Red Robin (3) : The Hit List
The Hit List est le titre du troisième album de la série Red Robin, dont il compile les numéros 13 à 17 parus entre fin 2010 et début 2011. Il fait suite à The Grail et Collision, les deux premiers albums j’ai déjà dit beaucoup de bien ici. J’ai un attachement particulier à cette série qui donne la place d’honneur à Tim Drake, mon (ex-)Robin favori et l’un de mes personnages préférés (si ce n’est mon préféré) de la franchise Batman.
Après ses voyages à la recherche de Bruce Wayne, Tim Drake est de retour à Gotham où il doit retrouver sa place, autant dans sa vie personnelle que dans sa vie d’héros en costume. Son identité secrète est menacée par la journaliste Vicky Vale, ses (fausses) fiançailles avec Tamara Fox sont annoncées dans les médias, et ses relations avec ses proches sont compliquées par sa longue absence. Avec tout cela, il doit déterminer où il va désormais vivre, ce qu’il va faire, comment le faire, et avec qui le faire. La fameuse hit list du titre est en fait un plan imaginé par Tim pour se débarrasser des criminels les plus dangereux de Gotham et répond à sa dernière question : contre qui le faire ?
Parmi ses cibles se trouve Lynx, une jeune femme qui dirige un gang de Gotham et avec laquelle Red Robin va entamer une relation ambigüe. Le parallèle avec la relation entre Batman et Catwoman est évident et cité explicitement par les personnages. C’est un clin d’oeil que j’ai trouvé très réussi, et qui place clairement Tim comme l’héritier de Bruce.
Cette “filiation” ne fait pas que des heureux : la relation tendue entre Tim Drake/Wayne et Damian Wayne est toujours bien présente dans cet album ; elle est toujours aussi intéressante à suivre et les piques qu’ils se sont lancent sont hilarantes. Cette rivalité fait partie des choses qui m’ont vraiment bien plu dans cet album.
J’ai bien aimé également l’équilibre entre les scènes sous le costume de Red Robin et celles en “civil”. J’ai toujours aimé les comics qui jouent beaucoup sur les identités secrètes et nous montrent autant la vie personnelle des personnages que leurs aventures costumées. Sur cet aspect, cet album est parfait car on suit à la fois les aventures de Red Robin et les difficultés de Tim dans sa vie de tous les jours.
On apprend également que Tim a pour projet d’étendre la lutte contre les criminels au-delà des murs de Gotham. Ainsi, il serait à l’initiative de Batman Incorparated, le grand projet lancé par Bruce Wayne après son retour. Les retrouvailles entre Tim et Bruce sont d’ailleurs décrites dans l’album et c’est un vrai moment d’émotion. Avec mon coeur d’artichaut, j’ai vraiment été touché quand Batman et Red Robin enlèvent leurs masques et que Bruce prend Tim dans ses bras, en pleine page. Sans oublier la planche finale où ils patrouillent ensemble en Batman et Red Robin entre les immeubles de Gotham, et où ils semblent former un nouveau duo qui pourrait coexister avec Dick Grayson (l’autre Batman) et Damian Wayne (Robin). Une perspective alléchante …
True Blood (saison 3)
La première saison de True Blood était une bonne introduction à l’univers très particulier de cette série, malgré des épisodes pas toujours palpitants. J’avais gardé un bon souvenir de la deuxième saison, même si l’intrigue principale autour de Maryanne qui ne m’avait pas toujours passionné. Ces dernières semaines, j’ai donc plongé avec enthousiasme dans la troisième saison.
On retrouve dans cette saison tout ce qui fait le charme de la série. Tout d’abord, l’ambiance envoutante de ce décor original où se rencontrent les américains moyens de la Louisiane profonde et les créatures surnaturelles qui errent dans l’ombre de l’univers de True Blood. Ensuite, la richesse des personnages secondaires (Tara, Eric, Pam, et Tommy notamment dans cette saison, mais aussi Russell, dont je reparlerai plus loin) qui pour moi surpassent largement en intérêt Bill et Soohie, le couple-phare de la série. Enfin, les intrigues toujours classiques mais efficaces qui nous offrent du grand spectacle dans la lignée des grands films fantastiques. Certaines scènes semblent même parodiques quand on les regarde, mais c’est ce qui me plait justement dans cette série, cette façon, derrière un ton dramatique, de ne pas prendre tout cela au sérieux.
