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Archive for the ‘Cinéma, TV & DVD’ Category

Mon année 2009 au cinéma

31 décembre 2009 Laisser un commentaire

L’année 2009 vit ses dernières heures et la période est donc propice aux rétrospectives en tous genres. Je ne peux donc pas résister à la tentation de vous proposer un billet rédigé à la va-vite et compilant mes critiques des films que j’ai vus au cinéma cette année. Je garde le meilleur pour la fin et commence donc par les déceptions de 2009 :

Recalé avec note éliminatoire, ou “Je n’ai jamais aimé les endives, même braisées”

Non ma fille, tu n’iras pas danser, car même Christophe Honoré peut complètement rater un film.

Recalés, ou “C’était vraiment nul, plus jamais ça !”

Plein Sud, road-trip ennuyant malgré Théo Frilet et Pierre Perrier.

Donne-moi la main, car j’ai décidément du mal avec les road-trips.

Martian Child (Un enfant pas comme les autres), digne d’un téléfilm de début d’après-midi sur M6.

Reçus sans mention, ou “Pas mal, mais quelque chose m’a manqué ou gêné”

Jusqu’à toi, sympathique comédie illuminée par Mélanie Laurent.

Up (Là-haut), le décevant Pixar de l’année.

Reçus avec mention Assez Bien, ou “Pas mal du tout, un bon souvenir”

Harry Potter and the Half-Blood Prince, pour Severus Snape, Draco Malefoy et le final très réussi.

Dans tes bras, pour Michèle Laroque et le charmant Martin Loizillon.

Astro Boy, une surprise divertissante et réussie.

District 9, pour avoir proposé de la science-fiction sortant des sentiers battus.

9 (Numéro 9), parce que c’est l’année des 9 et pour les sympathiques personnages.

Reçus avec mention Bien, ou “Un très bon souvenir, une des réussites de l’année”

Brüno, un OVNI, atypique, drôle et réussi.

Twilight : New Moon (Tentation), pour Taylor Lautner (Jacob) et les loup-garous.

Star Trek, relaunch très réussi d’une franchise mythique.

Max et les Maximonstres, la surprise poétique de l’année.

Le Concert, pour Mélanie Laurent et les larmes versées pendant le final.

Reçus avec mention Très Bien, ou “L’un des souvenirs inoubliables de l’année”

The Reader, tout simplement splendide, magnifique, déchirant.

The September Issue, pour Anna Wintour et Grace Coddington, deux personnalités fortes

Prix spécial du Jury, ou “Je n’en ai pas parlé ici mais il méritait la mention Très Bien”

Milk, excellente bio-pic d’Harvey Milk par Gus Van Sant

Le podium est donc dominé par The Reader, The September Issue, et Milk. J’avoue être incapable de départager ces trois excellents films qui ont marqué mon année 2009 au cinéma.

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Plein Sud

31 décembre 2009 1 commentaire
Plein sud

Plein sud

Sorti ce mercredi, Plein Sud est le quatrième long-métrage de Sébastien Lifshitz, un réalisateur que je connais principalement pour son premier film Presque rien que j’avais vu à sa sortie en 2000 alors que, jeune pédé de province, je débarquais à Paris plein de craintes et d’espoirs. Neuf ans plus tard, il nous propose Plein sud :

C’est l’été, Sam, 27 ans, file tout droit vers le sud au volant de sa Ford. Avec lui, un frère et une soeur rencontrés au hasard de la route : Mathieu et Léa. Léa est belle, pulpeuse et archiféminine. Elle aime beaucoup les hommes, Mathieu aussi. Partis pour un long voyage, loin des autoroutes, en direction de l’Espagne, ils vont apprendre à se connaître, s’affronter, s’aimer. Mais Sam a un secret, une ancienne blessure qui l’isole chaque jour un peu plus. Séparé de sa mère depuis l’enfance, ce voyage n’a qu’un seul but : la retrouver.

