encore. On guette des signes et des regards. On rêve de Bretagne ou d’ailleurs. On veut croire que cela en vaut la peine.

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Archéologie

25 janvier 2009 Laisser un commentaire

J’ai fait un peu d’archéologie pour publier à nouveau d’anciens billets de ce blog. J’ai commencé par importer l’intégralité des billets que j’avais sauvegardés il y a quelques mois puis j’ai fait un peu de “ménage” pour supprimer des billets liés à une histoire dont je ne souhaite plus parler ici, car elle est trop riche en souvenirs amers et douloureux.

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Les éphémères

18 décembre 2008 5 commentaires

Les éphémères passent dans notre vie, nous apportent un peu de bonheur et finissent par s’en aller.

Je ne sais plus où j’ai lu cette phrase mais elle m’avait marqué car elle résume très bien ce que je ressens parfois. Je l’avais notée dans un coin, avec l’idée de la développer un jour dans un billet.

Les éphémères, ce sont celles et ceux que j’ai connus et qui ne sont plus dans ma vie, pour de bonnes ou de mauvaises raisons.

Les éphémères, ce sont ces anciens collègues que la paresse, souvent partagée, puis la gêne m’ont empêché de revoir. Malgré les coordonnées personnelles laissées par celui qui quitte une mission ou une société, malgré les rencontres autour d’un verre ou d’un bon repas, le fossé se creuse : les dernières nouvelles et rumeurs finissent par ne plus intéresser l’ancien qui ne connaît pas tous ces nouveaux, arrivés après son départ, dont je pourrais parler. Le temps triomphe peu à peu de ma volonté, et après plusieurs mois sans contact il devient gênant de se rappeler au souvenir de l’autre.

Les éphémères, ce sont ces amis d’enfance que les années et les kilomètres m’ont fait perdre de vue. Voisins ou camarades, nous avons partagé nos jeux, nous avons échangé nos billes et nos vignettes Panini. Puis nous avons grandi, nos choix et nos parcours ont été différents, nous sommes devenus différents. Ceux qui nous qualifiaient d’inséparables devaient savoir que cela ne durerait pas mais ils avaient raison de nous le laisser croire. Il y a une ironie un peu cruelle dans l’idée qu’on devient vraiment adulte quand on se sépare de ceux qui nous ont aidé à grandir.

Les éphémères, c’est aussi cette amie qui a accompagné mon adolescence. C’est une amitié née malgré les sentiments ou grâce aux sentiments partagés pour le même garçon, et enterrée avec lui. Ce garçon nous a réunis plus de trois ans, trois années peuplées de mensonges, de crises de jalousie et de larmes mais aussi de tendresse et de fous rires. Quand le trait d’union a disparu, la tragédie et les malentendus nous ont séparés, plein de rancoeur et en n’affichant qu’un seul regret : celui d’avoir perdu celui qui nous liait.

Les éphémères, ce sont ces relations commencées avec la certitude qu’elles dureront “le plus longtemps possible” et qui ont pris fin avec la promesse, vite rompue, de rester amis et d’être toujours là l’un pour l’autre. Croit-on vraiment à ces grandes déclarations quand on les fait ? Peut-être … jusqu’à ce que le coeur change de cible et qu’on se rende compte qu’après l’amour, il ne reste souvent rien d’autre que de l’indifférence, rarement de l’amitié.

Les éphémères passent dans notre vie, nous apportent un peu de bonheur et finissent par s’en aller. Ils nous laissent avec le regret de ce qui aurait pu être et ne sera jamais, à la fois souvenirs enivrants d’un passé révolu et promesses non tenues d’un avenir rêvé.

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Les absents

9 août 2008 3 commentaires

Les absents me manquent. Parfois. Souvent.

Je pense à eux. Parfois. Souvent.

Le matin, sous la douche, quand l’esprit hésite encore entre sommeil et éveil. Dans le RER qui m’amène au bureau, lorsqu’il s’arrête dans cette station où nous nous retrouvions parfois. Sur le parvis venteux de La Défense, point de rendez-vous pour ces traditionnels mais désormais oubliés déjeuners. Au bureau, perdu dans mes pensées au moment où mes collègues rient d’une blague quelconque pendant la pause café. Le soir, en rentrant dans cet appartement que je voudrais quitter pour tourner la page.

Je pense à eux. Parfois. Souvent.

En relisant un roman dont nous avions tant parlé, les passages qui nous avaient plu, les personnages qui nous avaient marqués et qui parfois nous ressemblaient. En revoyant un film devant lequel nous avions ri ou pleuré, les scènes mémorables et les répliques que nous connaissions par coeur. En écoutant ces chansons que j’associerai éternellement à eux, les mélodies fredonnées ensemble et ces paroles échangées dans nos lettres et nos e-mails. En retrouvant ces cadeaux reçus, ces objets achetés ensemble, ces petits bouts d’histoire à deux.

Je pense à eux. Parfois. Souvent.

Au crépuscule, au moment de se réfugier sous la couette pour fuir et rejoindre ce monde où les absents renaissent pour nous retrouver. La nuit, quand je peux leur dire ce que je n’ai pas eu le temps de leur dire et partager à nouveau quelques instants avec eux. Au réveil, quand je réalise brutalement, douloureusement, que les absents ne m’accompagneront pas hors de mes rêves.

Je pense à eux. Parfois. Souvent.

Quand les amis communs se souviennent. Quand le calendrier s’arrête sur ces dates anniversaires. Quand quelqu’un, ignorant ce qui s’est passé, demande innocemment des nouvelles. Quand, le jour venu, les projets faits ensemble ne se réalisent pas. Quand un simple accident donne envie de composer ce numéro auquel on ne répondra pas.

Je pense à eux. Parfois. Souvent. Malgré les mois ou les années, ils sont toujours présents dans mes souvenirs, dans mes rêves, dans ma vie. Les absents me manquent. La douleur s’apaise parfois mais le manque, lui, sera toujours présent.

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Déménagement

9 juillet 2008 1 commentaire

Vous l’avez sous doute constaté, mes interventions sur ce blog se font rares depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois. L’inspiration et l’envie de parler longuement ici m’ont peu à peu quitté. Malgré tout, je vais laisser ces pages ouvertes, jusqu’à ce que l’envie revienne. Car elle reviendra, c’est certain.

En attendant, comme j’ai malgré tout parfois quelques petites choses à raconter, vous pouvez continuer à me suivre ici :

http://zerojanvier.tumblr.com/

Vous n’y trouverez pas de billets personnels comme j’ai pu en poster ici pendant plusieurs mois, mais je posterai plus régulièrement pour partager mes découvertes, mes coups de coeur, mes coups de gueule, et peut-être mes joies et mes peines.

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Gary Gigax (1938-2008)

Gary Gigax nous a quittés mardi.

C’était le créateur du premier jeu de rôles, Dungeons & Dragons, et en quelque sorte le père de tous les rôlistes.

Une belle image en son hommage, sur ce blog :

Gary Gigax RIP
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