Venons-en à Russell Eddington. Pour moi, c’est indéniablement LE personnage de cette troisième saison. Il s’agit du “méchant” de la saison, comme l’était Maryanne dans la précédente ; la comparaison s’arrête là : Maryanne me laissait indifférent, alors que Russell est l’un des méchants les plus réussis que j’ai eu l’occasion de voir à la télévision. Son histoire, son style, sa relation avec Talbot (son “jeune” amant qu’il a vampirisé il y a plusieurs siècles), tout est magnifique dans ce personnage. Et comment oublier cette scène mythique où il fait irruption en plein journal télévisé pour déclarer la guerre à l’humanité et termine son intervention par un drôlissime “Now time for the weather. Tiffany ?”
Russel Eddington éclabousse toute la saison de sa grandeur et il en fait une très bonne saison. Il y a tout de même d’autres éléments qui m’ont plu : la relation de Sam avec sa famille biologique et notamment son frère Tommy, mais aussi le vampire Franklin, l’un des plus dérangés et inquiétants que j’ai eu l’occasion de voir. Ce qui m’a le moins plu, c’est certainement la fin de saison, qui m’a semblé un peu en-deça du reste. J’ai trouvé que le dernier épisode était un peu bâclé pour clôturer l’intrigue de la saison et en ouvrir d’autres. Et évidemment, je trouve Sookie toujours aussi transparente et inutile, et ce ne sont pas les révélations faites sur elle pendant cette saison qui vont y changer quelque chose.
J’ai lu que le début de quatrième saison allait permettre de relancer la série en rebattant un peu les cartes : c’est une bonne nouvelle, et j’attends de voir ça avec impatience !
Batman & Robin (3) : Batman & Robin must die !
Le nouveau dynamic duo formé par Dick Grayson et Damian Wayne poursuit ses aventures dans ce troisième album intitulé Batman & Robin must die !. Il compile les numéros 13 à 16 de la série Batman & Robin ainsi que le premier numéro de Batman : The Return.
Le récit reprend là où il s’était arrêté à la fin de l’album précédent : Oberon Sexton a révélé à Batman sa véritable identité. Il s’agit en fait du Joker qui complote contre leur ennemi commun : le Docteur Hurt qui est à la tête de Black Glove, l’organisation qui s’attaque à Batman depuis plusieurs mois. Pour des raisons qui m’échappent, le nouveau Robin s’en prend violemment au Joker. Je ne sais plus s’il y a un historique lourd entre eux et si c’est le cas j’avoue que cela ne m’a pas marqué. Autant j’avais compris quand Jason Todd avait massacré le Joker à coup de pied de biche pour se venger de sa “mort”, autant cette scène avec Damian (présentée sur la couverture) m’a un peu semblé sortir de nul part.
Outre l’affrontement entre Batman, Robin, le Joker, le Docteur Hurt et ses alliés (on retrouve notamment le docteur Pyg qui était présent dans le premier volume), le fait majeur de cet album est le retour de Bruce Wayne. J’ai bien aimé, non pas son retour lui-même, mais la façon dont cela est traité vis-à-vis de Dick Grayson et de Damian Wayne. Celui-ci se demande si son père va enfin l’approuver s’il va pouvoir continuer à porter le costume de Robin. Les nouveaux développements au sein de la franchise Batman, avec la création de Batman Incorporated financé et publiquement soutenu par Bruce Wayne, donnent très envie de découvrir la suite !
Cet album est globalement est une réussite : l’intrigue elle-même n’est pas mémorable, mais elle rebat les cartes pour la suite de la partie. Et c’est une partie que j’ai très envie de suivre jusqu’au bout !