Les personnages sont interprétés avec talent par les comédiens :

- Yannick Renier, que je ne connaissais pas jusqu’à aujurd’hui, incarne Sam, le personnage principal, taciturne et tourmenté

- Léa Seydoux est méconnaissable dans le rôle de la sulfureuse Léa, très loin de celui de Junie dans La Belle Personne de Christophe Honoré

- Théo Frilet est toujours aussi charmant et interprète Mathieu, le frère de Léa ; on notera avec plaisir qu’il incarne à nouveau un personnage homosexuel après celui de Boris dans Nés en 68

- Pierre Perrier, révélé par le troublant Douches froides en 2005, incarne Jérémie, un jeune homme qui tombe sous le charme de Léa et accompagne le trio pour la suite de leur voyage

- Nicole Garcia, moins présente à l’écran, interprète magnifiquement la mère de Sam

A partir de là, nous avons droit à un road-trip qui se veut psychologique mais qui brille surtout par sa monotonie. Si les personnages sont intéressants, ils ne m’ont pas empêché de m’ennuyer pendant toute la durée du film, sans doute parce que les interactions de Sam avec les personnages secondaires n’apportent finalement rien à l’histoire. Certains m’expliqueront sans doute que tel personnage personnifie tel trait de caractère de Sam et peut-être suis-je totalement passé à côté d’un scénario construit avec trop de finesse pour moi. Qu’importe, ce film m’a laissé trop indifférent pour que je fasse l’effort de le revoir une seconde fois dans le but d’y voir ce que j’ai raté la première fois.

Du coup, j’ai un peu honte de ne retenir de ce film que les jolies frimousses de Pierre Perrier et surtout Théo Frilet et la scène sur la plage où les trois personnages masculins se mettent à nu … A moins que Sébastien Lipshitz n’ait réalisé que dans ce but ? ;-)

Max et les Maximonstres

22 décembre 2009 2 commentaires
Max et les Maximonstres

Max et les Maximonstres

Max et les Maximonstres (Where The Wild Things Are en VO) est sorti en France mercredi dernier, le même jour qu’Avatar, le film-événement dont tout le monde parle et que j’irai voir en temps voulu, quand la folie se sera calmée et que les salles se seront un peu vidées. C’est un film atypique, avec une histoire et un style qui n’attirent sans doute pas un public aussi large que le rouleau-compresseur de James Cameron.

Max, un garçon sensible et exubérant qui se sent incompris chez lui, s’évade là où se trouvent les maximonstres. Il atterrit sur une île où il rencontre de mystérieuses et étranges créatures, aux émotions sauvages et aux actions imprévisibles. Les maximonstres attendent désespérément un leader pour les guider, et Max rêve d’un royaume sur lequel régner. Lorsque Max est couronné roi, il promet de créer un monde où chacun trouvera le bonheur. Max découvre vite toutefois que régner sur un royaume n’est pas chose aisée et que ses relations avec les autres sont plus compliquées qu’il ne l’imaginait au départ …

Je suis allé voir ce film sans a priori, uniquement sur la base de ce synopsis, en n’ayant lu aucune critique dans la presse et sans avoir vu la bande-annonce au préalable. Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre et à vrai dire je craignais un peu de m’ennuyer. Ce fut finalement une agréable surprise : je me suis laissé emporter par l’imagination de Max et j’ai suivi avec plaisir ses aventures parmi les sympathiques maximonstres.

Si le récit lui-même n’est pas palpitant en soi, la beauté des images et la poésie tissée tout au long du film lui donnent tout son intérêt. J’ai adoré les scènes de jeux entre Max et ses étranges compagnons, les courses folles dans les dunes ou au fin fond de la forêt, et la construction du fort, splendide et majestueux. C’est une belle retombée en enfance, accompagnée par une bande-son parfaitement adaptée. C’est aussi un très joli film, à la fois joyeux et mélancolique, sur l’enfance et la famille, un conte plein de tendresse, mis en images comme pourrait l’être le rêve d’un enfant.