Harry Potter et les reliques de la mort, partie 2
Harry Potter et les reliques de ma mort, partie 2, le dernier épisode de la saga Harry Potter, est donc enfin arrivé sur nos écrans. Je l’attendais avec un mélange d’impatience et d’appréhension : l’impatience de voir sur grand écran le final spectaculaire de cette histoire, et la double appréhension d’être déçu et de devoir dire au revoir aux personnages qui nous ont accompagnés pendant de longues années.
J’ai découvert Harry Potter en 2000, lors de la sortie du quatrième tome. Je crois que c’est également à cette époque que le grand public français a commencé à se passionner pour les aventures du jeune sorcier. Je me souviens avoir dévoré les trois premiers romans en les trouvant plutôt sympathiques, et d’avoir été emballé par le quatrième et son surprenant dénouement qui allait tout changer. Le ton changeait et cette saga pour enfants et jeunes adolescents allait passer un cap.
Harry Potter et les reliques de la mort, partie 1 était parfaitement à l’image de ce nouveau ton, très sombre, presque désespéré. Les chances de victoire face à Voldemort semblaient bien faibles. La deuxième partie, que j’ai vue ce matin, met en scène l’affrontement final entre Harry Potter et Voldemort ainsi qu’entre leurs alliés respectifs. La chasse aux trésors (aux horcruxe, pardon) continue pour le Harry, Hermione et Ron alors que l’étau se resserre autour des derniers fidèles de l’Ordre du Phoenix.
Après avoir été délaissée dans la première partie, Poudlard reprend sa place de choix dans le récit : c’est en effet entre les murs de l’école de sorcellerie que se déroule la bataille finale. C’est une école bouleversée que nous retrouvons, et sa transformation en champ de bataille, ou de ruines, au fil du film marquera à coup sûr les esprits. De façon générale, retrouver les lieux où Harry a débuté sa vie de sorcier fait partie de ce qui m’a le plus plus dans ce film, tout comme les retrouvailles – même pour trois secondes – avec quelques anciens personnages. Cela fait de ce dernier film un très bel hommage à l’ensemble de la saga, comme un album photo que l’on feuillette avec nostalgie.
Comme ses prédécesseurs, ce film ne manque pas de défauts. Daniel Radcliffe n’est toujours pas un grand acteur. La maladresse de Ron était drôle quand il avait onze ans, elle ne l’est plus à dix-sept ans. Emma Watson manque toujours de naturel. Certains dialogues sont involontairement drôles. Mais le film propose tout de même quelques scènes inoubliables : celle qui m’a le plus marqué est l’éveil des statues de Poudlard par le professeur McGonagall, que j’adorais déjà et que j’adore encore plus, et qui a droit à la réplique la plus drôle du film après avoir lancé ce sort. Je pourrais également citer : le récit des souvenirs de Rogue/Snape, le monologue de Neville lorsque la victoire de Voldemort semble acquise, et même l’épilogue qui m’a laissé une bien meilleure impression que dans le livre.
Dans les dernières minutes du film, j’ai été envahi par une drôle émotion. C’est tout de même une longue page qui tourne à la fin de ce film. Je crois que c’est – pour moi en tout cas – la première fois que nous suivons aussi longtemps les aventures de personnages qui nous sont devenus familiers. J’avais vingt-ans quand j’ai “rencontré” Harry Potter, j’en ai plus de trente au moment de lui dire au revoir. Quel parcours, quelle aventure !
Chroniques de la Guerre de Lodoss
Les Chroniques de la Guerre de Lodoss constituent une série d’animation japonaise dont les treize épisodes ont été produits entre 1990 et 1991 et diffusés en France en 1994. Il s’agit d’une adaptation d’une série de romans d’heroic-fantasy de Ryō Mizuno.
L’univers est clairement inspiré de ceux du jeu de rôles Donjons et Dragons et donc indirectement des Terres du Milieu de J.R.R. Tolkien. On y retrouve tous les stéréotypes des univers médiévaux-fantastiques : des elfes, des nains, des magiciens, des prêtres, des chevaliers, des sorciers, des monstres bestiaux, des dragons, et des guerres épiques ayant pour enjeu la survie du monde. L’action se déroule sur Lodoss, un île arrachée à son continent d’origine à l’issue d’une terrible guerre qui a vu s’affronter les dieux de la Lumière et ceux des Ténèbres il y a plusieurs siècles.
Quand la série commence, les nations libres de Lodoss se trouvent sous la menace du royaume maléfique de Marmo, dirigé par le roi Beld et ses lieutenants : le sorcier Vagnard et le chevalier noir Ashram. Face aux forces des Ténèbres, le roi Fawn du royaume de Valis tente de regrouper autour de lui les autres royaumes de l’île pour combattre leur ennemi commun. C’est dans ce contexte inquiétant que nous faisons la connaissance des six principaux protagonistes de la série :
- Parn (en haut à droite sur l’image) est un jeune guerrier courageux, si ce n’est téméraire, qui a soif d’aventures et qui veut honorer la mémoire de son père, un ancien chevalier mort au combat
- Deedlit (au milieu en haut), dite Deedoo, est une jeune elfe d’environ 160 ans (oui, tout est relatif chez les elfes !) qui manie aussi bien les armes que les esprits de la nature et semble avoir un léger faible pour le jeune Parn
- Slayne (en haut à gauche) est un magicien dont la principale qualité – hormis ses pouvoirs magiques – est sa sagesse
- Ghim (en bas à droite) est un nain bougon mais au grand coeur (et un cliché, un !)
- Eto (au milieu en bas) est un jeune prêtre de Falis et le meilleur ami, calme, volontaire, mais un peu transparent, de Parn
- Woodchuck (en bas à gauche) est un voleur humain qui mêle individualisme et sens de l’humour et se retrouve intégré au groupe d’aventuriers un peu par hasard
Tout comme l’univers, les personnages n’échappent pas aux stéréotypes, chacun représente clairement un archétype auxquels les amateurs d’heroic-fantasy sont habitués. L’histoire est également sans grande surprise, même si certains personnages sortent des sentiers balisés : Ashram en est le meilleur exemple, mais il ne faut pas oublier la sorcière grise Karla, dont les motivations sont particulières. Malgré son manque d’originalité, c’est un récit qui se laisse suivre avec plaisir. Les treize épisodes d’environ vingt-cinq minutes environ s’enchaînent bien même si il y a parfois d’étranges transitions dans le récit. L’intensité monte bien au fil de la série jusqu’à un épisode final très réussi. Les toutes dernières minutes, bien que très classiques, m’ont particulièrement plu.
Techniquement, on sent que la série a vingt ans. Les dessins ne sont pas laids, loin de là, mais l’animation est évidemment bien en-deça de ce que les studios nous proposent désormais. J’ai notamment été choqué par les dragons, “animés” à travers des images fixes que l’on déplace latéralement. Malgré tout, je me dis que ce n’était pas si mal pour une série produite au début des années 90 et que tout cela est largement compensé par la réussite des personnages.
Il m’a fallu longtemps pour découvrir cette série. J’en avais déjà entendu parler mais je n’avais jamais fait l’effort de me pencher sérieusement dessus. J’ai finalement rattrapé ce retard et je suis très content de l’avoir fait. Je peux évidemment regretter de ne pas l’avoir fait avant, mais qu’importe. Une chose est sûre : si j’avais découvert cette série lors de la diffusion en France, je peux que Parn, avec ses cheveux bruns, ses yeux bleus et ses airs de jeune premier, n’aurait pas laissé indifférent l’adolescent que j’étais alors :-)
Batman & Robin (2) : Batman vs. Robin
Batman vs. Robin est le deuxième album de la série Batman & Robin dont il compile les numéros 7 à 12 publiés en 2010. Comme pour le premier volume, celui-ci regroupe deux histoires qui se déroulent chacune sur trois numéros de la série.