J’ai sans doute la larme facile, mais je n’ai pas pu m’empêcher d’en verser quelques unes à la fin du film. C’est, souvent, un gage de qualité.

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Astro Boy

13 décembre 2009 3 commentaires
Astro Boy

Astro Boy

Mercredi soir, après une dure journée de travail, j’avais absolument besoin de me détendre. C’était donc l’occasion idéale pour aller voir Astro Boy au cinéma avec mon colocataire, fan inconditionnel du personnage créé par Osamu Tezuka dans les années 50 et popularisé en France dans les années 80 par la série animée Astro le petit robot.

Ce long-métrage réinvente les origines de ce super-héros pas comme les autres même si on y retrouve des éléments importants des autres versions. Lorsque Toby, le fils du brillant Dr. Tenma, meurt suite à une expérience scientifique qui a mal tourné, son père décide de créer un robot, un enfant-robot, semblable à son fils disparu.

Dans ce film, le nouveau “Toby” ignore tout d’abord qu’il est un robot et cette découverte, ainsi que le rejet de son père qui ne retrouve pas totalement son fils, vont l’amener à quitter Métro City. C’est ainsi que débute la quête d’Astro (le nom qu’il s’est donné) vers son identité et son intégration dans la société, celle des humains et celle des robots. C’est bien sûr un film destiné avant tout aux enfants et où les messages ne brillent pas par leur subtilité, mais c’est malgré tout un joli film distrayant qui m’a agréablement surpris.

J’ai véritablement passé un bon moment devant ce film esthétiquement très réussi et qui sait mêler action, humour et émotion avec une galerie de personnages sympathiques (je retiens en particulier les trois robots révolutionnaires, hilarants, et évidemment Astro, mignon comme tout). Que demander de plus ?

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Twilight, chapitre 2 : New Moon (Tentation)

29 novembre 2009 10 commentaires
New Moon

New Moon

La saga Twilight continue sur grand écran avec ce deuxième chapitre intitulé New Moon (ou Tentation en VF). Ce titre, qui reprend celui du roman dont le film est l’adaptation, est plutôt bien trouvé puisqu’il nous permet de découvrir les ennemis héréditaires des vampires : les loup-garous.

Mais revenons plutôt au début ! Après les péripéties du premier chapitre où elle avait été sauvée du méchant vampire James par le beau Edward et sa famille de vampires végétariens, Bella Swan n’a plus qu’un seul souci : la peur de vieillir aux côtés de son amoureux immortel et éternellement jeune. Rien de grave donc, jusqu’à ce que Bella, toujours aussi maladroite, ne se coupe le doigt avec du papier-cadeau lors de la fête organisée pour son anniversaire par Alice, la soeur à moitié hystérique d’Edward. La fête manque de peu finir en bain de sang et en goûter pour Jasper, le cadet de la famille qui n’est pas encore totalement habitué au régime “végétarien” des Cullen. Le romantique Edward se sent coupable et refuse de mettre à nouveau Bella en danger, il décide donc de la quitter et de disparaître à jamais. Si je prends un ton légèrement ironique pour raconter tout cela, c’est parce que l’histoire de Bella et Edward est sans doute ce qui m’a le moins intéressé dans ce deuxième chapitre de la saga. Edward perd en effet une bonne partie du charme qu’il avait dans le premier épisode, fort justement intitulé Fascination en VF.

A l’inverse, j’ai apprécié l’évolution de la relation de Bella avec Jacob, son pote indien un peu insignifiant dans le premier chapitre (son seul rôle était alors de lui raconter la légende sur les Cold Ones, les vampires) qui devient son meilleur ami et accessoirement son fidèle soupirant dans ce deuxième opus. Comme rien n’est simple, Jacob s’éloigne un temps de Bella après avoir découvert qu’il est en fait un loup-garou. Quand Edward revient enfin dans la vie de sa belle en tendre après des rebondissements trop incongrus pour être racontés ici, le vampire romantique et le loup-garou impulsif s’affrontent désormais pour le coeur de Bella.