Dans la première histoire, intitulée Blackest Night, Dick Grayson se trouve à Londres où il collabore avec Knight et Squire, les équivalents brittaniques de Batman et Robin. Accompagné par la nouvelle Batwoman (dont j’ignorais l’existence, à vrai dire), il tente le pari fou de ressusciter Bruce Wayne en utilisant un puits de Lazare ayant appartenu à Ra’s Al-Ghul, le vieil ennemi immortel de Batman. Dans le même temps, Damian Wayne (Robin) se remet lentement mais sûrement, grâce à l’aide de sa mère, de la terrible blessure dont il a été victime à la fin du volume précédent. Ce n’est pas l’histoire que j’ai préféré, peut-être parce que Knight et Squire sont des personnages qui m’ont toujours laissé indifférents depuis que je les ai découvert dans les derniers albums avec Bruce Wayne.
J’ai clairement préféré la seconde histoire, qui donne son titre à l’album. Damian découvre à ses dépens que les soins prodigués par sa mère après sa blessure n’étaient pas innocents. C’est un peu tiré par les cheveux, mais cela donne à Damian quelques répliques géniales, la dernière confrontation avec sa mère valant son pesant d’or. Dick, de son côté, mène l’enquête sur les ancêtres de Bruce Wayne, maintenant qu’il est convaincu que Tim Drake avait raison en prétendant que Bruce n’est pas mort et qu’il a été “emporté” dans le passé. Et Oberon Sexton continue à suivre de près Batman et Robin avant de révéler son identité sur la dernière page : surprenant, et prometteur !
Après un premier album étrange mais globalement intéressant, celui-ci continue de belle manière la nouvelle série. Ca ne manque pas de défauts (le récit est parfois un peu trop confus, notamment) mais j’adore Damian Wayne et son évolution depuis sa première apparition dans Batman and Son. Rien que pour lui, cela vaut le coup de suivre cette série !
Batman & Robin (1) : Batman Reborn
Batman Reborn est le premier album de la nouvelle série Batman & Robin lancée après la mort de Bruce Wayne dans Final Crisis et mettant en scène le nouveau dynamic duo formé par Dick Grayson (le premier Robin qui avait ensuite pris son indépendance en endossant le costume de Nightwing) dans le costume de Batman et Damian Wayne (le fils de Bruce découvert dans Batman and Son) dans celui de Robin.
Ce premier volume compile les six premiers numéros de la série qui composent deux histoires : dans la première, Batman et Robin affrontent un “cirque de l’étrange” composé de criminels atteints de folie ; dans la seconde, ils affrontent Red Hood (dont Jason Todd, le second Robin, a repris une fois de plus le costume) et Scarlett son nouveau side-kick, avant d’unir leurs forces (si l’on peut dire …) contre Flamingo, un nouveau “méchant”. On note de la part de l’auteur une réelle volonté de renouveller la franchise Batman avec l’introduction de nouveaux méchants propres au nouveua Batman. Le choix du cirque de l’étrange comme premier ennemi dans les premiers numéros de la série n’est pas anodin quand on connait l’histoire de Dick Grayson, le nouveau Batman. Pour ceux qui l’ignorent, Dick était trapeziste dans un cirque avec ses parents jusqu’à ce que ceux-ci soient tués et qu’il soit recueilli par Bruce Wayne. Je ne suis pas forcément très fan des nouveaux ennemis de Batman mais ils ont au moins le mérite d’apporter un peu de nouveauté.
En fait, les deux histoires ne sont pas passionnantes mais permettent d’introduire le nouveau duo de héros et leur relation, très différente de celles auxquelles nous étions habitués avec Bruce Wayne et les Robin successifs. Ici, Damian est un garçon rebelle et impulsif qui n’accepte pas l’autorité de Batman et ne le respecte même pas – du moins au début. C’est ce qui m’a le plus plu dans cet album d’autant que j’aime beaucoup Damian Wayne depuis son arrivée dans Batman and Son. L’opposition entre Dick Grayson – en Batman – et Jason Todd – en Red Hood – est également intéressante à suivre.