Tout n’est pas parfait dans ce film, bien au contraire. J’ai déjà parlé de mon manque d’intérêt pour la romance entre Bella et Edward. L’histoire avec les Volturi (le clan noble qui fait la loi parmi les vampires) à la fin du film m’a semblé très artificielle, totalement décalée par rapport au début du film, et m’a finalement laissé de marbre. Je préfère retenir la description réussie de la dépression de Bella après le départ d’Edward, ses cauchemars, ses larmes, le soutien de Jacob, les rechutes, la tentation de tourner la page avec un autre. C’est peut-être ce qui me plaît dans cette saga, cette façon de traiter des thèmes aussi simples et universels, des thèmes qui nous interpellent forcément, en les enrobant dans une mythologie tirée du fantastique, celle des vampires et des loup-garous.

Je retiens également la transformation physique de Taylor Lautner (l’interprète de Jacob Black) qui passe de l’adolescent un peu banal du premier épisode à un jeune homme plus que charmant dans celui-ci. Il éclipse totalement (attention, il y a ici une allusion au titre du prochain chapitre de la saga) Robert Pattinson qui incarne un Edward plus lisse et fadasse que jamais. Je ne me souviens pas avoir pris autant parti pour l’un des deux prétendants de Bella quand j’avais lu les romans, c’est étrange que le film m’ait autant influencé en faveur de Jacob. Cela changera peut-être lors du troisième chapitre, dont la sortie sur grand écran est prévue pour juillet 2010 …

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12 and Holding

23 novembre 2009 Laisser un commentaire
12 and Holding

12 and Holding

12 and Holding est un film du réalisateur américain Michael Cuesta, sorti en salles en 2006. J’avais découvert ce film par petits bouts en tombant dessus à plusieurs occasions sur Canal +, à l’époque où je passais beaucoup de temps à l’hôtel pour des déplacements professionnels. J’avais été intrigué et j’avais finalement réussi à le voir en entier, pour mon plus grand plaisir. Récemment, j’ai pu me procurer le DVD et je l’ai revu avec autant d’intérêt que la première fois.

Comme dans L.I.E, son premier long-métrage, Michael Cuesta s’intéresse à l’adolescence et à ses difficultés :

12 ans, c’est le passage délicat mais souvent cocasse de l’enfance à l’adolescence, l’âge où on commence à s’affirmer face à des parents désemparés. Dans une banlieue américaine, trois copains de 12 ans – le timide Jacob, la précoce Malee et Leonard l’émotif – quittent brutalement le monde insouciant de l’enfance suite à la mort accidentelle du frère jumeau de Jacob. Ils éprouvent des sentiments jusqu’alors inconnus : la vengeance, le chagrin devant la perte d’un ami et les premiers émois amoureux, sans pouvoir compter sur leurs parents eux-mêmes en difficulté.

C’est un très joli film sur le début de l’adolescence, avec de jeunes adolescents tourmentés et leurs parents qui ne le sont pas moins. C’est finement écrit et réalisé avec soin.

Les jeunes acteurs (Conor Donovan dans le rôle de Jacob et de son frère jumeau Rudy, le drôle et attendrissant Jesse Camacho dans celui de Leonard Fisher, et Zoe Weizenbaum dans celui de Malee Chung) sont excellents , tout comme les aînés (mention spéciale pour Marcia Debonis, parfaite dans son interprétation de la mère de Leonard).

On y parle de deuil, d’amour, de vengeance, de solitude, de différence, de fraternité, d’amour parental. C’est fort, c’est parfois drôle, souvent dur, et toujours juste. C’est à mes yeux l’un de plus beaux films que j’ai eu l’occasion de voir sur l’adolescence.

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Donne-moi la main

22 novembre 2009 1 commentaire
Donne-moi la main

Donne-moi la main

Donne-moi la main est le premier long-métrage de Pascal-Alex Vincent, un jeune cinéaste que j’avais découvert avec deux excellents court-métrages : Les résultats du bac en 2000 et Far-West en 2002. J’attendais donc la sortie de Donne-moi la main avec impatience mais je l’avais finalement raté au cinéma quand il était sorti en février de cette année, à la fois parce que j’étais très occupé à l’époque et parce que les critiques n’étaient pas tendres. Je l’ai finalement acheté en DVD et je l’ai regardé cet après-midi.

Le synopsis est simple et relativement classique :

Antoine et Quentin, frères jumeaux de 18 ans, décident, à l’insu de leur père, de se rendre à pied en Espagne afin d’assister aux funérailles de leur mère qu’ils ont peu connue. La route va mettre à nu leurs différences de manière insoupçonnée.

Autant le dire tout de suite : j’ai été très déçu. Le séquence d’introduction, sous la forme d’un film d’animation, est très réussie esthétiquement mais la suite du film ne suit pas. Je me suis ennuyé quasiment du début à la fin, incapable de suivre le propos du film, de m’intéresser au récit du voyage des deux personnages principaux et des rencontres qu’ils font tout au long du trajet vers l’Espagne. Je n’ai été ébloui ni par le jeu d’acteurs des jumeaux Victor et Alexandre Carril, ni par la réalisation. L’un des points qui m’a le plus dérangé, je pense, est la rareté des dialogues. J’ai toujours eu beaucoup de mal avec les films composés de longs plans muets, et Donne-moi la main en est l’illustration parfaite.

Espérons que les prochains projets de Pascal-Alex Vincent retrouvent la fraîcheur de ses premiers courts-métrages !

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Le Concert

15 novembre 2009 1 commentaire
Le Concert

Le Concert

Le Concert est pour moi l’une des bonnes surprises cinématographiques de cette fin d’année. J’y suis allé grâce à une bande-annonce réussie et un commentaire élogieux sur Twitter ; j’en suis sorti très agréablement surpris. Je m’attendais à un film sympathique et touchant et j’ai été comblé.

L’histoire en quelques lignes :

A l’époque de Brejnev, Andrei Filipov était le plus grand chef d’orchestre d’Union soviétique et dirigeait le célèbre Orchestre du Bolchoï. Mais après avoir refusé de se séparer de ses musiciens juifs, dont son meilleur ami Sacha, il a été licencié en pleine gloire. Trente ans plus tard, il travaille toujours au Bolchoï mais… comme homme de ménage.
Un soir, alors qu’Andrei est resté très tard pour astiquer le bureau du maître des lieux, il tombe sur un fax adressé au directeur : il s’agit d’une invitation du Théâtre du Châtelet conviant l’orchestre du Bolchoï à venir jouer à Paris… Soudain, Andrei a une idée de folie : pourquoi ne pas réunir ses anciens copains musiciens, qui vivent aujourd’hui de petits boulots, et les emmener à Paris, en les faisant passer pour le Bolchoï ? L’occasion tant attendue de prendre enfin leur revanche …

C’est à partir de cette idée de départ que se déroule un film à la fois drôle et émouvant. C’est cette dualité de ton qui m’a particulièrement surpris et plu tout au long du film. Pendant deux heures, que je n’ai d’ailleurs pas vu passer, on passe en effet de scènes hilarantes et des moments plus touchants, sans que cela paraisse artificiel.

Le film est très bien construit, magnifiquement écrit, et interprété par des comédiens talentueux : Aleksei Guskov dans le rôle du Maestro, le chef d’orchestre Andrei Filipov ; Mélanie Laurent dans celui de la jeune soliste Anne-Marie Jacquet ; Dimitry Nazarov en géant au grand coeur, meilleur ami d’Andrei ; Valeri Barinov, “manager” de l’orchestre et nostalgique de l’idéal communiste ; François Berléand, excellent et hilarant en directeur autoritaire du Théâtre du Châtelet ; Miou-Miou en agent et amie d’Anne-Marie Jacquet.