Cet album permet de relancer la série Batman après les bouleversements de Final Crisis. Je ne suis pas encore totalement convaincu, je sens que la série peut partir dans des directions complètement différentes, certaines me plaisant plus que d’autres. Je vais très vite attaquer les deux albums suivants Batman vs. Robin et Batman & Robin must die pour savoir si ce sont mes espoirs ou mes craintes qui se réaliseront.
Nick & Norah’s Infinite Playlist (Une nuit à New-York)
Nick & Norah’s Infinite Playlist (Une nuit à New-York en VF) est une comédie romantique américaine. Une fois qu’on a dit cela, on a à la fois tout dit et rien dit sur ce film.
Réalisé par l’américain Peter Sollett, le film est sorti sur nos écrans en 2008. Le scénario de Lorene Scafaria est inspiré d’un roman de Rachel Cohn et David Levithan et ne brille pas forcément par son originalité :
Nick, qui est membre d’un obscur groupe de rock indépendant, vient de vivre une rupture difficile. De son côté, Norah a du mal à donner un sens à sa vie et à sa relation épisodique avec un musicien trop égoïste.
Les deux jeunes gens n’ont rien en commun, sauf leurs goûts musicaux. Leur rencontre fortuite va les entraîner toute une nuit à New-York vers le lieu mystérieux où doit se produire leur groupe préféré. Au cours de cette nuit de surprises et d’aventures, ils vont découvrir qu’ils ont peut-être plus en commun que leur seul amour de la musique …
J’ai beau avoir de goûts parfois étranges, je ne suis habituellement pas “client” de ce genre de films. Que suis-je donc allé faire dans cette galère ? La réponse tient en deux mots, plus précisément en un prénom et un nom : Michael Cera. Un jour, j’ai cherché les films dans lesquels il a joué et je suis tombé sur celui-ci. Je l’ai acheté sur l’iTunes Stores, en VF parce que c’était la seule version disponible. Je l’ai regardé hier soir, profitant d’une soirée en célibataire pour éviter d’infliger cela à mon cher et tendre.
Outre Michael Cera, le reste du casting est sympathique :
- Kat Dennings incarne Norah pour compléter le couple qui donne le titre au film
- Ari Graynor interprète Caroline, la meilleure amie de Norah
- Alexis Dziena joue le rôle de Tris, l’ex-petite amie, un peu peste sur les bords, de Nick
- Aaron Yoo et le très charmant Rafi Gravon incarnent Tom et Dev, les deux amis gays de Nick
Le film se laisse regarder. L’histoire est banale. Sans surprise, Nick tire un trait sur sa relation avec la méchante Tris et entame une nouvelle relation avec la gentille Norah. Tout cela n’a pas grand intérêt. Ce n’est pas mauvais, c’est juste sans grande saveur.
Mais il y a Michael Cera. Je suis fan de ce jeune acteur canadien. Je le trouve charmant, talentueux, et drôle (il suffit de regarder quelques vidéos d’émissions TV que j’ai postées récemment sur Facebook pour s’en rendre compte). C’est un peu incompréhensible, mais je craque totalement pour lui. Il a un don incroyable pour incarner des garçons un peu maladroits, paumés mais touchants. Certains lui reprochent justement d’interpréter presque toujours le même rôle et c’est vrai que la différence est mince entre le personnage de Nick dans ce film et celui de Scott Pilgrim par exemple. Qu’importe, il le fait très bien. S’il fallait ne garder qu’une seule chose de ce film, ce sont ses petits sourires timides. Juste pour ça, je le regarderais encore une fois.
Pour le reste, c’est une amourette divertissante. A déconseiller à ceux qui sont insensibles au charme de Michael Cera, tout de même.
Hey, Nostradamus !
Hey, Nostradamus ! est un roman de l’auteur canadien Douglas Coupland, également connu pour Génération X et Toutes les familles sont psychotiques que je suis bien tenté de lire également.