Je ne peux terminer ce billet sans parler du final, absolument magnifique. Le réalisateur Radu Mihaileanu réussit le tour de force de terminer son film par un quart d’ heure de musique classique, seulement accompagnée par quelques paroles par-ci par-là, et à captiver et émouvoir le public. J’ai vu quelques spectateurs essuyer quelques larmes lorsque les lumières se sont rallumées à la fin de la séance ; j’étais de ceux-ci …

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Star Trek (2009)

8 novembre 2009 2 commentaires
Star Trek (2009)

Star Trek (2009)

Sorti en mai 2009 sur nos écrans, Star Trek (sous-titré The Future Begins) est le onzième film de la franchise créée en 1966 par Gene Roddenberry. Réalisé par J.J. Abrams, il revient aux origines de la série et nous fait découvrir les débuts de l’équipage classique de l’U.S.S. Enterprise :

  • James T. Kirk (incarné par le très sexy Chris Pine), jeune officier de Starfleet, courageux, impulsif, un peu rebelle, et futur capitaine de l’Enterprise
  • Spock (Zachary Quinto, que j’ai eu du mal à imaginer autrement qu’en Sylar dans Heroes), né d’un père vulcain et d’une mère humaine, guidé par la logique, mais aussi orgueilleux et parfois arrogant
  • le docteur Leonard McCoy (Karl Urban, surtout connu jusque là pour son rôle d’Eomer dans la trilogie Le Seigneur des Anneaux de Peter Jackson), à la fois passionné, humaniste et ronchon
  • Nyota Uhura (Zoe Saldana), une xenolinguiste aussi brillante que charmante, servant comme officier en communications à bord de l’Enterprise
  • Montgomerry “Scotty” Scott (Simon Pegg) , un ingénieur talentueux et un peu fou, grand maître de la salle des machines de l’Enterprise
  • Hikaru Sulu (John Cho), jeune pilote discret de l’Enterprise
  • Pavel Chekov (le craquant Anton Yelchin), le naïf et très jeune officier dont les talent en mathématiques seront bien utiles à l’équipage

On notera également au générique Leonard Nimoy (interprète original de Spock dans la série), Bruce Greenwood (qui incarne Christopher Pike, le premier capitaine de l’Enterprise), Sigourney Weaver dans le rôle de la mère humaine de Spock, et Eric Bana dans celui de Nero, le “méchant” du film.

J’avais beaucoup aimé ce film lors de sa sortie au cinéma et je l’ai revu en DVD avec beaucoup de plaisir cet après-midi. C’est d’abord un film de science-fiction très réussi ; je retiens notamment la scène où on découvre pour la première fois l’U.S.S. Enterprise, le vaisseau lui-même étant sublime. Le scénario lui-même n’est guère original (une histoire classique de voyage dans le temps avec un méchant romulien rebelle qui veut se venger de Spock) mais on y trouve tout ce que j’aime dans un film de SF : de l’action (spectaculaire), de la technologie avancée (l’Enterprise bien sûr, le vaisseau romulien, la navette de Spock, mais aussi la moto volante du policier au début du film), de l’humour (les blagues sur l’accent russe de Pavel Chekov m’ont particulièrement fait rire), de l’émotion (qui dire de la fin de la scène d’ouverture ?).

Je ne sais pas ce qu’en pensent les trekkies les plus fidèles mais je trouve que c’est aussi une très bonne relance de la franchise Star Trek, un retour aux sources très réussi. C’est un vrai plaisir d’assister à la rencontre entre Kirk, Spock, McCoy et tous les autres membres de l’équipage de l’Enterprise et de les voir prendre progressivement leurs rôles à bord du vaisseau. En bref, une préquelle qui donne envie de (re)plonger dans la série homonyme.

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Sondage sur QAF US

1 novembre 2009 Laisser un commentaire

J’essaye la fonctionnalité de sondage proposée par WordPress avec un premier (et dernier ?) sondage sur la série Queer As Folk (version américaine).

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