Publié en 2003, ce roman est centré sur un massacre fictif dans un lycée canadien, similaire à la fusillade du lycée Columbine en avril 1999. Hasard du calendrier, ce roman a été publié la même semaine que la sortie du film Elephant de Gus Van Sant qui s’inspire lui aussi des mêmes faits.
Le livre est composé de quatre parties de taille inégale :
- les cinquante premières pages se déroulent en 1988 et donnent la parole à Cheryl, jeune victime de la fusillade qui nous raconte les dernières heures de sa vie
- la deuxième partie, la plus longue avec plus de cent trente pages s’ouvre en 1999 : onze ans après le massacre qui a coûté la vie de sa petite amie Cheryl et pour lequel il a été injustement mis en cause, Jason tente toujours de faire le deuil
- dans la troisième partie, trois ans plus tard, Heather nous narre sa rencontre avec Jason et la difficulté de partager la vie d’un homme anéanti
- enfin, les vingt dernières pages sont relatées par le père de Jason, Reg, un intégriste religieux abandonné par ses proches
Il n’y a pas de surprise dans ce roman. N’y cherchez ni suspense, ni action, ni grandes histoires romantiques, ni mélodrames familiaux. Vous y trouverez par contre le portrait de personnages parfaitement humains et le tableau de sentiments tout autant humains. Des thèmes universels comme la mort, le deuil, l’amour, la religion et la famille y sont abordés avec beaucoup de justesse par le biais des états d’âme des quatre narrateurs successifs.
Individuellement, les personnages ne sont pas vraiment attachants : Cheryl a tout de la lycéenne ennuyante et trop parfaite pour être sympathique, Jason ferait passer Calimero et Droopy pour des modèles d’enthousiasme et de positivisme, Heather est peut-être la moins déplaisante des quatre (quoique … ) et Reg est tout simplement détestable. Pourtant, j’ai suivi leurs vies et leurs réflexions avec beaucoup d’intérêt. Ca m’a parlé, tout bêtement.
C’est un bon roman, indéniablement. De quoi donner envie de découvrir les autres romans de cet auteur. Quand je les aurai achetés et que j’aurai terminé ceux qui attendent déjà sur la pile qui trône sur mon bureau …
J’ai fendu l’armure
Amis de droite, ne fuyez pas à la vue de cette affiche, je ne vais pas parler politique ! ;-)
“J’ai fendu l’armure”, avait déclaré Lionel Jospin pendant la campagne présidentielle de 1995 pour décrire son évolution pendant la campagne.
C’est une expression que je pourrais aujourd’hui reprendre à mon compte.
Je ne sais pas pourquoi ni comment cela s’est passé, et après tout cela n’a guère d’importance, mais le résultat est là aujourd’hui : je me sens moins stressé, (un peu) moins timide, et globalement plus à l’aise avec toutes ces (petites) choses qui me pourrissaient la vie pour rien.
J’accepte de ne plus tout prévoir à l’avance, de me laisser porter par les événements. Je prends des décisions sur des coups de tête, je réserve un week-end à l’improviste en province quand on me le propose quelques jours plus tôt, je passe la journée avec des personnes que je n’ai pour la plupart jamais rencontrées avant, et je passe de bons moments sans me prendre la tête, comme j’aurais sûrement été incapable de le faire il y a quelques mois.
Je me trouve parfois drôle, et intéressant – plus rarement, il ne faut pas exagérer. Je surveille moins qu’avant les regards que l’on peut me porter. J’y prête moins d’attention, en tout cas. J’accepte, humblement, de voir la part de courage qu’il m’a parfois fallu et que certains me reconnaissent et me poussent à reconnaitre.
Je me fais à l’idée qu’on ne rattrape jamais le temps perdu mais qu’il n’est jamais trop tard.
Je me sens “bien”. C’est déjà agréable de le ressentir intérieurement. Cela l’est encore plus quand on me dit que, un peu comme Bifidus, cela se voit à l’extérieur.












